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.. Le passeur d'éternité

Couverture du livre Le passeur d'éternité

Auteur : Roland Fuentès

Date de saisie : 11/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Les Éditions Les 400 coups, Montréal, Canada

Prix : 11.00 € / 72.16 F

GENCOD : 9782845960824

Sorti le : 11/01/2007

Celia Nogues - 12/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 23/01/2007

Pendant la Grande Peste de 1720, Maladite, bourgeois d'Aix-en-Provence, parcourt inlassablement les chemins du pays à la recherche d'oeuvres de grands maîtres pour les sauver de la destruction et du pillage. Une nuit, égaré et malade, il est recueilli dans une ferme. À son réveil, une tête de bois sculpté attire son regard. Jamais il n'a rien vu de plus beau...
Ce roman nous conte la passion d'un esprit ouvert et libre pour l'oeuvre d'un artiste inconnu des cours officielles. Une obsession qui mènera le collectionneur, nouvel apprenti sorcier, vers la folie. En s'appropriant le chef-d'oeuvre d'un autre, n'a-t-il pas vendu son âme au diable ?

Roland Fuentès, professeur d'allemand, a reçu en 2003 le prix Prométhée de la nouvelle pour Douze mètres cubes de littérature (éditions du Rocher). Il a également publié deux romans et contribué à de nombreuses anthologies.


  • Les courts extraits de livres : 23/01/2007

J'avais connu Maladite plusieurs années auparavant, lors d'une réception qu'il donnait chez lui, rue de la Porte Bellegarde.
Il y possédait quantité de petites horloges souabes, ainsi qu'une fameuse collection d'oeuvres d'art. On y trouvait des Vélasquez. Des Caravage. Aussi quelques gravures sur bois de Durer que Maladite avait, contre toute attente, acquises à bon prix.
Cette collection faisait beaucoup parler d'elle. Les Durer : de très bonnes copies ! Les Vélasquez ? Seulement des travaux préparatoires à une fresque beaucoup plus ambitieuse que l'on pouvait admirer à la cour du tsar Pierre le Grand. On concédait à Maladite la propriété des Caravage, que nul n'aurait songé à lui disputer.
Tantôt on plaçait l'homme à la tête de brigands réputés pour détrousser le bourgeois entre Avignon et Salon, tantôt on le bombardait chef d'une troupe de naufrageurs acoquinée aux Barbaresques. Il était devenu le mauvais drôle, le nabab d'un commerce frauduleux spéculant sur les oeuvres d'art.
Nulle preuve, jamais, n'avait été apportée pour étayer cette accusation : cela le rendait d'autant plus suspect.
Maladite régnait sur une poignée de véritables admirateurs, que malmenait une autre poignée de détracteurs sincères.
«Les pièces les plus remarquables sont de lui. Il ne les a pas signées : c'est une pudeur qui l'honore ! Oui. Cet homme a toujours su conjuguer l'art et la manière !»


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