Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Marie Talabot : une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle

Couverture du livre Marie Talabot : une Aveyronnaise dans le tourbillon du XIXe siècle

Auteur : Louis Mercadié

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Rouergue, Arles, France

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-84156-832-1

GENCOD : 9782841568321

François Attia 100407 - 12/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 13/03/2007

«Vous ne voulez pas me voir vivante, je vous dominerai après ma mort !» aurait lancé Marie Talabot aux habitants de sa ville natale de l'Aveyron. Son mausolée, imposant monument de marbre blanc érigé en 1892, domine la vallée d'Olt, surplombant la ville et défiant les passants. Personnage au grand coeur, audacieuse et déterminée, pour les uns, parvenue et courtisane pour les autres, Marie Talabot intrigue et provoque toujours, fidèle à ce qu'elle fut de son vivant.
Née en 1822, Marie-Anne Savy, partie de rien, devint l'une des femmes les plus riches et les plus connues de la France du Second Empire. Elle perd sa mère dès l'âge de cinq ans, connaît alors l'orphelinat, puis l'usine avant d'entrer au service d'une grande famille de la ville. En 1837, engagée par des notables marseillais, elle quitte l'Aveyron pour le Midi. Là, elle rencontre Paulin Talabot, polytechnicien, grand entrepreneur saint-simonien, et ingénieur visionnaire à l'origine de l'arrivée du chemin de fer en France. Domestique, puis compagne, et enfin épouse de Paulin, elle saura s'imposer dans la difficile société bourgeoise du XIXe siècle, sans jamais oublier son pays d'origine. Elle fera de leur château du Roucas Blanc, à Marseille, et de leur salon de la rue de Rivoli, à Paris, des lieux de rencontres très prisés, où se croiseront Eiffel, Stephenson, l'astronome Le Verrier, ou encore de nombreux artistes, comme Delacroix, Henner, Laurens ou Gavarni.

Historien et grand connaisseur de l'histoire de la vallée d'Olt, Louis Mercadié a sondé les archives et exploré la mémoire orale pendant plus de dix ans pour nous offrir aujourd'hui cette passionnante biographie. Il est l'auteur de deux monographies sur Sainte Eulalie-d'Olt et Saint-Geniez-d'Olt et d'un essai historique sur les fraisières.


  • Les courts extraits de livres : 13/03/2007

La nuit avait absorbé toute la vallée. De Lous, on ne devinait plus la rivière qui coulait au fond. Le vent continuait de souffler en bourrasques furibondes et s'insinuait sous la porte, entraînant les flocons de neige jusque sur le plancher. Dans la petite demeure, le feu crépitait joyeux. L'heureux père appela son bébé Marie-Anne, comme la fillette qu'il eut de Catherine sa première épouse. Il l'avait tellement aimée, cette petite Marie-Anne ! Il allait pouvoir reporter cet amour non assouvi, cet amour tronqué tragiquement au bout de quelques mois, cet amour anéanti par la maladie et la misère sur ce beau rayon de soleil et d'espérance qui venait d'entrer dans sa modeste chaumière. Antoine était aux anges !
À cette époque où la mortalité infantile était très élevée, le baptême devait suivre de près la naissance, ce qui impliquait natu­rellement l'absence de la mère à la cérémonie. Ainsi, dès le lendemain Marie Rosière, veuve de Jean dit Boudourquié, emmitoufla le mieux qu'elle put le nouveau-né et partit vers Saint-Geniez-d'Olt, accompagnée d'Antoine. Ils furent reçus à la sacristie de l'église paroissiale par l'un des vicaires de l'abbé Delbosc, l'abbé Pestre qui donna le baptême à l'enfant. Marie Rosière devint sa marraine.
Anne se releva assez rapidement de ses couches, mais ne put cependant participer aux fêtes liturgiques de Noël. En effet, les relevailles, cérémonie qui permettait aux jeunes mères d'être purifiées afin de pouvoir réintégrer la communauté paroissiale, n'eurent lieu qu'en tout début d'année. Il est vrai que certaines mères n'appréciaient guère ce rituel et passaient outre, car elles y ressen­taient une certaine humiliation. Cependant, la mère de Marie-Anne, très imbue de spiritualité, suivit strictement les règles de la religion et s'y soumit. Quinze jours après ses couches, elle se présenta à l'entrée de l'église de Saint-Geniez, en haut de l'escalier à double révolution ". Le vicaire Céré l'accueillit et prononça le rituel de purification. Suivant la coutume, elle offrit alors un cadeau au prêtre, quelques châtaignes et des oeufs, et put désormais regagner le sein de la communauté paroissiale ".


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia