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Auteur : Dominic Jensen
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Rocher, Monaco, France
Collection : Littérature
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-268-06231-0
GENCOD : 9782268062310
UNE SEMAINE POUR SAUVER LA FRANCE
Un lundi matin, Paul Frémont, un Parisien jusque-là sans histoire, décide de consacrer sa semaine à... sauver la France.
En sept jours, guidé par ses convictions, du culot et beaucoup d'inconscience, Paul Frémont va s'immiscer dans les cercles du pouvoir pour y exercer son influence.
Dans l'intimité de la famille Nérac, de Dominique de Villemin, de Thierry Normand, d'Astrid Altesse et d'autres..., Paul Frémont sait appuyer là où ça fait mal, mais toujours avec humour.
L'irruption soudaine de ce personnage inquiète et désoriente le gouvernement, l'ensemble de la classe politique et même les services secrets. Quelles sont ses motivations ? Pour qui roule-t-il ? Il dit n'être préoccupé que par l'intérêt de la France. C'est suspect. Comment se terminera cette folle semaine ?
Paul Frémont va tout faire pour montrer que la bonne volonté et le bon sens peuvent peut-être... sauver la France.
Une semaine pour sauver la France est un livre où scènes drôles et rocambolesques se succèdent mais qui n'oublie pas de faire réfléchir le lecteur. Nous pouvons tous nous identifier à la démarche de Paul Frémont. Qui d'entre nous n'a pas eu envie de se trouver en face de nos responsables politiques pour les appeler à la raison ? Qui d'entre nous n'a pas eu la curiosité de les découvrir dans leur quotidien ? Il y a en chacun d'entre nous la volonté de sauver la France.
J'arrivai avec un quart d'heure d'avance. Au contrôle de sécurité, je m'excusai d'avoir oublié mes papiers d'identité et je sortis de mon portefeuille une des cartes de visite à deux balles que j'avais fait imprimer sur les Champs deux jours plus tôt. Coup de fil de la sécurité, bref échange et on m'invita cérémonieusement à rejoindre l'étage du bureau du Premier ministre. Je fus accueilli par une assistante pimpante en tailleur qui s'excusa de me faire attendre car le Premier ministre aurait quelques minutes de retard sur l'horaire prévu. Ça ne me dérangeait pas, d'autant plus que Barlot n'était pas encore arrivé.
J'attendais dans un salon en feuilletant Les Échos sans en lire une ligne. J'étais un peu nerveux car je n'avais aucune idée de la façon dont je serais accueilli par Villemin et je ne voulais pas que l'entretien prenne des allures d'interrogatoire.
Pour moi, Dominique de Villemin était l'incarnation de la France dans ses bons et ses mauvais aspects. Bel homme, charmeur avec sa coiffure parce que je le vaux bien, l'allure dominante et le verbe assuré, il était le pur produit de cette France sûre de sa supériorité intellectuelle et philosophique. Une sorte de trait d'union entre l'Ancien Régime et la République, à la fois héritier de Louis XIV, de Danton et de Bonaparte. Élevé à l'école des hommes d'État, de la maternelle jusqu'à l'ENA, c'était un homme de grandes idées et de principes. Mais que savait-il de l'économie, cette force qui est la seule à nous gouverner réellement ? Que savait-il de ce qu'est une entreprise ? S'il en connaissait quelque chose, il était très fort parce qu'il n'en avait jamais vu fonctionner une seule. Partisan d'un État plénipotentiaire investi d'une conscience supérieure de l'intérêt général, je craignais qu'il soit une des personnes les moins disposées à faire ce qui était nécessaire : libérer la France du carcan de son administration omniprésente et donner à chacun l'espoir de sa réussite individuelle.
Villemin m'inquiétait aussi par sa vision d'un monde construit sur une opposition de principe entre les Français et les Anglo-Saxons. Je respectais sa position sur la guerre en Irak mais je trouvais aussi ridicule qu'immature son initiative consistant à démarcher des pays aussi improbables que l'Angola pour obtenir leur vote à l'ONU contre les Américains. Un lecteur de livres d'Histoire et ex-locataire du Quai d'Orsay ne pouvait ignorer que les Anglais et les Américains avaient donné leurs vies à deux reprises pour sauver la France au cours du XXe siècle.
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