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.. L'Allemagne de Berlin

Couverture du livre L'Allemagne de Berlin

Auteur : Alfred Grosser

Date de saisie : 25/01/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Alvik, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

GENCOD : 9782914833684

Sorti le : 25/01/2007

  • Les présentations des éditeurs : 25/01/2007

Dix-sept ans après la chute du mur de Berlin, Alfred Grosser met au point le nouveau portrait de l'Allemagne réunifiée. Cette Allemagne est-elle vraiment devenue «une» ? Qu'en est-il du poids de la mémoire du régime communiste s'ajoutant à celui, écrasant, du nazisme ?
Alfred Grosser aborde ici des questions essentielles comme les institutions politiques, les problèmes économiques, l'immigration ou encore l'insertion européenne en menant une comparaison critique avec la France. Il bouscule les idées reçues et détaille les réussites et les échecs de l'Allemagne de Berlin.

Spectateur engagé de la vie politique et sociale allemande, Alfred Grosser est connu pour son indépendance d'esprit. Professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris et président du Centre d'information et de recherche sur l'Allemagne contemporaine, il est chroniqueur à Ouest-France et à La Croix. Ses travaux sur l'Allemagne font autorité : L'Allemagne de l'Occident (Gallimard, 1953), l'Allemagne de notre temps (Fayard, 1970), l'Allemagne en Occident (Fayard, 1985), Deutschland in Europa (1998).
Nouvelle édition augmentée d'Un bilan pour 2007


  • Les courts extraits de livres : 25/01/2007

I. Politique : dans le respect de la Constitution ?

La République fédérale a-t-elle développé un Verfassungspatriotismus, sentiment d'appartenance commune fondé sur la Constitution, plutôt que sur une patrie aimée quel que soit le régime ? En France, on a pu longtemps distinguer le dirigeant de gauche du dirigeant de droite par la formule utilisée en fin de discours. À gauche : «Vive la France ! Vive la République !» La France n'est vraiment elle-même que lorsqu'elle vit en République. À droite : «Vive la République ! Vive la France !» La France, c'est tout de même plus que la République ! Mais l'un et l'autre n'ont jamais mis la République en question, du moins depuis le Ralliement catholique à la fin du XIXe siècle et l'acceptation par le mouvement ouvrier de la République «bourgeoise».

L'État de droit
En Allemagne, ce n'est que depuis peu qu'on accorde autant de considération à l'État de droit - dont l'une des valeurs fondamentales est le respect de la Constitution. Il ne s'agissait pas seulement de donner une base à un État qui n'incarnait qu'un grand morceau de l'Allemagne-patrie. Il fallait plus encore prouver et se prouver que la révolution intellectuelle du triomphe sur le nazisme était pleinement accomplie.

Le 23 mars 1933, tous les groupes parlementaires ont dit oui au Ermächtigungsgesetz, à l'exception des communistes, déjà interdits de Parlement, et des sociaux-démocrates, qui ont dit non «au nom du socialisme et de la liberté». Deux jours plus tôt, le très respecté journal berlinois Vossische Zeitung avait averti les députés de la portée de leur vote : «Tous les droits fondamentaux que le monde occidental a acquis depuis un siècle et demi, c'est-à-dire depuis la Déclaration d'indépendance des États-Unis, pourront désormais être abolis.»


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