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.. Le basilic et la turquoise : Botticelli, vivre

Couverture du livre Le basilic et la turquoise : Botticelli, vivre

Auteur : Olympia Alberti

Illustrateur : calligraphies Colette Ottmann

Date de saisie : 23/10/2006

Genre : Arts

Editeur : les Petites vagues, La Broque, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

GENCOD : 9782915146295

Sorti le : 23/10/2006

Emma Barcaroli - 13/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 15/02/2007

Dans ses visages peints, dans les voiles qui dénudent les corps plus qu'ils ne les masquent, vous pressentez un frère - comme toute vision qui prononce l'amour. Vous embrasser, pour vous connaître ? Vous n'avez qu'à regarder les pieds qu'il enserre de résilles d'or, les fleurs qu'il fait jaillir des lèvres décloses - les tentations qu'il déjoue sont les vôtres, les forêts qu'il a ouvertes sont vos rêves, les corps qu'il étreint, vous les avez habités.
Est-ce qu'au premier regard vous n'avez pas su, (...) qu'il aimait les nuits de jasmins, les matins d'heures sans hâte, les soirées poudrées de lune, qu'il désirait plus que toute merveille approchée, s'unir à lui-même, réconcilier la gravité et l'allégresse, la saveur et la prière, l'ardeur et le renoncement, le don et la contemplation, qu'il aimait le basilic sur les pâtes fraîches et après une saveur si pénétrante, si libre que d'insaisissable, elle devenait une part d'être-là sans définition possible, qu'il demeurait longtemps, tout écart aboli, entre le bronze d'un coeur et la perle d'une âme, à noyer ses yeux dans une soie turquoise.» O. A.


  • Les courts extraits de livres : 15/02/2007

Dans ses visages peints, dans les voiles qui dénudent les corps plus qu'ils ne les masquent, vous pressentez un frère - comme toute vision qui prononce l'amour. Vous embrasser, pour vous connaître ? Vous n'avez qu'à regarder les pieds qu'il enserre de résilles d'or, les fleurs qu'il fait jaillir des lèvres décloses, les tentations qu'il déjoue sont les vôtres, les forêts qu'il a ouvertes sont vos rêves, les corps qu'il étreint, vous les avez habités. Est-ce qu'au premier regard vous n'avez pas su, tout de suite, dans un mêlement de peur et de reconnaissance, n'avez-vous pas éprouvé qu'il aimait les nuits de jasmins, les matins d'heures sans hâte, les soirées poudrées de lune, qu'il désirait plus que toute merveille approchée, s'unir à lui-même, réconcilier la gravité et l'allégresse, la saveur et la prière, l'ardeur et la chasteté, le don et la contemplation, qu'il aimait le basilic sur les pâtes fraîches et après une saveur si pénétrante, si libre que d'insaisissable, elle devenait une part d'être-là sans définition possible, qu'il demeurait longtemps, tout écart aboli, entre le bronze d'un coeur et la perle d'une âme, à noyer ses yeux dans une soie turquoise. À gémir.
N'avons-nous pas su cela sans nom mais vivant, n'avons-nous pas connu la certitude d'une famille d'âmes disséminées en pollen sur la terre, en caresse d'or aux pieds de la Déesse ? L'irréversible vous touche, et que reste-t-il, dans l'instant du foudroiement, sinon de déposer les armes l'une après l'autre, les fausses défenses et les vraies paresses, et de consentir, âme charnellement dépossédée et comblée, à l'éblouissante défaite du masque ?


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