Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter.
Une histoire étrange et émouvante où il est question
- dune fillette ;
- de mots ;
- d'un accordéoniste ;
- d'Allemands fanatiques ;
- d'un boxeur juif ;
- de vols.
Traduit en 20 langues Le best-seller 2007
Markus Zusak, 30 ans, est l'auteur de plusieurs livres, tous primés. Les critiques du inonde entier saluent son talent et sa virtuosité.
«La Voleuse de livres a sa place aux côtés du Journal d'Anne Franck et de La Nuit d'Elie Wiesel.»
USA Today
«Déconcertant, intriguant, triomphant et tragique, c'est un roman magistral à vous couper le souffle.»
The Guardian
La revue de presse Johanna Luyssen - Le Monde du 6 avril 2007
C'est le roman que les jeunes Américains s'arrachent ces temps-ci : La Voleuse de livres. Dans cette histoire de bruit et de fureur - elle se déroule dans l'Allemagne nazie -, le lecteur est transporté à Molching, non loin de Dachau. La Mort est la principale narratrice. L'auteur l'a voulue pince-sans-rire - "Je n'ai pas de faux, ni de faucille", précise-t-elle - et omniprésente...
Ironique et paradoxal, mais jamais choquant, La Voleuse de livres appartient à ce genre hybride d'ouvrages destinés à la fois aux adolescents et aux adultes - d'où sa parution simultanée en jeunesse et au rayon adulte. Cela en fait une sorte de roman universel et "global" : traduit en 20 langues, ce livre connaît un grand succès en Australie, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Les phrases sont courtes, l'écriture enlevée, les ruptures dans le récit nombreuses. Et malgré un ton parfois presque détaché à l'évocation des événements de l'Allemagne nazie, rien n'est jamais trouble. Avant toute chose, La Voleuse de livres célèbre l'amour de la lecture, les liens familiaux, la solidarité humaine. De quoi attendrir la Mort elle-même.
Les courts extraits de livres : 10/03/2007
«Procédons dans l'ordre», dit Hans Hubermann cette nuit-là. Il lava les draps, puis les étendit. «Maintenant, on peut y aller, fit-il en revenant. La classe de minuit peut commencer.»
La poussière dansait dans la lumière jaune.
Liesel était assise sur des draps propres et froids, honteuse et ravie. L'idée qu'elle avait mouillé son lit la taraudait mais, en même temps, elle allait lire. Elle allait lire son livre.
L'excitation s'empara d'elle.
Faisant naître des images d'un génie de la lecture de dix ans.
Si seulement tout était aussi simple !
«Pour être franc, expliqua sans détour Papa, je ne lis pas très bien moi-même.»
Quelle importance, après tout ? C'était peut-être mieux, au contraire. Cela risquerait moins de frustrer la fillette qui, elle, n'en était pas capable.
Néanmoins, au début, quand Hans Hubermann prit le livre et le feuilleta, il n'était pas très à l'aise.
Il vint s'asseoir auprès d'elle sur le lit et s'installa, les jambes pendantes. Il examina de nouveau le livre, puis le posa sur la couverture. «Dis-moi, pourquoi une gentille enfant comme toi veut-elle lire une chose pareille ?»
Liesel haussa de nouveau les épaules. Si l'apprenti fossoyeur avait lu les oeuvres complètes de Goethe ou d'un autre grand écrivain, c'était ce qui se serait trouvé sur son lit maintenant. Elle tenta de l'expliquer. «Eh bien, quand... j'étais assise dans la neige et...» Les mots murmurés glissèrent sur le lit et tombèrent en pluie sur le sol.
Papa sut quoi répondre. Il savait toujours.
Il passa une main ensommeillée dans ses cheveux et déclara : «Promets-moi une chose, Liesel. Si je meurs bientôt, fais en sorte qu'on m'enterre dans les règles de l'art.»
Sérieuse, elle hocha affirmativement la tête.