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Date de saisie : 04/01/2007
Genre : Psychologie, Psychanalyse
Editeur : Erès, Toulouse, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 2-7492-0500-X
GENCOD : 9782749205007
Sorti le : 04/01/2007
Les références à l'art théâtral se rencontrent tout au long de l'oeuvre de Freud ; elles semblent même lui permettre parfois de théoriser des points restés impensés dans «l'autoanalyse» ou les cures conduites. Pour s'en persuader, il suffit de relire la lettre à Fliess de 1897 où, au seuil de la découverte psychanalytique, Freud s'appuie sur l'effet provoqué chez le spectateur de l'Oedipe-Roi de Sophocle pour tenter de rendre compte de la généralité de l'expérience oedipienne. Lacan, à l'occasion du séminaire sur le transfert, étudiera lui, plus tard, la Trilogie des Coufontaines de Claudel pour approfondir la question du père. Le théâtre n'est pas chez eux un vain ornement, mais bien un des lieux d'où peut sourdre une compréhension possible de la dynamique subjective. Dans cette lignée, il ne s'agira pas d'effectuer, à l'occasion de ce numéro 2 d'Insistance, une psychanalyse du théâtre, mais bien d'interroger la psychanalyse depuis le théâtre.
TABLES DES MATIERES
EDITORIAL
Jean-Michel Vives
Dionysos : la naissance de l'acteur
Alain Didier-Weill
L'inconscient théâtral : Freud et le théâtre
Paul-Laurent Assoun
Poétique théâtrale et esthétique freudienne
Jean Florence
«Anka oulado... La maladie n'est pas une marchandise, l'esprit ne s'achète pas...»
ou du théâtre thérapeutique au Mali
Olivier Douville
De la haine du théâtre et du comédien.Petit traité de l'illusion
Jean-Michel Vives
Quelques notes sur la déclamation...
Alain Zaepffel
La malédiction du sexe dans le théâtre de Nelson Rodrigues
Nadiá Paulo Ferreira
«Organe théâtre» ou conversation sur l'art de mettre en scène
Jean-Luc Paliès
Acquis le dernier mot ?
Florence Camoin
Rencontre avec Jung à l'occasion des représentations de «Vienne 1913» d'Alain Didier-Weill
Pascal Parsat
Carmen, la loi de l'amour, «L'amour est enfant de Bohême qui n'a jamais, jamais connu de loi»
Francis Cohen
À propos des heures blanches
Entretien avec Jacques Nichet
Ariabellissima. Dialogue entre l'artiste et le psychanalyste (suite)
Jean Charmoille
Sur la création d'un opéra séminaire : Ariabellissima. Essai critique
Claude Maillard
L'homme masqué, la nature voilée
Alain Didier-Weill
VARIA
Pour une approche pulsionnelle du mana
Frédéric Vinot
Art réel et sciences-fictions
Rosa Guitart-Pont
Orphée, cet analyste
Suzanne Delorme
À propos de «l'indifférence chinoise» à la psychanalyse
Alain Didier-Weill
Quand je dis «jeudi»
Frédéric de Rivoyre
APRES-COUP
Le problème de l'après-coup
Alain Didier-Weill
Trop mais pas trop... Lecture de Dominique Bertrand
Olivier Grignon
La «défaite des femmes» dans l'opéra
De l'envie à mort du féminin au désir du meurtre du féminin
Anne Juranville
Un autre silence. À propos du texte de Dominique Bertrand :
«Penser la musique : la part du diable»
Frank Gautret
S'abandonner, dit-il. Du mystère de l'écrit au mystère de la voix
Michel Cazenave
À propos du texte de Jean Charmoille
Michel Rossignol
PHOTOS
Jean Daviot, Écriture de lumière, lune, 2003.
©www.daviot.net Pages 38, 92, 106, 110, 118, 152, 170, 182, 188, 204.
Ont participé à ce numéro : PAUL-LAURENT ASSOUN - FLORENCE CAMOIN - MICHEL CAZENAVE - JEAN CHARMOILLE - FRANCIS COHEN - FREDERIC DE RIVOYRE - SUZANNE DELORME - ALAIN DIDIER-WEILL - OLIVIER DOUVILLE - NADIA PAULO FERREIRA - JEAN FLORENCE - FRANCK GAUTRET - OLIVIER GRIGNON - ROSA GUITART - ANNE JURANVILLE - CLAUDE MAILLARD - JACQUES NICHET - JEAN-LUC PALIES - PASCAL PARSAT - MICHEL ROSSIGNOL - FREDERIC VINOT - JEAN-MICHEL VIVES - ALAIN ZAEPFFEL -
Hippias - Il arrive demain ?
Lisias - Oui c'est le 12 d'Anthestérion.
Georgias - Mon père est tremblant, tu ne peux pas savoir, ils sont tous dans cet état : mes oncles aussi et les grands-pères.
Hippias - Mais pourquoi ?
Georgias - Tu verras, toi qui n'es pas d'Athènes et qui ne l'as jamais vu, quand il est là, tout se fait à l'envers. Les lois de Zeus sont renversées, les hommes ne commandent plus aux femmes, il n'y en a que pour elles...
Lisias - Et pour les ivrognes...
Georgias - Et pour les enfants.
Hippias - Ce sont les femmes, les ivrognes et les enfants qui se réjouissent de sa venue ? Georgias - Tu verras, le vin nouveau coulera de partout quand les jarres seront ouvertes.
Lisias - Et pour le banquet de Panspermia, tous les bambins viendront se régaler. Hippias - Et les femmes, pourquoi se réjouissent-elles ? Boivent-elles comme les hommes ?
Rires étouffés des deux autres.
Lisias - Les femmes ne se réjouissent pas comme les hommes, pour des raisons vulgaires, Dionysos leur apporte bien d'autres choses que le vin nouveau.
Hippias - Mais puis-je savoir, ami, ce que Dionysos leur apporte ?
Georgias - Ne sais-tu pas qu'il s'agit d'un mystère qui ne peut être dévoilé qu'aux femmes ?
Lisias - Tu parles d'un mystère !
Lisias fait un geste obscène en éclatant de rire. Mais ce rire s'interrompt soudain. Un vieillard dégageant une étrange majesté vient de s'approcher d'eux. Laura sacrée qui se dégage de lui est accentuée par le fait que ses deux yeux fixes montrent la prunelle blanche d'un aveugle.
Les trois adolescents ressentent une sorte d'effroi, car le regard que l'aveugle pose sur eux semble avoir le pouvoir de lire en eux.
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