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.. La maison du retour

Couverture du livre La maison du retour

Auteur : Jean-Paul Kauffmann

Date de saisie : 15/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : NIL, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 2-84111-308-6

GENCOD : 9782841113088

Sorti le : 15/02/2007

CharlotteThomas - 03/04/2007


Joachim Salinger - 05/03/2007


Charlotte Etasse - 23/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 17/02/2007

Détenu au Liban pendant trois ans, le narrateur choisit après sa libération de s'installer au coeur de la forêt landaise.
Deux maçons taciturnes restaurent la maison. Il campe au milieu du chantier, rééduquant ses cinq sens au contact de la nature. Il va devenir prisonnier de la demeure dans la clairière et prendre de plus en plus de goût à cette dépendance. Dans cette parenthèse qui sépare la fin de l'épreuve du retour au monde des vivants, il écrit ce livre de la délectation où les odeurs, les visions et les rumeurs du monde sont nommées comme au premier jour.

Journaliste et écrivain, ancien rédacteur en chef de L'Amateur de bordeaux et fondateur de L'Amateur de cigare, Jean-Paul Kauffmann est l'auteur de L'Arche des Kerguelen, de La Chambre noire de Longwood et récemment de 31, allées Damour : Raymond Guérin, 1905-1955. Il a obtenu notamment les prix Roger-Nimier et Femina essai.



  • La revue de presse Emilie Grangeray - Le Monde du 29 mars 2007

C'est un livre lumineux. Une histoire d'amour entre un homme et une maison. Après "trois années fantômes", Jean-Paul Kauffmann part à la recherche d'un lieu qui saura lui redonner le goût des choses. Il choisit de s'installer dans les Landes...
Après de nombreuses visites, il tombe sur une vaste retraite campagnarde, qui fut un bordel lors de la deuxième guerre mondiale...
Parfois, la terre des Landes le désespère : "On a beau y déverser de l'humus, de la tourbe, du fumier, le sable finit toujours par réapparaître. A tout ce qu'il touche, il transmet sa nature pulvérulente." Ce sable qui resurgit, il le compare volontiers à ce passé qui ne cesse de remonter à la surface : "Il métamorphose tout sur son passage, exerçant sur moi un pouvoir absolu. De ce passé qui a pu me montrer ma vulnérabilité, je me suis servi comme d'un tremplin."


  • La revue de presse - Le Figaro du 22 février 2007

La Maison du retour est le premier livre où l'écrivain accepte d'évoquer l'aventure qu'il endura, et ce qui s'ensuivit. Jamais il n'avait parlé aussi précisément de lui, de son état d'esprit au lendemain de ses trente et quelques mois de réclusion. L'ancien reclus tombe les chaînes et fend l'armure. Sitôt libéré, Jean-Paul Kauffmann n'a eu de cesse qu'il ne retrouve quatre murs. C'est le paradoxe de l'homme d'aspirer à la liberté, en même temps qu'il cherche à «s'établir»...
Installé dans un bâtiment en travaux, tel Robinson sur son île, Kauffmann fait son trou. Il ne se contente pas de rédiger la chronique d'une restauration, ne se limite pas aux démêlés avec les entrepreneurs - «Vous plaisantez, Monsieur Boullu» - non plus qu'il ne brode sur le thème «Les maisons nous habitent» pour un magazine de déco. Lui, le déraciné décrit sa réimplantation.


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 22 février 2007

A 62 ans, Jean-Paul Kauffmann est un «élégiaque enjoué». C'est ainsi qu'il se présente dans La Maison du retour, son nouveau récit, texte magnifique et, surtout, très personnel - beaucoup plus qu'aucun de ses précédents ouvrages...
L'art de vivre n'est pas un vain mot pour ce fils de boulangers, amateur notoire de grands crus et de cigares. Un hédonisme qui a toute sa place dans La Maison du retour : le bonheur de déguster un verre de Mission Haut-Brion 1975; le bonheur de lire et de relire une page des Géorgiques, de Virgile, d'écouter à l'envi un air adoré de Haydn; le bonheur de pouvoir contempler un paysage sauvage et «jamais borné»; le bonheur d'investir cette demeure qui redonne tellement confiance à l'ex-otage...
L'intéressé préfère parler «d'une certaine solitude, choisie». Une solitude qu'il invite aujourd'hui à partager. Tant mieux, car la compagnie de Jean-Paul Kauffmann est l'une des plus réjouissantes qui soient !


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 22 février 2007

Il faut recommencer à vivre dans le monde d'avant, devenu celui d'hier, sans lendemain. Mais comment ? Trois ans de captivité au Liban, de 1985 à 1988, ont évidemment transformé Jean-Paul Kauffmann. La Maison du retour raconte la recherche par lui-même d'un homme démis, et qui doit se refaire : convalescence et reconstruction après une métamorphose subie...
Il achète Les Tilleuls, dans les Landes, au coeur de la forêt, à l'hiver qui suit sa libération. Des maisons, il en a vu. Aucune ne lui convient. Un jour, sur la route d'une visite en laquelle son client ne croit guère, l'agent immobilier lui montre celle-ci par acquit de conscience, presque par hasard. C'est un coup de foudre...
Il a survécu, il revit. Et il devient écrivain.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 15 février 2007

Après trois ans de détention au Liban, Jean-Paul Kauffmann s'est réfugié dans les Landes et a fait de son exil un royaume...
Quelques mois après sa délivrance, Jean-Paul Kauffmann a donc choisi une maison où s'enfermer, le plus souvent seul, dont il serait à la fois l'architecte, le gardien, le jardinier, l'oblat et le reclus conditionnel. Une prison à ciel ouvert. Après avoir sillonné le Bordelais, l'amateur de grands vins a jeté son dévolu sur les Tilleuls, une bâtisse abandonnée au coeur de l'odoriférante et mauriacienne forêt des Landes, dont il a appris qu'elle avait été, pendant l'Occupation, un bordel pour SS. Il l'a aimée, au premier coup d'oeil, parce qu'elle était belle, vaste, entourée de hauts arbres, et surtout négligée. Il ne cherchait pas tant à la conquérir qu'à la faire revivre. Ensemble, ils allaient réapprendre à respirer, à s'installer dans le présent comme s'il était perpétuel. «La Maison du retour» est une très belle histoire d'amour. Entre un rescapé de l'enfer et une ruine du paradis...
«La Maison du retour» est un livre à l'ancienne, avec pleins et déliés, écrit par «un élégiaque enjoué» au rythme lent des jours qui passent, et dont la prose, sensible à la météorologie, semble accompagner le moindre mouvement de la nature environnante et traduire, à la perfection, chaque parfum. Car Kauffmann est un nez incroyable. Les yeux fermés, il reconnaît, à l'odeur, la fraîcheur de la fougère, la clarté des bruyères et le grillé de l'ajonc. C'est aux Tilleuls qu'il a reconstitué sa mémoire olfactive et sensitive. Il la restitue dans ce livre boisé et capiteux, qui parfois étourdit.


  • Les courts extraits de livres : 26/02/2007

J'apprends à connaître M. Podium, petit homme dodu au teint bistre, le cou étranglé par une cravate si étroite qu'elle ressemble à une ficelle. Je le verrai perdre peu à peu son bel optimisme.
Notre indécision va le miner. Il s'évertuera à n'en rien laisser voir. «Je crois en la victoire. Aucun client n'est reparti bredouille.» Dans la région, Atys-Lapouyade a été raccourci en Attila. La domination implacable de l'agence est sans doute pour quelque chose dans ce surnom.
Pendant des mois, nous prospectons avec lui. Balloon, ainsi que le surnomme affectueusement ma femme, nous fascine par son extraordinaire agilité. Malgré sa corpulence, il est vif comme un lutin, surtout quand il grimpe dans son 4x4. Une ou deux fois, nous croyons avoir trouvé la maison conforme à nos illusions : isolée, rustique et ruinée.
C'était par exemple un moulin au confluent de deux rivières, situé en pleine forêt. Un pont en bois, datant de Mérovée, permettait d'atteindre la presqu'île. Les solives avaient tremblé au passage de notre voiture dans un grondement sourd. Par temps clair, il faisait dans ce vallon aussi noir que dans un tunnel. Mais quel emplacement ! La végé­tation avait repris ses droits. Dans le jardin potager à l'abandon, la sauge s'était multipliée. Elle avait tout envahi. Retourné à l'état sauvage, le site possédait une beauté mystérieuse et primitive qui faisait peur. Dès la chute du jour, les entrailles de la terre, l'eau de la rivière, les animaux aquatiques, les oiseaux nocturnes devaient mener un sabbat d'enfer. Ce n'était pas fait pour me déplaire. À condition que ces forces invisibles ne fassent pas trop de bruit.


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