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.. Le bien-vieillir : la révolution de l'âge : de la connaissance à l'action

Couverture du livre Le bien-vieillir : la révolution de l'âge : de la connaissance à l'action

Auteur : Maurice Tubiana

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 2-87706-607-X

GENCOD : 9782877066075

Lise Maussion - 05/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 27/02/2007

«Entre 1900 et 2007, l'espérance de vie est passée de 45 ans à plus de 80 ans. En 1900, quand on parvenait à 60 ans, ce qui était peu fréquent, on était un vieillard. Aujourd'hui, à cet âge, on est en pleine forme et l'on a plus de 20 années d'excellente qualité devant soi. Avec quelques règles, assez simples, on peut non seulement prolonger sa vie au maximum, mais la rendre plus riche, plus stimulante. Il ne faut pas se protéger en s'enfermant dans un cocon, mais au contraire rester actif, inséré dans le siècle, ne pas laisser son corps et son cerveau s'engourdir.

«Que faire de ce cadeau imprévu de 35 ans supplémentaires que nous offre le monde moderne ? Certains répondront la retraite, d'autres craindront que l'oisiveté et une vie sans but n'engendrent l'ennui puis l'angoisse. Le progrès médical a changé la face de la vieillesse. La société doit en tenir compte non seulement pour améliorer la qualité de vie pendant cette période, mais aussi pour remettre en question les idées reçues et permettre aux personnes âgées de participer pleinement à la vie de la cité et, au lieu de les exclure, faire en sorte qu'elles puissent contribuer, grâce à leur expérience, à son fonctionnement.

«J'avais 83 ans lors de la première édition, j'en ai 87 aujourd'hui et, à cet âge, quatre ans sont une très longue période. Plus que jamais je pense qu'on ne peut vivre et affronter les difficultés de l'âge que si l'on a confiance en soi, si l'on se sent utile, capable d'aider les autres et si l'on éprouve de la joie à être aidé par eux. L'homme n'est pas un animal solitaire et plus on vieillit, plus on a besoin du réconfort d'un regard amical, d'un geste, d'un remerciement et plus est précieux le sentiment de les avoir mérités.»

Maurice Tubiana, cancérologue, a dirigé l'Institut Gustave Roussy. Membre de l'Académie des sciences et ancien président de l'Académie nationale de médecine, il a contribué au rapport sur «les aspects scientifiques, médicaux et sociaux de la longévité et du vieillissement» publié conjointement par ces deux institutions.


  • Les courts extraits de livres : 27/02/2007

RAPPEL BIOLOGIQUE

Naître, vivre, mourir. Tel paraît être le destin de tout être vivant. En réalité, si c'est bien celui des organismes multicellulaires, ce n'est pas celui des premiers êtres apparus sur notre planète. Pendant trois milliards d'années, la règle a été différente. Les organismes primitifs, par exemple les bactéries, naissent de la division d'une bactérie, puis chacune des deux petites bactéries qui vient d'apparaître grossit, et quand elle a atteint une taille suffisante, se divise à son tour. Le cycle dure vingt minutes ; en trois heures et demie, le nombre de bactéries a été multiplié par mille. Pour ces organismes le vieillissement n'existe pas, la mort n'est pas programmée, elle est un accident.
Le risque d'un tel système est que les bactéries filles soient identiques à la bactérie mère. La stabilité, dans un monde qui, lui, change continuellement (le jour et la nuit, les saisons, les âges géologiques avec l'alternance de périodes glaciaires et de périodes chaudes), serait catastrophique. Pour permettre l'adaptation, il faut introduire l'instabilité, le changement. C'est bien ce qu'on observe chez les êtres vivants. La vie est la reproduction avec un petit risque d'erreur.
Les caractères de tous les organismes, de la bactérie à l'éléphant, sont régis par les informations contenues dans les molécules d'ADN (les gènes) qui constituent l'ordinateur gouvernant la cellule. Supposons deux espèces de bactéries : dans l'une les trois mille gènes des deux bactéries filles sont identiques à ceux de la bactérie mère, le mécanisme de reproduction est parfait. Dans l'autre, il est presque parfait : il y a une erreur sur un million de gènes. Parmi les mille bactéries descendantes de la bactérie initiale nées en trois heures et demie, soit trois millions de gènes, il y aura eu trois erreurs, donc trois bactéries dans lesquelles un des gènes est différent de celui de la bactérie mère. Dans l'immense majorité des cas, ces bactéries «mutantes» sont désavantagées, mais dans quelques cas la différence peut être bénéfique, surtout si le milieu a changé, par exemple la température, ou la teneur en oxygène de l'atmosphère (il y a eu d'énormes variations de cette teneur au cours des temps géologiques).


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