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.. Histoire de l'éducation, n° 110. Les protestants, l'école et la laïcité : XVIIIe-XXe siècles

Couverture du livre Histoire de l'éducation, n° 110. Les protestants, l'école et la laïcité : XVIIIe-XXe siècles

Auteur : Patrick Cabanel | André Encrevé

Date de saisie : 27/01/2007

Genre : Education, Pédagogie

Editeur : INRP, Lyon, France

Prix : 11.00 €

GENCOD : 9782734210665

Sorti le : 27/01/2007

Sylvain Elie - 27/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 09/02/2007

Au temps de l'interdiction du protestantisme, au xviiie siècle, les futurs pasteurs français étaient formés dans un séminaire clandestin installé à Lausanne. En 1809, Napoléon choisit de créer une faculté de théologie protestante dans le Midi réformé, pour éviter aux étudiants d'avoir à gagner Strasbourg ou Genève. Il écarte Nîmes, jugée trop remuante, et fixe son choix sur Montauban.

Le chef lieu du Tarn-et-Garonne, au brillant passé protestant, accueille pendant plus d'un siècle cette faculté unique en France, si l'on excepte Strasbourg (puis Paris, à partir de 1877). Elle a attiré des étudiants et des professeurs de toute la France. Parmi les premiers, on peut citer les frères Reclus; parmi les seconds, Raoul Allier, qui allait être un proche de Péguy, ou Emile Doumergue, le biographe de Calvin. En 1919, la faculté a été transférée à Montpellier, où elle se trouve toujours.


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2007

Réforme, livres et lecteurs

En fait, le lien entre la Réforme et l'éducation est double, parce que les Réformateurs ne réclament pas seulement le développement de la culture profane. Le type d'instruction religieuse dont ils se font les champions est lui aussi porteur d'une alphabétisation du peuple : dès lors que la Bible est la seule autorité (et non plus la hiérarchie de l'Église) et que la lecture individuelle de la Bible est une exigence fondamentale, il est indispensable que chaque fidèle soit en mesure de la lire et donc qu'il dispose d'un minimum d'instruction. D'ailleurs, au milieu du XVIe siècle, les régents d'école sont nombreux à adhérer à la Réforme, et ils sont parmi ses principaux propagateurs. Et, pour développer l'influence du protestantisme, l'un des moyens souvent utilisés alors - lorsque les huguenots dominent socialement une région - est l'introduction de maîtres protestants dans les écoles. De plus, chacun sait que la Discipline des Églises réformées de France du XVIe siècle fait l'obligation aux Églises de «dresser» une école à côté de chaque Église locale, le maître devenant l'auxiliaire du pasteur. Et, comme le précise Marianne Carbonnier-Burkard, cette même Discipline demande aux fidèles d'avoir «au moins un psautier par famille, contenant les 150 psaumes traduits et versifiés par Marot et Bèze, avec à la suite le Catéchisme de Genève, quelques prières, la liturgie de Genève et la Confession de foi de La Rochelle».
Naturellement, tous les paysans pauvres des montagnes des Cévennes ou du Vivarais, ainsi que ceux des régions marécageuses de la presqu'île d'Arvert, par exemple, n'ont pas les moyens de s'acheter des livres. Mais lorsque cela leur est matériellement possible, bien des protestants achètent des livres et les transmettent à leurs enfants. Ainsi, dans son étude sur les bibliothèques de Metz au XVIIe siècle, Philip Benedict montre que 80% des familles protestantes ont des livres, alors que ce n'est le cas que de 20% des familles catholiques, et que les familles protestantes possèdent nettement plus de livres que les familles catholiques. Naturellement, parmi les livres les plus souvent présents dans les successions des protestants, on trouve la Bible de Genève ou le Nouveau Testament ; ces volumes sont trans­mis de père en fils, comme le montre la page de garde où sont ins­crites les naissances et les morts des générations successives.


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2007

En fait, il est clair que l'une des réussites de la Réforme a été de créer un type de piété marqué par un rapport au livre bien différent de celui des catholiques. Ce genre de rapport à l'écrit caractérise l'en­semble des protestants, mais, en France, il est renforcé par les vicissi­tudes de l'histoire. Chacun le sait, au moment de la révocation de l'Edit de Nantes, Louis XIV tente d'éradiquer le protestantisme en utilisant tous les moyens, même les plus violents, mais aussi en fai­sant disparaître le corps pastoral (surtout par exil). Raisonnant en catholique, il pense qu'en privant les protestants de leurs pasteurs, il parviendra à faire disparaître les Églises réformées. Mais il oublie alors que les protestants, qui adhèrent à la doctrine du sacerdoce uni­versel, peuvent se passer de pasteur, puisque la famille protestante est une «petite Église». L'absence de pasteur conduit donc, le plus sou­vent, les protestants français (en dehors d'assemblées «du Désert», épisodiques) à se replier sur une pratique religieuse familiale, centrée sur le culte de famille, lui-même, pour l'essentiel, organisé autour de la lecture de la Bible familiale. Dans Si le grain ne meurt, André Gide en a laissé une description intéressante, datée de la fin du XIXe siècle, alors que l'exercice du culte est bien évidemment devenu libre ; mais cela n'a pas fait disparaître les habitudes de pratique religieuse familiale. Égaré à la tombée de la nuit dans la campagne près d'Uzès, il frappe à la porte d'un mas, pour ne pas passer la nuit à la belle étoile. Il est accueilli et, remarquant «sur une sorte d'étagère une grosse Bible», il comprend qu'il s'agit d'une famille protestante, puisque c'est alors un marqueur religieux évident. Il dîne avec la famille puis il participe au culte de famille :
«Mais, dit le vieux [le grand-père, puisque le père est absent], vous permettrez que nous ne dérangions pas nos habitudes [...] Alors il alla chercher la grosse Bible que j'avais entrevue, et la posa sur la table desservie. Sa fille et ses petits-enfants se rassirent à ses côtés devant la table dans une attitude recueillie qui leur était naturelle. L'aïeul ouvrit le livre saint et lut avec solennité un chapitre des évangiles, puis un psaume ; après quoi chacun se mit à genoux devant sa chaise, lui seul excepté que je vis demeurer debout, les yeux clos, les mains posées à plat sur le livre refermé. Il prononça une courte prière d'action de grâce, très digne, très simple, sans requêtes, où je me sou­viens qu'il remercia Dieu de m'avoir indiqué sa porte, et cela d'un tel ton que tout mon coeur s'associait à ses paroles. Pour achever il récita le «Notre Père», puis il y eut un instant de silence, après quoi chacun des enfants se releva».


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