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.. Les paradoxes du pardon

Couverture du livre Les paradoxes du pardon

Auteur : Nicole Fabre

Date de saisie : 01/02/2007

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-226-17604-2

GENCOD : 9782226176042

Sorti le : 01/02/2007

Emma Barcaroli - 27/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 18/02/2007

La notion de pardon fait partie de notre héritage judéo-chrétien. Mais parce qu'il est souvent lié à l'idée de péché, son sens peut apparaître restreint ou déformé. Or que signifie la demande de pardon ? À qui s'adresse-t-elle ? Les termes de faute et de culpabilité ont-ils toujours une portée aujourd'hui ? Peut-on se pardonner à soi-même ? Est-il vrai que le pardon ne prend tout son sens que face à l'impardonnable ? D'autres voies peuvent-elles s'ouvrir à nous au-delà du pardon possible ou impossible ?

Nicole Fabre éclaire ces questionnements et nous permet de comprendre en quoi le pardon garde sa pertinence dans notre contexte actuel.

Nicole Fabre, psychanalyste à Paris, est l'auteur de nombreux ouvrages chez différents éditeurs. Dernier livre : La solitude, ses peines et ses richesses (Albin Michel)


  • Les courts extraits de livres : 18/02/2007

Et ce moment où je me sens coupable sans pouvoir encore nommer ma faute, peut-être même sans pouvoir espérer la connaître, est-il le produit de l'éducation que j'ai reçue, des événements qui ont jadis ou aujourd'hui marqué ma vie ? Est-ce un moralisme ambiant qui me conduit dans ces brumes où je me perds lorsque seul demeure le sentiment qui les habite ? S'agirait-il de la conscience coupable que dénoncent Kierkegaard comme Sartre, le sentiment d'un monde cassé en moi et autour de moi, pour reprendre la formule de Gabriel Marcel ? S'agit-il d'une «maladie de l'âme», pour emprunter à Julia Kristeva encore une formule choc, une maladie de l'âme dont le versant dépressif serait soit la cause, soit la conséquence de la conscience obscure d'une culpabilité insupportable ?
«Il me semble toujours que c'est ma faute», me disait un jour une petite fille, et elle nom­mait en vrac d'innombrables «choses qui étaient sa faute» : sa faute si le petit chat était mort écrasé, sa faute si elle reniflait quand il ne fallait pas, si elle faisait des taches sur son tricot tout neuf, sa faute si elle était nulle en français et en gym, sa faute si, bien avant sa naissance, son père, enfant, avait souffert de la faim !


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