Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Danielle Steel
Traducteur : Martine C. Desoille
Date de saisie : 18/01/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Presses de la Cité, Paris, France
Collection : Grands romans
Prix : 19.80 € / 129.88 F
GENCOD : 9782258068766
Sorti le : 18/01/2007
Charlie, Adam et Gray forment un trio d'irréductibles célibataires.
Le premier est richissime et tellement exigeant que, à quarante-six ans, il n'a toujours pas trouvé l'âme soeur.
Le second, avocat des stars, ne jure que par les aventures sans lendemain avec des bimbos écervelées.
Le troisième, enfin, est un artiste talentueux mais sans le sou, qui a le chic pour attirer des femmes à problèmes qui finissent inéluctablement par le plaquer.
Comme chaque été, les trois amis embarquent sur le luxueux yacht de Charlie pour une croisière «entre hommes» en Méditerranée. Sans se douter que, cette fois, l'amour les attend peut-être au bout du voyage...
Quand trois jeunes femmes, aux antipodes de celles auxquelles ils sont habitués, font irruption dans leurs vies et dans leurs coeurs, c'est le branle-bas de combat chez nos célibataires.
Carole, Maggie et Sylvia réussiront-elles à gommer les blessures du passé et à venir à bout des préjugés des trois amis sur les femmes et le mariage ?
Des rives de la Méditerranée aux Caraïbes, de New York à Las Vegas, Danielle Steel nous entraîne dans un délicieux roman plein de surprises et de rebondissements, qui fait la part belle à la tendresse et à l'optimisme, et se savoure comme une friandise.
Cet après-midi-là, quand le Blue Moon accosta, le port de Saint-Tropez était noir de monde. A peine avaient-ils jeté l'ancre que Charlie regretta de n'avoir pas pris le canot en voyant la horde des paparazzis qui fondait sur eux, caméra au poing. Les trois amis s'engouffrèrent dans la voiture avec chauffeur qui les attendait sur le quai. Charlie et Adam firent mine d'ignorer les reporters, tandis que Gray leur adressait un signe de la main.
- Pauvres bougres, dit-il, je les plains de devoir faire un boulot aussi ingrat pour gagner leur vie.
- Ce sont des sangsues. Des fouille-merde, oui, grommela Adam.
Il haïssait les journalistes, qui ne faisaient qu'attirer des problèmes à ses clients. Il venait justement de recevoir un coup de fil de l'un d'eux, qui avait été surpris sortant d'un hôtel au bras d'une femme qui n'était pas son épouse. Le scandale défrayait la chronique, et l'épouse, furibonde, avait appelé dix fois le cabinet. Ce n'était pas la première fois que son mari la trompait : s'ils divorçaient, il devrait lui verser une pension colossale ; s'ils restaient mariés, elle exigerait un dédommagement de cinq millions de dollars. Adam ne s'étonnait plus de rien. Mais pour l'heure, il ne pensait à rien d'autre qu'à retrouver les Brésiliennes de la veille et à danser la samba jusqu'au petit jour. Les gros titres des tabloïds et les frasques extraconjugales de ses clients attendraient son retour à New York. C'était son tour de prendre du bon temps.
Ils commencèrent par faire du shopping, puis la sieste, avant d'aller dîner au Spoon, le restaurant de l'hôtel Byblos où une superbe Russe entra, vêtue d'un pantalon blanc en soie et d'un minuscule boléro en cuir blanc sous lequel elle ne portait rien. La vue de sa poitrine offerte à tout le restaurant amusa Charlie et fit rire Adam.
- Elle a des seins sublimes, fit remarquer Gray tandis qu'ils choisissaient les plats et une excellente bouteille.
- Sublimes mais faux, affirma Adam réjoui mais nullement impressionné.
Il fallait tout de même oser s'afficher ainsi dans un restaurant.
- A quoi vois-tu qu'ils sont faux ? s'enquit Gray, intrigué.
N'ayant pour ainsi dire pas un sou vaillant, chaque fois qu'il entamait une nouvelle relation, il se retrouvait quasiment sur la paille. Mais c'était plus fort que lui, il éprouvait le besoin de secourir les femmes en détresse. Gray avait tendance à confondre amour et aide humanitaire. Adam se comportait au contraire en homme d'affaires, fixant des limites et concluant des marchés. Charlie était l'archétype du prince charmant galant et romantique. Gray aussi était romantique, simplement les femmes qui l'attiraient ne l'étaient pas. Elles étaient beaucoup trop traumatisées pour songer à la romance. Parfois il se disait qu'il aurait aimé rencontrer une femme qui soit bien dans sa peau, mais plus les années passaient et plus cela lui semblait hors d'atteinte. Adam prétendait n'avoir plus une once de tendresse dans le coeur et s'en vantait. Il disait qu'il préférait une bonne partie de jambes en l'air plutôt qu'une histoire d'amour à deux sous.
- Et pourquoi ne pourrait-on pas concilier l'amour et le sexe ? interrogea Gray en entamant son troisième verre de vin.
- Tout à fait d'accord, approuva Charlie avant de déclarer que si la dame était une aristocrate, c'était encore mieux.
Il reconnaissait volontiers qu'en matière de femmes, il était affreusement snob. Adam se plaisait à le taquiner en disant qu'il avait peur de faire une mésalliance avec une fille de la campagne. Et bien que Charlie n'aimât pas se l'entendre dire, il savait que son ami avait raison.
- Je crois que vous vivez tous les deux au pays des merveilles, railla cyniquement Adam. L'amour est un énorme malentendu qui finit toujours mal. Alors que si on se met d'accord pour se limiter à la gaudriole, personne ne souffre et c'est beaucoup mieux.
- Ah, ouais ? Mais alors, comment expliques-tu que tes copines s'en vont toutes en claquant la porte ?
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia