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.. L'aigle et la synagogue : Napoléon, les Juifs et l'Etat

Couverture du livre L'aigle et la synagogue : Napoléon, les Juifs et l'Etat

Auteur : Pierre Birnbaum

Date de saisie : 17/01/2007

Genre : Histoire

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Histoire

Prix : 22.00 €

GENCOD : 9782213632117

Sorti le : 17/01/2007

Celia Nogues - 12/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 30/01/2007

On sait quelle oeuvre pionnière a accomplie la Révolution française en établissant une stricte égalité juridique entre tous les hommes, en donnant aux protestants et aux Juifs la totalité de leurs droits civiques, et le Code civil, promulgué en 1804 par le Premier Consul, passe pour avoir consolidé à jamais ces principes. En ce qui concerne les Juifs, pourtant, c'était sans compter sur les préjugés très prononcés de l'Empereur conseillé par les penseurs catholiques réactionnaires comme Bonald.
Ne se met-il pas en tête, en effet, de convoquer une assemblée de «notables» à qui il enjoint de former un «Grand Sanhédrin» qui se réunit il y a deux siècles, en février 1807, et désignera un Consistoire central, bref des interlocuteurs plus faciles à surveiller auxquels il entend imposer des mesures discriminatrices concernant le mariage, la conscription, la liberté d'aller et de venir ou encore celle de s'établir ? Voilà une entorse de taille aux principes de 89 : les intéressés, feignant de l'ignorer, s'en tiennent au Code civil, désireux qu'ils sont de se conformer seulement à la «loi du pays» qui doit régir de la même manière tous les citoyens. Ils font même assaut d'éloges et célèbrent sans rire... la Saint-Napoléon ou chantent, dans d'innombrables poèmes et odes, la gloire impérissable de l'Aigle dont les ailes sont supposées les protéger.
Mais l'Empereur ne s'arrête pas là. Par une série de décrets pris, en mars 1808, à l'instigation des franges les plus réactionnaires, il leur impose des restrictions juridiques allant à l'encontre de la loi commune, qui dénotent une franche hostilité à l'endroit de ceux qu'il qualifie de «sauterelles», de «corbeaux» ou de «nouveaux féodaux» et autres amabilités qui feront, tout au long du XIXe siècle et jusqu'à Vichy, les délices des pamphlétaires antisémites.
Ce qui est surprenant - réconfortant aussi - c'est d'observer que le haut personnel administratif de l'Etat (Conseil d'État, préfets...) traîne les pieds, voire s'oppose franchement, avec un courage admirable, au «décret infâme» ; c'est probablement même la seule défaite politique interne que l'Empereur ait dû essuyer.

Professeur émérite de science politique de Paris-I, membre de l'Institut universitaire de France, professeur invité à Columbia University, Pierre Birnbaum est l'auteur de nombreux ouvrages relatifs à l'Etat et aux Juifs en France depuis deux siècles («La République juive» ; Les Fous de la République ; Le Moment antisémite).


  • Les courts extraits de livres : 30/01/2007

L'affaire Anchel

(...) Albert Mathiez accentue donc sa critique de la thèse de Robert Anchel, et ce grand admirateur de Robespierre en vient à innocenter l'Empereur en rapprochant ses desseins de ceux d'un robespierriste non suspect de sympathie envers lui. Argument imparable, puisque la défense de Napoléon s'appuie ainsi sur des observations énoncées par les robespierristes supposés incarner, à eux seuls, les bienfaits de la Révolution. Ce point se révèle important car Mathiez souligne un peu plus loin, dans une formulation à peu près identique dans les deux textes, que «M. Anchel, pour prouver l'esprit intolérant et persécuteur de Napoléon, lui oppose les Constituants. Opposition plus apparente que réelle». Aux yeux de Mathiez, la continuité entre la Constituante et l'entreprise de Napoléon va de soi et justifie le projet de l'Empereur. Cette remarque est essentielle : on comprendrait mal, autrement, cette défense surprenante de l'Empereur sous la plume d'un Mathiez qui ne cache pas, à la même époque, sa violente hostilité à l'égard de ce despote qui «foulait odieusement les peuples dont il trafiquait comme bétail». C'est que, pour lui, «l'ogre corse» incarne le redoutable esprit de Brumaire menaçant la République. Mieux encore, dans la mesure où, selon Mathiez, Robespierre représente le meilleur défenseur des Juifs avec l'abbé Grégoire, le projet napoléonien, qui lui est proche, ne saurait être mis en cause comme l'avance, dans l'ignorance de ces enjeux, Robert Anchel. Dans ce sens, pour Mathiez, tout ou presque paraît condamnable dans le régime napoléonien, sauf sa politique à l'égard des Juifs, étrangement réhabilitée ! Curieusement, Mathiez néglige aussi les innombrables appréciations de Napoléon favorables à Robespierre, l'homme qui, selon lui, a su «diriger le seul gouvernement fort qu'a eu la France depuis les origines», celui de la Révolution française. Napoléon estime et admire Robespierre pour ses qualités civiques et révolutionnaires : il voit en lui «l'homme le plus extraordinaire qui ait paru» tant il admire son courage d'homme d'État grâce auquel la France et la Révolution ont pu être sauvées. Dans ce sens, si Napoléon a pu se réclamer à plusieurs reprises de Robespierre, ce que ne montre pas Mathiez, robespierriste qui entend réhabiliter seulement la politique juive de l'Empereur, cette comparaison prend toute sa signification quand on en vient à souligner l'engagement passionné et entier de Robespierre en faveur de l'émancipation des Juifs, contrastant singulièrement avec les réserves et même l'hostilité de Napoléon à leur égard. Sur cette question du moins, Napoléon prend soin de ne pas mettre ses pas dans ceux de son héros. Ce que néglige Albert Mathiez. (...)


  • Les courts extraits de livres : 30/01/2007

L'affaire Anchel

(...) Comment Mathiez parvient-il donc, quant à lui, à voir en Robert Anchel le «vengeur» d'une «race persécutée» ? Comment le percevoir comme un «vengeur» des Juifs alors qu'il clame haut et fort son patriotisme, lui qui a combattu courageusement durant la Première Guerre mondiale qu'il termine avec le grade de sergent et qui écrit, peu après cette soutenance de thèse mouvementée : «Fidèle à l'esprit de ses plus vieilles origines, le judaïsme français [...] n'a jamais été en conflit avec aucun gouvernement», avant d'ajouter : «ce sont nos vieilles croyances, nos traditions qui nous guident et c'est pourquoi nous avons cette conviction qu'il n'existe aucune antinomie entre elles et notre patriotisme» ; lui qui en vient à se rapprocher même de l'Union patriotique des Français israélites présidée par le très nationaliste avocat Edmond Bloch, devant laquelle il prononce une conférence dans une ambiance enflammée, en septembre 1939, face au danger qui menace; chante dans un même mouvement les mérites de la Révolution française et ceux de... Napoléon, soulignant à présent que «le règlement élaboré par Napoléon, en 1808, pour le judaïsme dans son empire [...] mit la religion juive, au regard de l'État, sur le même pied que les autres. De même que la France fut le premier pays où les Juifs devinrent citoyens, de même la France fut la première à faire place, dans les cadres de l'Etat, au culte juif» ? Obligé de se cacher durant le régime de Vichy, Anchel met en oeuvre une histoire générale des Juifs de France qu'il n'achève pas ; publiée, en 1946, sous la forme de chapitres séparés les uns des autres, on y trouve de nouveau un long texte sur Napoléon, écrit apaisé qui ne tait pas les critiques mais réintègre davantage le destin des Juifs au sein d'une nation qui se trouve alors, tout entière, privée de liberté. Pour lui, dans ce dernier écrit, «on peut dire que sous l'Empire la liberté de conscience limitée, telle que l'avait connue l'ancien régime, n'existait plus, ni chez les Juifs ni dans l'ensemble de la population [...]. Le décret oppressif de 1808 fut pris par l'Empereur mal informé, entraîné par ses préjugés, influencé par le clan réactionnaire [...] le décret, limité dans son objet, dans sa durée, dans son application, n'arrêta pas l'essor des Juifs mais, contrairement aux intentions de son auteur, il le ralentit certainement. Par contre, en dotant les Juifs d'une organisation officielle de leur culte, comme par une sorte de compensation, Napoléon réalisa une innovation audacieuse, malgré la timidité à certains égards du règlement cultuel. Ce règlement [...] a favorisé la transformation rapide qui, dès le milieu du XIXe siècle, avait rendu les Juifs français, réserve faite de la religion, semblables en tout à leurs concitoyens». (...)


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