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Auteur : Philippe Gloaguen
Date de saisie : 07/03/2007
Genre : Guides Tourisme, Voyages
Editeur : Hachette Tourisme, Paris, France
Collection : Le guide du routard
Prix : 12.90 € / 84.62 F
ISBN : 978-2-01-240572-1
GENCOD : 9782012405721
Sorti le : 07/03/2007
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LANGUE
L'islandais se différencie considérablement des autres langues Scandinaves continentales. L'islandais, comme le danois, le norvégien et le suédois viennent pourtant du norrois, la langue des Vikings. L'islandais a fort peu évolué depuis le XIIIe siècle, et les Islandais peuvent lire en version originale les sagas de leurs ancêtres. Ce conservatisme linguistique, dû à l'isolement de l'île, fut encouragé au XIXe siècle pour résister à la danisation du pays, et aujourd'hui encore les Islandais continuent à protéger jalousement la pureté de leur langue. Ainsi, tous les nouveaux mots sont islandisés. L'avion se dit «machine volante», le téléphone est devenu «le fil» (simi,» une abréviation de talsimi, «le fil qui parle»), et l'ordinateur est une «sorcière qui compte» (tölva, mot-valise composé de völva, oracle, et de tal, compter).
Cette politique active d'islandisation frise le nationalisme exacerbé et n'est pas évidente à suivre en pleine mondialisation. Certains mots, inventés de toutes pièces parce que correspondant à des réalités absentes du sol islandais, n'ont pas eu de succès auprès des Islandais. On a inventé bjügaldin, littéralement «fruit courbe», pour «banane» mais banani s'est imposé de lui-même... Parfois, on invente des mots à rallonge qui ne servent pas souvent... Par exemple, pour «métro», une savante commission d'experts a préconisé nedanjar darlest, soit «le train qui va sous terre» mais c'est bien long pour un mot qui sert rarement en Islande... On se contente donc de jördlest (terre-train).
Un dictionnaire courant d'islandais comporte 80 000 mots alors que la commission chargée des néologismes a recensé 600 000 mots différents en tenant compte de tous ceux qui ont été créés !
Une langue bien poétique qui ne manquerait pas d'en séduire plus d'un, n'étaient sa grammaire (nettement plus compliquée que celle du français) et sa prononciation. Voici quand même une initiation pratique à la langue des Vikings...
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