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.. Petit manifeste pour une écologie existentielle : ce qui est en jeu, la survie de l'homme

Couverture du livre Petit manifeste pour une écologie existentielle : ce qui est en jeu, la survie de l'homme

Auteur : Thierry Paquot

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : François Bourin éditeur, Paris, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 2-84941-057-8

GENCOD : 9782849410578

Mélanie Couillaud - 09/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 05/03/2007

Parce que les décideurs politiques sous-estiment totalement l'enjeu écologique.
Parce que les décideurs économiques ne pensent qu'à leurs profits.
Parce que les «sommets de la Terre» ne sont bien souvent que des shows médiatiques.
Parce que chacun rejette la responsabilité sur l'autre.
L'espèce humaine est en danger de mort, et c'est à chaque individu d'agir pour tenter de la sauver.
L'impératif écologique ne concerne pas seulement la faune et la flore, le climat et les ressources énergétiques, il vise également l'humain dans son unité, son écologie temporelle et son écologie culturelle. Il concerne nos moindres faits et gestes, et ne peut être traité à part. Non au ministère du développement durable, non aux institutions spécialisées qui émiettent les actions et les procédures. C'est toute l'organisation politique, économique et sociale qu'il s'agit d'aborder écologiquement.
Si les décideurs ne veulent rien entendre, alors utilisons l'arme pacifique de la désobéissance civique pour gagner ce combat !

Thierry Paquot, philosophe, professeur des universités, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont L'Art de la sieste (Zulma, 1998) et Éloge du luxe (Bourin Éditeur, 2005) s en plusieurs langues. Il collabore au Monde diplomatique, au Magazine littéraire, à Esprit. Il est aussi l'auteur de la revue Urbanisme et producteur sur Culture.


  • Les courts extraits de livres : 05/03/2007

Toute machine qui surconsomme un bien commun (l'eau) ou une énergie n'a plus sa place à l'heure de l'impératif écologique et doit être fortement taxée (je songe ici à un 4 x 4 ou à une moto mal réglés) en attendant son retrait de la vente. Créer des besoins inutiles est le propre de l'économie de marché, sachant que le consommateur est plutôt «bon public» et trouve, finalement, une utilité à cette inutilité. C'est toute une économie politique critique qu'il faut impulser et enseigner. Adopter une écologie-attitude revient à s'opposer à la société de consommation, non pas de façon répressive mais ludique, en suggérant des alternatives. Loin de moi l'idée de «surveiller et punir» le consommateur qui jouit du gaspillage et apprécie secrètement la pollution écologique. Il faut le convaincre de l'existence d'autres jouissances qui ne déséquilibrent pas de manière irréversible tel ou tel «milieu». Voilà où la contradiction explose. Le luxe, par exemple, qui mise sur la qualité des matériaux, le savoir-faire de l'artisan, le sur-mesure et la solidité du produit fabriqué participe paradoxalement à cette démarche écologique (je ne parle pas des «industries du luxe» qui relèvent d'une autre logique, comme je l'ai longuement exposé dans Eloge du luxe, et qui poussent à la consommation pour la consommation dans le plus grand mépris des écosystèmes).
Un autre exemple, l'élevage. L'alimentation carnée est signe d'opulence, de richesse, de puissance. La figure du chasseur est exemplaire dans de nombreux contes populaires. Le barbecue (terme haïtien, dérivé de barbaque) dans de très nombreux pays se pare des couleurs de la fête, c'est dimanche ! Quand une culture glisse d'une alimentation riche en féculents, céréales, légumes et poissons vers une alimentation constituée de viandes, de fromages, de beurre, le paysage rural se transforme (les parcelles maraîchères sont réunies pour constituer des pâturages), la physiologie des humains se modifie et de nouvelles pathologies se manifestent. Il ne s'agit pas d'opposer une culture carnée qui serait non écologique à une culture alimentaire végétarienne qui le serait, mais de noter simplement une corrélation entre la consommation de viande et l'émission des C02.


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