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.. VST, n° 91. La formation : une clinique de l'expérience

Couverture du livre VST, n° 91. La formation : une clinique de l'expérience

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Erès, Toulouse, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

GENCOD : 9782749206363

François Attia 100407 - 12/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 08/02/2007

Dossier coordonné Annie-France Le Pape, Jean-Claude Laumonier et François Chobeaux

Quand il s'agit de préparer des acteurs du soin ou du social, la formation impose l'engagement dans une pratique impliquée et l'élaboration d'un sens. Il s'agit de transmettre bien plus que des modèles - théoriques ou techniques - qui risquent d'être vite dépassés ou vainement dogmatiques. Suffit-il d'en appeler à des initiations, plus ou moins ésotériques, sous forme de parrainage ou de tutorat ou de faire référence à un vécu myope. Comment construire et vivre une clinique de l'expérience qui prépare au travail social comme au travail thérapeutique ?


  • Les courts extraits de livres : 08/02/2007

Deux films
Vus par Joseph Rouzel

J'étais à Paris l'autre jour. J'en ai profité pour aller au ciné. J'ai vu en suivant deux films. L'enchaînement des deux, quoique aléatoire, m'a inspiré cependant un fil qui court entre eux.
D'abord Meurtrières de Patrick Grandperret, d'après un scénario imaginé par Maurice Pialat. Ça se passe à l'île de Ré. Deux jeunes filles se rencontrent à l'hôpital psychiatrique. Les malades y sont charmants, artistes, très créatifs, mais passablement ensuqués par les médocs. L'une n'a pas encaissé la mort de son père, l'autre vient d'essayer d'attenter à ses jours. C'est une rencontre très forte entre deux âmes et deux femmes perdues. Elles font le mur pour aller à une soirée. Elles ne rentreront plus à l'hôpital. Elles se lancent dans une longue errance parsemée de rencontres plutôt mauvaises, d'alcool, de dérive, de petits délits. Elles n'ont plus rien à quoi s'accrocher. Désarrimées. Du père pour l'une ; de l'homme pour l'autre. Rien ne tient. Rien ne les soutient, sauf de s'engrainer et de s'embrouiller mutuellement. Confrontées à la terrible solitude de l'homme (et de la femme !) moderne, elles dérivent, happées par des échappées de passages à l'acte pour trouver de l'argent ou satisfaire leurs besoins : elles rentrent au hasard dans une maison pour prendre une douche et déclenchent l'alarme ; veulent braquer un forain avec des couteaux qu'elles ont volés au marché, après avoir été larguées en pleine nature par un paysan en 4x4 qui leur a proposé la botte... Bref, comme disent les enfants : n'importe quoi... etc.


  • Les courts extraits de livres : 08/02/2007

ÇA BOUGE

Un homme à La halte-garderie
SAMIR SADI HADDAD

D'abord, c'est la surprise. Comment, un homme à la halte-garderie ? Mais ce n'est pas toujours exprimé de cette façon. Parfois, c'est dans les yeux que se voit l'éton-nement, quand le parent qui ne me connaît pas cherche la personne censée s'occuper des enfants. Il est vrai que ce n'est pas commun de voir un homme travailler dans un lieu accueillant des enfants de moins de 3 ans, quelque fois même des bébés. Ce n'est pas sa place, pense-t-on souvent. Un homme ne change pas les couches, ne prépare pas les biberons ! Pourtant, il est reconnu nécessaire pour l'enfant de voir près de lui chacun de ses parents partager la question de son éducation. Mais certaines habitudes éducatives ont la vie dure, plus encore quand elles reposent sur des pratiques millénaires.
À La Parenthèse, nous accueillons très souvent des enfants issus de familles monoparentales où la plupart du temps la figure paternelle fait défaut. Ma fonction d'éducateur au sein de la halte-garderie va permettre à ces enfants d'éprouver une figure qui, si elle n'est pas paternelle, est en tout cas masculine. C'est souvent l'occasion pour l'équipe d'aborder avec l'enfant (et/ou parfois la mère) la question du père. Le petit garçon en manque de père trouvera là un moyen de s'affirmer dans sa masculinité. Un enfant me dit jour : «Quand je serai grand, je serai une maman.» Je lui ai répondu : «Tu es un petit garçon et quand tu seras grand tu seras un père, comme moi quand j'aurai un enfant.» Il s'ensuivit toute une période au cours de laquelle ce garçon me sollicita à propos de questions en rapport à sa masculinité. Dans un premier temps, il est plus difficile pour les parents, et plus particulièrement pour les mères, de me solliciter sur des questions ayant trait au rythme de l'enfant, à son alimentation ou à sa santé. Elles iront volontiers aborder ce sujet avec mes collègues et me demanderont plutôt d'intervenir en faisant preuve d'autorité pour reprendre le comportement de leur enfant. Il est vrai qu'un homme qui élève la voix peut impressionner un enfant qui a pour habitude d'entendre seule sa mère crier. Mais je préfère la parole aux cris, on se fait mieux comprendre quand on a des choses à se dire.


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