Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Noirs de France

Couverture du livre Noirs de France

Auteur : Aminata Fall

Date de saisie : 17/01/2007

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Calmann-Lévy, Paris, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

GENCOD : 9782702137611

Sorti le : 17/01/2007

Emmanuelle Cousin - 23/01/2007


  • Les présentations des éditeurs : 17/01/2007

«On a quelquefois l'étrange impression de déranger quand on est noir dans un pays qui se croit tout blanc. Manifestement, le Français de souche n'a pas encore compris que français ne veut pas forcément dire blanc...»

La France a-t-elle réalisé que ses citoyens noirs, encore considérés comme des migrants, ne repartiront pas ? Dans une république universelle qui récuse la notion de race, pourquoi les Noirs ne peuvent-ils pas se dire français sans provoquer un certain scepticisme ? Y a-t-il une communauté noire en France ? Quelle place pour la mémoire de l'esclavage ? Quel crédit apporter à l'opposition que certains tentent de créer entre Noirs et Juifs ? Peut-on croire à l'égalité quand des millions de Français noirs, dont les parents et les grands-parents ont tant donné à la République, sont si peu représentés dans l'espace public et que les discriminations minent toute perspective d'«intégration» ?
Des squats qui brûlent aux banlieues qui flambent, en passant par la naissance d'un communautarisme noir, la France peut-elle réussir là où les États-Unis ont échoué, à savoir échapper à la question noire ?

Née à Dakar en 1976, Rama Yade-Zimet est diplômée de l'Institut d'études politiques. Elle est fonctionnaire et membre de plusieurs clubs oeuvrant pour la diversité de la société française.



  • La revue de presse Pascal Bruckner - Le Nouvel Observateur du 29 mars 2007

Retenez bien ce nom : Rama Yade-Zimet. Cette jeune fonctionnaire, diplômée de Sciences-Po, spécialiste de littérature allemande et par ailleurs d'origine sénégalaise, fera certainement parler d'elle un jour. Sur un sujet propice à tous les égarements, le traitement de la diversité, elle tisse une réflexion originale autant que radicale. Plutôt que de crier une fois de plus au racisme, elle postule plus subtilement un défaut d'identification des Franco-français vis-à-vis de leurs compatriotes noirs qu'ils ont du mal à considérer comme des égaux...
Rama Yade-Zimet chemine ici sur une ligne de crête étroite mais passionnante où elle entrechoque les préjugés des uns contre les stéréotypes des autres...
La France n'échappera pas à la question noire ; avec Rama Yade-Zimet, elle l'affrontera avec lucidité et courage.


  • Les courts extraits de livres : 17/01/2007

PITIÉ POUR LES BONS MAMADOU

Il est paradoxal que le XVIIIe siècle, considéré comme l'apogée des Lumières, soit aussi celui où le mythe de l'infériorité du Noir atteint son paroxysme. Comment expliquer cette contradiction ? D'un côté, les philosophes des Lumières condamnent l'esclavage ; de l'autre, convaincus que l'histoire des hommes s'envisage, dans les marches du progrès, sous l'influence de la science, ils établissent une hiérarchie où les Noirs, assimilés aux bons sauvages, figurent au plus bas niveau. Cette contradiction demeure encore très présente chez certains défenseurs actuels des droits de l'homme et des peuples opprimés. Quelquefois, on les entend dire que les Noirs sont de grands enfants. Ce qu'ils aiment chez eux, c'est qu'ils gardent le sourire malgré tous leurs malheurs. Les éboueurs et balayeurs des années 80, les résidents des foyers Sonacotra, icônes de la lutte en faveur des opprimés, ont ainsi été l'objet de toutes les pitiés tiers-mondistes bien-pensantes. Ce traitement soi-disant antiraciste n'a eu d'autre effet que de maintenir les «bons Mamadou» dans un statut de perpétuelle minorité, tuant en eux toute recherche d'égale dignité. Ces postures ne seraient pas bien graves si elles n'avaient pas eu des effets pratiques navrants.

L'excision ? Chez eux, c'est comme ça

C'est au nom du respect des modes de vie des Africains que certaines pratiques culturelles inadmissibles ont été tolérées sur le sol national, comme l'excision ou la polygamie. Car, croit-on, «chez eux, c'est comme ça». Cette attitude était très en vogue dans les années 80 et 90. Tout se passait comme si l'on admettait l'idée que, en matière de dignité humaine, il y aurait, d'un côté, les «civilisés», pour lesquels l'exigence est poussée au plus haut, et, de l'autre, les Noirs, qui ne mériteraient pas que les droits de l'homme leur soient appliqués, pour cause d'altérité ! Au nom du droit à la différence, on laisse ainsi des personnes subir des situations d'une exceptionnelle gravité, qu'on n'imposerait à nulle autre.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia