Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

_ 26a

Couverture du livre 26a

Auteur : Diana Evans

Traducteur : Mona de Pracontal

Date de saisie : 18/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Robert Laffont, Paris, France

Collection : Pavillons

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-221-10715-7

GENCOD : 9782221107157

Sorti le : 18/01/2007

Bessi et Georgia sont liées comme les doigts de la main, font tout ensemble, dorment ensemble, partagent leurs secrets, respirent ensemble...comme des jumelles, puisqu'elles le sont... Métisses, de mère nigériane et de père anglais, elles partent l'espace de 2 ans, au Nigeria, pays qui les transformera, chacune dans leur for intérieur, et qui les marquera... notamment par un "conte" que leur racontera un des membres de la famille de leur mère, mettant en scène deux jumelles, Ode et Onia, donc le destin sera forcément tragique, les jumelles étant considérées comme des enfants du diable.
De retour dans leur banlieue de Londres, B+G, comme il est inscrit sur la porte de leur "grenier" elles réapprennent à vivre, dans une maison qui a été sous-louée, grandissent, se séparent pour commencer leur vie chacune loin de l'autre...qui verra ce "conte" africain se réaliser...
Une bonne écriture, une histoire assez enlevée, dynamique avec de bons rebondissements. On perce quelque peu ce mystère des jumelles inséparables, on touche du doigt cette complicité, cette incompréhension des autres membres de la famille. L'épisode nigérien est particulièrement réussi, qui sera révélateur aussi bien pour les jumelles, que pour leurs deux autres soeurs et leurs parents. Une bonne opposition banlieue londonienne / soleil et chaleur nigériane, qui fait rêver... quoique...


Claire Lamarre - 02/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 15/02/2007

" Sur l'exterieur de leur porte d'entrée, Georgia et Bessi avaient écrit à la craie 26a et sur la face intérieur G+B, à hauteur des yeux, juste au dessus de la poignée.
C'était leur dimension supplémentaire. Celle qui venait après la vue, l'ouïe, l'odorat le toucher et le goût, celle ou le monde se déployait et se multipliait parce qu'il était la somme de deux personnes. Ce qui brillait brillait deux fois plus. Chaque couleur avait plus de couleur.

" Du grenier du 26 Waifer Avenue, dans la banlieue populaire de Londres où elles grandissent au sein d'une famille chaotique, Bessi et Georgia ont fait leur royaume.
Un royaume peuplé de secrets et de rêves, où l'on n'est invité à entrer que si l'on frappe à la porte. Une fois franchi le seuil, on y découvre l'histoire terriblement attachante de ces jumelles monozygotes de père anglais et de mère nigériane, à l'époque où l'Angleterre vit au rythme du mariage du prince Charles et de Lady Di.

Entre onirisme et réalité, fantaisie et émotion pure, ce premier roman ressuscite avec une grâce exceptionnelle le pays perdu de l'enfance.

Diana Evans vit à Londres, où elle est née. Louée par la presse, comparée à Zadie Smith et Alice Sebold, la jeune romancière anglo-nigériane a remporté en Grande-Bretagne le prestigieux prix Orange du premier roman. D'inspiration largement autobiographique, 26a, qui rencontre dans une dizaine de pays un grand succès, sera prochainement adapté au cinéma.
.


  • Les courts extraits de livres : 20/02/2007

Georgia et Bessi comprenaient donc parfaitement cette expression dans l'oeil du hamster, en bas, au jardin d'hiver. Prisonnier d'une cage à côté du lave-vaisselle, il avait une fourrure rousse striée de blanc. Qu 'est-ce que c'est ? disaient ses yeux. Où suis-je ? Brouillée par un flou hamstérien, la vue depuis sa cage se résumait à une machine à laver, des seaux empilés, des rideaux figés et des sacs plastique remplis de sacs plastique, pendus au plafond tels les fantômes d'un massacre. Des gens, des géants, venus d'autres parties de la maison, traversaient la pièce en claquant la porte, faisant tinter le carillon. Un homme à l'air revêche, qui souffrait de tremblements matinaux. Une femme toute de murmures, un filet à cheveux sur la tête, qui portait du pain et des sacs de pois indiens surgelés.
Qu 'est-ce que c'est ?
Sans conviction, il poussait du museau contre sa roue en plastique, en quête de mouvement, dans un espoir de fuite ou de clarté. Et l'explication ne venait jamais. C'était une interrogation qui dépassait le simple besoin de savoir à quoi servait la roue, d'où venait la cage et comment il s'était retrouvé là - ou, pour les jumelles, le sens du mot «supercalifragilistique» et pourquoi leur père aimait le chanteur Val Doonican. La question était plutôt : «Qu 'est-ce que Val Doonican ?» Donc : «Que suis-je ?» La question qui précédait toutes les autres.
Le hamster était seul, ce qui aggravait les choses. Seul avec sa roue sur un matelas de copeaux de bois et de papier journal. Georgia et Bessi faisaient tout leur possible ; elles le bourraient de raisins et nettoyaient ses saletés, elles lui avaient donné un nom. «Ham», dit Georgia, les yeux à la hauteur de Ham car elle n'avait que sept ans, «essaie d'être heureux certains jours, hein, sinon, un matin, tu risques de ne pas te réveiller. Voici un cadeau». Elle avait cueilli une rose du rosier du jardin qui Relevait de Sa Responsabilité (c'était Aubrey qui l'avait dit et Ida avait accepté, alors Kemy n'avait qu'à se taire) et l'avait posée sur une soucoupe, pétales rubis aplatis sur un côté, une feuille unique endormie au soleil.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia