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.. La joie spacieuse : essai sur la dilatation

Couverture du livre La joie spacieuse : essai sur la dilatation

Auteur : Jean-Louis Chrétien

Date de saisie : 01/02/2007

Genre : Philosophie

Editeur : Minuit, Paris, France

Collection : Paradoxe

Prix : 27.00 €

ISBN : 2-7073-1976-7

GENCOD : 9782707319760

Sorti le : 01/02/2007

Sylvain Elie - 20/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 05/02/2007

La joie nous rend plus vifs dans un plus vaste monde.
Comment penser cet élargissement du dehors et du dedans, et le chant neuf de ses possibles ? Et de quelle manière décrire ce que la Bible nommait dilatation du coeur, laquelle parfois se produit jusque dans l'épreuve et l'angoisse, comme si leur pression faisait naître une force à nous-mêmes imprévue ? Plus encore que les philosophes, les poètes et les mystiques ont su ce qu'il en est d'être soulevé par cette crue de l'espace, et déchiré presque par cette joie.
De saint Augustin à saint Bernard et à sainte Thérèse d'Avila, du trop méconnu Thomas Traherne à Victor Hugo, Wall Whitman, Paul Claudel et Henri Michaux, ces explorateurs de la joie spacieuse servent ici de maîtres et de guides pour ce pays qui peut s'ouvrir au détour du moindre chemin, voire au coin d'une chambre, si nous nous laissons rejoindre et traverser par sa soudaine lumière. Lourd d'histoire est le mot " dilatation ", mais riche aussi de promesse.



  • La revue de presse Pascal Bruckner - Le Nouvel Observateur du 26 avril 2007

L'auteur a ceci de singulier qu'il porte sa réflexion sur des objets habituellement qualifiés de littéraires : le secret, la beauté, la fatigue, cette fois sur la dilatation du coeur dans l'allégresse, et qu'il considère poètes, romanciers, mystiques, pères de l'Eglise comme autant de penseurs sur le chemin de la connaissance...
De saint François de Sales chantant l'union nuptiale avec Dieu jusqu'à Walt Whitman se sentant partout chez lui au sein de l'univers, dans une feuille d'arbre comme dans les étoiles, en passant par saint Augustin, Victor Hugo, Henri Michaux, Jean-Louis Chrétien scrute avec talent les différentes métaphores de l'euphorie, de l'élévation, de la plénitude dans la tradition occidentale. On est loin de la médiocre idéologie du bonheur et de la jouissance obligatoire qui font les choux gras d'une certaine pensée contemporaine. On vogue plutôt dans l'univers de l'émerveillement et de la gratitude face à la splendeur du monde, laquelle jaillit dans le majestueux comme dans l'infime puisqu'«un brin d'herbe est plus précieux que les diamants» (Thomas Traherne, ecclésiastique anglican du xviie siècle).


  • La revue de presse Patrick Kéchichian - Le Monde du 2 mars 2007

L'étourdissante érudition de Jean-Louis Chrétien ne fait pas obstacle à l'ampleur de son souffle. Dans cet essai d'une brûlante inactualité comme dans toute son oeuvre - qui construit depuis plus de vingt cinq ans une véritable philosophie du corps et de la parole - l'usage d'une bibliothèque très vaste ne conduit pas à l'étouffement. Allègre et rigoureuse, impatiente, amoureuse, avide elle-même de ce qu'elle veut et va délivrer, l'érudition de Chrétien embrasse avec souplesse les champs de la littérature aussi bien que de la théologie et de la mystique ; la philosophie, qui est le métier de l'auteur - professeur à Paris IV-Sorbonne -, n'étant sollicitée, ici, que marginalement...
Cette dilatation ne touche pas seulement l'affectivité, mais tout aussi bien la pensée et l'intelligence, et les domaines qui s'ouvrent à la joie, et que la joie ouvre, sont virtuellement innombrables. Jean-Louis Chrétien souligne également avec force, et c'est même là l'un des axes invisibles de son livre, que cette joie perdrait sens et valeur d'ignorer ou de mépriser ses contraires : la tristesse, l'angoisse, le déchirement. De même, on ne peut parler de dilatation en taisant la dimension adverse et complémentaire du resserrement, de la contraction...


  • La revue de presse Robert Maggiori - Libération du 1er février 2007

Mais qu'on n'imagine pas une «anthologie». Les variations autour de la «haute parole» de ceux qui ont su décrire l' épreuve de la joie permettent à Jean-Louis Chrétien d'esquisser, bien au-delà d'une «physique des corps», une métaphysique de la présence, d'une présence douce, où s'entend, susurré plus que proclamé, l'éloge de l'Ouvert où les hommes, plutôt que de s'imposer ou d'en imposer, de n'être soucieux que de leur force, de ne songer qu'à étendre leurs pouvoirs, auraient la «faiblesse» de porter attention au monde et à autrui, d'être réceptif à leurs promesses, de s'étendre par cette «dilatation du coeur» qui ne se réalise aux dépens de personne, qui n'ôte de place à personne et qui fait accueillir chaque matin comme une matinée de printemps.


  • Les courts extraits de livres : 12/02/2007

Le chemin vers l'intérieur n'est donc pas la perte de l'immense, mais la plongée dans une immensité plus déconcertante encore, car sa démesure est en moi, elle est moi. Le privilège augustinien de l'intériorité ne réside pas en ce qu'elle exclut l'extériorité, mais en ce qu'elle l'inclut et l'excède. Ce que du monde ma mémoire recueille et transfigure en le transformant en ce qu'elle est elle-même, esprit, n'est ni moins grand ni moins spacieux que lui. Il y a un strict parallélisme en cet ordre entre la démarche de saint Augustin ici et celle que Rilke assigne à l'homme, et singulièrement au poète, à la fin de la neuvième de ses Élégies de Duino. Les choses, dont Rilke a médité la différence avec l'objet industriel interchangeable et jetable, veulent d'une obscure aspiration que nous les sauvions et les transformions en nous, elles veulent être élevées à l'esprit. Et Rilke étend ce désir à la terre elle-même : «Terre, n'est-ce pas ce que tu veux : invisible / en nous renaître ? - N'est-ce pas ton rêve / d'être une fois invisible ? Terre ! invisible ! / Quelle mission imposes-tu, si ce n'est la transformation ?» Et Rilke conclut l'élégie par le mot si augustinien de coeur, pour le maintien et la croissance de l'ampleur : «Ni l'enfance, ni l'avenir / ne diminuent... Une existence surabondante / jaillit dans mon coeur».
Pour saint Augustin, nous sommes si peu à l'étroit dans l'espace du dedans, ce «sanctuaire ample et illimité (infinitum)» que c'est cela même qui nous fait découvrir notre étroitesse, notre angustia. Qu'est-ce à dire ? Ce que j'éprouve comme étroit, et qui me jette dans une sorte d'effroi et de stupeur, c'est précisément que de cette immensité de la mémoire et de l'esprit que je suis moi-même, ou qui est «en» moi, je ne puis pourtant saisir et embrasser qu'une infime partie, et que le regard conscient de mon esprit est comme perdu au large de moi-même. Mon ampleur m'effraie d'être à moi-même largement inconnue. On pourrait à la rigueur faire le tour du monde (lequel ne serait jamais qu'un tour du monde, parmi tant d'autres possibles), mais on ne peut pas faire le tour de l'espace du coeur, faire le tour de soi, ou du soi. Comment puis-je contenir ma propre contenance, si cette dernière est sans limite ? Comment puis-je être incapable d'embrasser ma capacité ? L'épreuve que je fais de l'illimité est en même temps, et par une loi essentielle et nécessaire, une épreuve de la limitation, et l'épreuve de la dilatation en même temps une épreuve de la constriction.


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