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.. L'ours : histoire d'un roi déchu

Couverture du livre L'ours : histoire d'un roi déchu

Auteur : Michel Pastoureau

Date de saisie : 18/01/2007

Genre : Folklore Moeurs et coutumes

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : La librairie du XXIe siècle

Prix : 23.00 €

ISBN : 978-2-02-021542-8

GENCOD : 9782020215428

Sorti le : 18/01/2007

Mélanie Couillaud - 13/04/2007


Agathe L'huillier - 15/03/2007


Charlotte Thomas - 12/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 20/01/2007

Longtemps en Europe le roi des animaux ne fut pas le lion mais l'ours, admiré, vénéré, pensé comme un parent ou un ancêtre de l'homme.
Les cultes dont il a fait l'objet plusieurs dizaines de millénaires avant notre ère ont laissé des traces dans l'imaginaire et les mythologies jusqu'au coeur du Moyen Âge chrétien. De bonne heure l'Église chercha à les éradiquer. Prélats et théologiens étaient effrayés par la force brutale du fauve, par la fascination qu'il exerçait sur les rois et les chasseurs et surtout par une croyance, largement répandue, selon laquelle l'ours mâle était sexuellement attiré par les jeunes femmes.
Il les enlevait et les violait. De ces unions naissaient des êtres mi-hommes mi-ours, tous guerriers invincibles, fondateurs de dynasties ou ancêtres totémiques. Michel Pastoureau retrace les différents aspects de cette lutte de l'Église contre l'ours pendant près d'un millénaire : massacres de grande ampleur, diabolisation systématique, transformation du fauve redoutable en une bête de cirque, promotion du lion sur le trône animal.
Mais l'auteur ne s'arrête pas à la fin du Moyen Âge. Inscrivant l'histoire culturelle de l'ours dans la longue durée, il tente de cerner ce qui, jusqu'à nos jours, a survécu de son ancienne dignité royale. Le livre se termine ainsi par l'étonnante histoire de l'ours en peluche, dernier écho d'une relation passionnelle venue du fond des âges : de même que l'homme du Paléolithique partageait parfois ses peurs et ses cavernes avec l'ours, de même l'enfant du XXIe siècle partage encore ses frayeurs et son lit avec un ourson, son double, son ange gardien, peut-être son premier dieu.

Michel Pastoureau est historien. Directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, il a notamment publié au seuil, dans " la librairie du XXIe siècle ", l'Etoffe du diable. Une histoire des rayures et des tissus rayés (1991) et Une histoire symbolique du Moyen Age occidental (2004)



  • La revue de presse Daniel Conrod - Télérama du 14 mars 2007

Une manière concrète de pratiquer l'histoire des hommes ou de la regarder, non pas à partir d'un centre ou d'une idée, mais à partir des marges, de ses creux et de ses bosses, de la périphérie des choses ou de leur matérialité la plus triviale, par exemple l'histoire des couleurs ou la place des animaux dans la représentation occidentale...
Mais revenons à notre ours, ou plus exactement au récit, incroyablement chroniqué - mieux même que cela -, de la chute d'un animal longtemps légendaire, mieux traité qu'un roi, sinon qu'un dieu...
Au XIIIe siècle, enfin, il troque sa couronne contre une muselière. C'est le récit d'un passage, d'une métamorphose, un récit conduit d'une main sûre et légère.


  • La revue de presse Paul François Paoli - Le Figaro du 8 février 2007

Dis-moi qui te fascine, je te dirai qui tu es. S'il y avait une morale à tirer de l'histoire de l'ours en Occident, ce serait peut-être celle-là. Qui eut cru que ce bon vieil ours, aujourd'hui transformé en animal débonnaire, a été ce monstre sacré vénéré comme un dieu, aux temps où la crainte et l'admiration étaient indissociables ? C'est l'histoire d'une puissance déchue que nous conte Michel Pastoureau, spécialiste des couleurs et auteur, en 2004, d'une Histoire symbolique du Moyen Âge occidental. L'ours brun, affirme Pastoureau, a été divinisé à l'aune de l'effroi qu'il provoquait.


  • La revue de presse Jean-Sébastien Stehli - L'Express du 1er février 2007

Chaque fois que l'on ouvre un livre de Michel Pastoureau, on sait que l'on s'embarque pour un passionnant voyage dont on reviendra un peu sonné, regardant le monde avec des yeux différents. L'auteur d'une histoire des rayures et des tissus rayés (L'Etoffe du diable) et de la couleur bleue s'est lancé dans une extraordinaire histoire de l'ours. Cette Histoire d'un roi déchu narre plus de trente mille ans de rapports entre le plantigrade et nous. Pas seulement dans l'imagerie populaire, l'héraldique ou les contes, mais jusque dans notre vocabulaire.


  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 19 janvier 2007

C'est cette longue histoire qu'a entreprise Michel Pastoureau. Avec ce nouvel essai, formidable d'intelligence et de mesure, le spécialiste des emblèmes, à qui l'on doit, outre une Histoire symbolique du Moyen Age occidental (2004), et un indispensable Bleu. Histoire d'une couleur (2000) travaille le bestiaire en strict historien. Il explore le destin de l'ours depuis sa rencontre avec l'homme aux temps paléolithiques, où le grand fauve, plantigrade à la force surhumaine, est vénéré comme un dieu - le premier peut-être, puisque la plus ancienne statue façonnée par l'homme, il y a près de vingt mille ans, représente un ours - jusqu'à sa lente dégradation, repoussé sur les hauteurs par l'extension des hommes et finalement accueilli dans les musées et les réserves, tant cette créature tenue pour satanique ("ursus est diabolus", selon Augustin d'Hippone) a été rendue vulnérable.


  • Les courts extraits de livres : 18/03/2007

Images peintes et gravées

Pour nos savoirs d'aujourd'hui, l'ours des cavernes (Ursus spelaeus) n'est pas l'ancêtre direct de l'ours brun (Ursus arctos), auquel est consacré le présent livre. Mais ils ont peut-être un ancêtre commun, l'Ursus etruscus, disparu au Pliocène, et ils sont tous deux abondamment présents dans l'environnement de l'homme de Neandertal et dans celui de Cro-Magnon. C'est bien une sépulture d'ours brun qui a été découverte dans la grotte du Regourdou, mais ce sont surtout des images d'ours des cavernes qui se voient dans l'art pariétal et mobilier du Paléolithique supérieur, à partir des années - 35 000. Entre les deux animaux il existe des différences sensibles, notamment la taille : l'ours des cavernes est nettement plus grand (jusqu'à 3,50 mètres pour un mâle en station debout), plus massif et plus lourd (la moyenne se situant autour de 500-600 kilos) que l'ours brun (2,10-2,30 mètres pour 250-300 kilos). Sa dentition est également différente et présente des molaires à large surface masticatrice, laissant deviner un régime plus végétarien que celui de son cousin. Enfin - et cela s'observe très bien dans l'art pariétal - le dessin de la tête n'est pas le même chez les deux animaux : l'ours des cavernes possède une forte bosse frontale et un net décrochement entre le front et le museau, deux traits qui sont moins marqués chez l'ours brun (fig. 3 et 3 bis). Jusque vers - 20 000, ce dernier est moins souvent représenté que le premier, peut-être parce qu'il n'hiberne pas dans les grottes. Au contraire, l'ours des cavernes vient s'y réfugier chaque hiver et y laisse de nombreux vestiges. Mais, pour des raisons que nous ignorons, il disparaît assez tôt, vers - 15000 ou - 12000.
Cela dit, l'ours n'est pas la vedette du bestiaire artistique du Paléolithique, du moins quantitativement. Sur les parois des grottes, le cheval et le bison sont les deux animaux le plus fréquemment dessinés, peints ou gravés. Viennent ensuite le mammouth, le bouquetin, le cerf, le renne et l'aurochs. Plus rares sont les félins et les rhinocéros, et plus rares encore les oiseaux et les poissons. Sur un ensemble de quarante-quatre sites d'Europe occidentale, les exemples d'ours recensés représentent environ 2% des animaux identifiables, soit un pourcentage très inférieur à celui des grands herbivores mais à peu près équivalent à celui des lions et des félins. Il n'est du reste pas toujours aisé de distinguer les fauves entre eux, et certains ours attendent encore d'être identifiés comme tels. Pour ce faire, il est indispensable d'aller sur les sites étudier les volumes et les modelés et de ne pas se contenter, comme on le fait trop souvent, de relevés ou de photographies.


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