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Auteur : Judi Hendricks
Traducteur : Jacqueline Susini
Date de saisie : 15/02/2007
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Pocket, Paris, France
Collection : Pocket. Roman, n° 12956
Prix : 7.60 € / 49.85 F
ISBN : 978-2-266-16205-0
GENCOD : 9782266162050
Sorti le : 15/02/2007
Avery James, vingt-cinq ans, mène une vie agréable entre ses amis et son travail de serveuse pour un traiteur prestigieux de Santa Fe. Pourtant, elle cache derrière son mystérieux regard une blessure profonde laissée par son enfance dans un orphelinat. Lors d'une réception donnée par le célèbre galeriste Paul DeGraf, Avery tombe en arrêt devant le portrait d'une femme qui lui ressemble étrangement : elle sait immédiatement qu'il s'agit de sa mère. Son intuition est confirmée par Paul, qui reconnaît en elle les traits de la femme qu'il a aimée passionnément jusqu'au jour de sa mort. Après des années d'interrogations, Avery a enfin l'occasion de découvrir qui elle est vraiment. Mais doit-elle accepter l'aide de l'ancien amant de sa mère qui lui inspire une fascination mêlée d'attirance ? Que peut-elle attendre de cette quête ? Ne restera-t-elle pas pour toujours La fille de personne ?
Rita se laisse tomber sur le gros canapé, copieusement rembourré et d'un vert jaunâtre qui me donne facilement la nausée. Mais il avait l'avantage d'être bon marché, et Rita l'a passablement arrangé en le recouvrant d'une couverture indienne, dénichée dans une brocante. En fait, à l'aide de quelques pots de peinture, de restes de tissu et d'un tas de mobiles inspirés de ceux de Martha Stewart, elle a réussi un beau travail de camouflage avec cet appartement, qui n'était au départ qu'une vilaine boîte blanche. Si on pense à ce qui nous attendait, en raison des loyers qui se pratiquent à Santa Fe, ce n'est pas si mal.
Notre quartier, situé dans la partie ouest de la ville, loin des villas chic de San Tomás, peut être qualifié de populaire. Les rues suivent les courbes des murs de pisé des maisons, serrées les unes contre les autres comme des sardines dans une boîte de conserve. Certaines ont des angles qui s'effritent, le crépi qui part en lambeaux, un matelas appuyé contre le mur du portai, un pick-up sur des cales, dans la cour. D'autres, restaurées tant bien que mal, ont été agrémentées de plantes du désert par de jeunes cadres écolos qui n'ont pas encore les moyens d'acheter ailleurs. Il y a aussi celles - ni dégradées, ni restaurées - dont les murs et les jardins sont entretenus autant que faire se peut par des gens qui s'évertuent à joindre les deux bouts.
Le quartier est doté de quelques commerces : une épicerie, une carniceria, un vidéo-club, avec une vitrine remplie d'affiches de films d'action, en espagnol - qui promettent des horreurs -, un petit tailleur, une laverie automatique. Notre appartement se trouve au-dessus d'un salon de beauté exigu : Alma's Casa Blanca. Derrière, il y a une étroite bande de gravier, où peuvent se garer cinq voitures, et un vieil álamo, ou platane régional, dont les hautes branches ombragent notre balcon, au fer forgé rouillé.
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