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.. L'amour en visites

Couverture du livre L'amour en visites

Auteur : Alfred Jarry

Date de saisie : 24/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Mille et une nuits, Paris, France

Collection : La petite collection

Prix : 2.50 €

GENCOD : 9782842059972

Sorti le : 24/01/2007

Sylvain Elie - 27/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 09/02/2007

L'AMOUR EN VISITES

L'Amour en visites est un des livres les moins connus, mais les plus surprenants de Jarry (1873-1907). Publié en 1898, deux ans après Ubu roi, chez un éditeur spécialisé dans la littérature érotique, il n'est cependant pas un livre obscène : s'il contient des audaces et de la grivoiserie, on y trouve des pages savantes d'une beauté hermétique et des scènes du meilleur comique. On suit les tentatives amoureuses du jeune Lucien, d'abord lycéen puis soldat, auprès de femmes plus ou moins prêtes à lui céder. Le volume se clôt chez Madame Ubu, où l'auteur retrouve son héros. Rachilde salua à sa sortie «un talent scientifique très singulier qui procure [à Jarry], bien avant l'âge, l'expérience, la technicité des choses et des actes».

Edition de Patrick Besnier


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2007

Chez Manon

Un escalier qui a beaucoup de marches. Des tringles en cuivre luisent, fixant le tapis sang-de-boeuf, comme la multiple rayure, le long d'une règle, d'un crayon de soleil. Il monte lentement, presque étouffé. Il a un peu bu, compte les marches :
«Une... vingt-cinq... trente et une... quarante-cinq... cinquante et une !»
Au milieu des chiffres, des réflexions se font jour, encageant un coeur dans le squelette de ses idées :
«Pourquoi cette femme demeure-t-elle si haut ? Je serai fourbu avant d'y arriver ! Pourquoi m'a-t-elle invité à prendre une tasse de thé seulement ? J'ai bien soif pour douze tasses ! Quarante-cinq tasses ! Cinquante et une tasses de thé. Je crois que je suis gris, mais cela n'a pas d'importance. Je vais bien savoir pourquoi elle m'a invité ce soir, et si elle a du kummel ! Le bon kummel, pris en quantité suffisamment copieuse, est ce qu'on a encore trouvé de mieux pour ôter la gueule de bois. Aura-t-elle du bon kummel authentique ? On dit que les femmes chics reçoivent des échantillons de la part de toutes les maisons désireuses de placer leurs comestibles... Manon est rudement célèbre, puisqu'on achète sa photo cinquante centimes... Cinquante et une marches...»
Il a buté contre une des tringles de cuivre, avec un son de feu heurtant un tisonnier. L'hostilité dévoratrice du tapis rutile, prolongeant son uniforme de soldat. L'uniforme de l'escalier, avec plus de cuivre et de grades, moins la bande, est rouge aussi, pour que le sang ne marque pas durant les allées et venues des nombreux pieds guerriers de tous les amants qui montent chez elle. La bataille des pieds montant les uns sur les autres sans s'en apercevoir. Il s'arrête devant une glace qui est une espèce de porte ouverte autour d'un soldat tout pareil.
«Pardon, monsieur !»
Le Double ne répond pas. Lucien pense, la main au képi :
«C'est mon double, c'est mon supérieur.»
Il salue.
L'homme qui se tait, c'est toujours un supérieur, même quand il a bu.
Et Lucien se dit :
«Non, ce qu'il est soûl, le type !»
Puis il s'aperçoit que c'est lui et cela le vexe.


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2007

Cela se complique jusque devant une nouvelle porte, claire ouverte sur une femme en tablier. Sans trop de peine, il se convainc que cette fois il n'est plus devant le soldat de tout à l'heure.
La flamme d'une lampe à gaz lui saute à la figure comme la langue d'un chien qui jappe. Il roule, un peu étonné, les bras étendus, la tête en avant, sur la bonne, et celle-ci le bouscule :
«Ah ! Comment, c'est donc vous que Madame attend ?»
Il baragouine :
«Oui, mademoiselle, je crois que c'est moi.»
Elle n'en revient pas, cette fille.
Pour le lui mieux affirmer, il ôte, d'un geste machinal, ses deux gants qu'il plaque n'importe où, sur des fleurs, s'aperçoit-il, des fleurs qui tournent - on dirait même de petits moulins, de ces petits moulins dont des marchands vendent la rotation de papier à l'invisibilité des brises des trottoirs ; et le voilà butant contre des meubles, s'enfonçant dans des portières ; il étouffe dans des enlisements. Il lui devient presque impossible de marcher, mais il est joliment à son aise, par exemple : comme s'il nageait dans un bain tiède, à l'eau ennoblie d'une essence rare.
Encore des fleurs. Tout un arbre.
Il sent qu'on l'assied de force dans un fauteuil, à l'ombre de l'arbre. Sa tête penche, il veut se retenir au bord du bateau ; car, selon son orientation présente, il est certainement à bord d'une barque, par un gros temps.
Ses idées fixes de Breton le reprennent, il songe au sort des matelots dans les grandes marées d'équinoxe, qui recrachent les âmes sous la figure molle de lumineuses méduses.
«Ma foi, nous irons bien jusqu'en Chine de ce train... tiens ! voici justement des potiches du Japon. Ce grand carré blanc, c'est peut-être une banquise... un ours blanc ! Quelle sale bête, et dire que des femmes aiment à marcher là-dessus ! Heureusement que moi je suis sur un bateau. Ah ! ça sent le musc. Y aurait-il des alligators, à présent ? Le crocodile sent le musc, dit-on ! Il a un fier toupet, l'alligator, de longer mon bateau. Attends, mon vieux, je vais t'appuyer une conduite...»


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