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.. Blessés

Couverture du livre Blessés

Auteur : Percival Everett

Traducteur : Anne-Laure Tissut

Date de saisie : 05/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres anglo-américaines

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7427-6538-6

GENCOD : 9782742765386

Sorti le : 05/01/2007

Yvrick - 08/11/07


  • Le journal sonore des livres : Lu par Marie Nicolle - 19/04/2007

Marie Nicolle - 19/04/2007


Joachim Salinger - 05/03/2007


  • Le journal sonore des livres : Lu par Célia Nogues - 27/02/2007

Célia Nogues - 27/02/2007


  • Le journal sonore des livres : Lu par Sylvain Elie - 20/02/2007

Sylvain Elie - 20/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 05/02/2007

Voilà bien des années que John Hunt, qui a maintenant atteint la quarantaine, a choisi de se détourner de la société des hommes en allant vivre dans un ranch où, aux côtés d'un oncle vieillissant, il élève des chevaux.
Mais le fragile éden, édifié en intime symbiose avec les rythmes naturels du monde animal par ces deux hommes noirs dans le grand Ouest américain, vient à se fissurer : un jeune homosexuel est retrouvé dans le désert battu à mort, un fermier indien découvre deux de ses bêtes sauvagement assassinées, et l'inscription Nègre rouge en lettres de sang dans la neige... C'est dans ce contexte menaçant que John s'interroge sur ses choix de vie depuis la mort tragique de sa femme, sur la nature de ses sentiments envers les uns et les autres, sur les silences coupables qui couvrent, dans la région, les agissements d'un inquiétant groupe néo-nazi, sur la fin imminente de l'oncle Gus, frappé par la maladie, sur l'amour, enfin, qu'une jeune femme vient réveiller en lui...
Privilégiant une écriture de l'action qui exalte les puissances du non-dit, l'écrivain confère à ses personnages une attachante justesse et, fidèle au chemin d'écriture qu'il s'emploie à frayer au fil de son oeuvre, propose, à travers une subtile dénonciation de toutes les haines - raciale, sexuelle - qui meurtrissent l'Amérique contemporaine, une variation chargée d'enseignements sur l'humaine condition, dans toute sa bouleversante vulnérabilité.

De Percival Everett, diplômé de littérature et de philosophie, auteur de nombreux romans, directeur du département de littérature de la Southern California University Actes Sud a déjà publié Effacement (2004; Babel n° 721) et Désert américain (2005) qui ont tous deux reçu un très bel accueil critique et de librairie.



  • La revue de presse Guillaume Chérel - Le Point du 12 avril 2007

...Everett a l'art de raconter des histoires subtiles de complexité psychologique. Il sait jouer avec les clichés et évite le happy-end hollywoodien. Dans «Effacement», premier roman qui le fit connaître en France, il évoquait les relations familiales avec brio. «Désert américain» (une histoire de mort-vivant réaliste) était plus déroutant. «Blessés», son quinzième roman, est riche en thématiques. Il y est question d'amour, de relations père-fils, de nature qu'il faut protéger et de la nécessité de vivre en bonne harmonie avec ses voisins. Ses dialogues sont drôles et il a le sens de la formule.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 1er février 2007

Avec Blessés, Everett s'attaque, pour la deuxième fois après God's Country, au western, mais nous surprend en ne dynamitant pas réellement le genre. On sourit assez peu dans ce roman. En fait, on est saisi par l'habileté du romancier à multiplier les intrigues sans compliquer l'histoire...
Le roman est formidable dans sa dénonciation fine de la haine sous toutes ces formes, dans sa description subtile des rapports humains, dans son approche généreuse de la nature. Ni ange ni victime, Hunt touche par son humanité, ses doutes. C'est l'antihéros idéal pour ce faux western optimiste et touchant.


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 1er février 2007

Ses deux précédents livres, Effacement et Désert américain, des merveilles d'ironie flirtant avec la fantaisie, donnaient à lire une Amérique paquetée de contradictions - pudibonderie, racisme... Blessés, lui, se situe dans la lignée des grands romans dramatiques - un rien trop sentimental, mais aussi enivrant que l'herbe à bisons ondoyant sur les plaines du Wyoming...
Percival Everett réinvente le western, galope entre le bien et le mal, images grandioses et violences sournoises. Sa narration, d'une sensualité époustouflante, donne le vertige. Blessés, chronique d'aujourd'hui, n'est en fait qu'un roman d'amour dédié à cette sauvage Amérique.


  • Les courts extraits de livres : 16/02/2007

"Bon Dieu, mais qu'est-ce que c'est que ça ? demandai-je à Duncan qui descendait avec peine de son pick-up.
- C'est un cheval, John. Tu connais, non ? Equus caballum.
- Caballus.
- C'est ce que j'ai dit.
- Un cheval, tu en es sûr ?
- Et comment. Il a une cervelle de cheval, ça, je peux te le dire.
- C'est pour le monter ou pour la cueillette des pommes ?"
Duncan toussa, le poing devant la bouche, puis sortit une cigarette. "Sûr que c'est un morceau." Il alluma sa cigarette. "Sept cent cinquante kilos, rien que du muscle et un sale caractère." Il fixa un instant le bout incandescent de la cigarette. "D'après le médecin, ce sera ma mort. Mais il n'a pas dit quand. Qu'est-ce que je peux faire sans information précise ?
- Donc, c'est une terreur ?
- Je t'ai signalé qu'il est dur à attraper ?
- Voilà qui est fait. On dirait qu'il se laisse bien transporter, pourtant." C'était une question plus qu'une observation.
"Il a ses bons moments. Ma fille l'a nommé Félonie.
- Charmant." Je regardai le cheval dans les yeux. Félonie, l'air affolé, renâclait et piaffait. "On ferait bien de le sortir de là. Tu vas le coller dans l'enclos circulaire. Enlève-lui son licou."
Duncan entreprit de faire descendre à reculons la bête dont les brusques mouvements de train arrière manquèrent de le faire tomber avant le pied de la rampe.
"Ça va ?


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