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.. La fin d'un cancer ? : les espoirs de la vaccination contre les papillomavirus

Couverture du livre La fin d'un cancer ? : les espoirs de la vaccination contre les papillomavirus

Auteur : Joseph Monsonégo

Date de saisie : 07/03/2007

Genre : Médecine, Santé

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-246-71131-5

GENCOD : 9782246711315

Sorti le : 07/03/2007

Sylvain Elie - 02/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 26/03/2007

Qu'est-ce qu'un papillomavirus ou HPV ?

Ce virus, qui affecte les muqueuses du col de l'utérus et de l'appareil génital, provoque parfois des lésions qui peuvent dégénérer en cancer. L'infection se produit généralement lors des premiers rapports sexuels et la plupart des femmes développent naturellement des anticorps. Les dépistages ont permis de transformer cette maladie mortelle en une pathologie rare. Néanmoins, elle provoque le décès de 1 000 femmes en France tous les ans.
Dans ce livre, le docteur Joseph Monsonégo dresse un état des lieux des connaissances et des perspectives sur l'infection à papillomavirus et ses conséquences. Il décrypte les nouveaux enjeux et les nouvelles pratiques à l'ère vaccinale, en répondant aux questions que se posent les femmes : l'importance du dépistage, les traitements, la place de la vaccination dans le processus de prévention. En présentant cette grande avancée scientifique, le docteur Monsonégo livre un formidable message d'espoir dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus, et plus encore, place la société devant ses responsabilités.

Joseph Monsonégo est gynécologue-oncologue à Paris, spécialiste de la colposcopie, de l'infection à papillomavirus et de la prise en charge des pathologies associées. Il a mené de nombreux travaux dans ce domaine et il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la question.


  • Les courts extraits de livres : 26/03/2007

LES ÉTUDES UNIVERSITAIRES

À 18 ans mon bac avec mention en main, je devais décider de mon avenir. Des études supérieures certes, mais lesquelles ? Issu d'un milieu modeste, je comprenais l'importance, pour mes parents, de me voir décrocher un diplôme prestigieux, même s'ils ne me l'ont jamais fait sentir. Je me battrai durant des années pour leur apporter cette joie.
Malheureusement, le décès précoce de mon père avant la concrétisation de mes projets et celui de ma mère, quelques années plus tard, m'ont laissé un goût amer. Dans une famille comme la nôtre, être médecin était unique, et je sais qu'ils en ont été éminemment fiers et heureux.
Pourtant, mes premières années à la faculté de médecine ont surtout été pénibles. J'ai frôlé la dépression. Tout d'abord, en sortant de l'internat, je découvre un univers auquel je ne suis pas préparé. Tout est nouveau pour moi. J'en ferai les frais, puisqu'il me faudra plusieurs années pour m'adapter personnellement et socialement à ce nouvel environnement. Ensuite, il a fallu que je subvienne à mes besoins et à mes études. Aucune possibilité du côté de mes parents qui prenaient de l'âge et qui avaient encore deux garçons à charge. J'avais certes pu obtenir une bourse et un logement universitaire, mais c'était insuffisant pour mes maigres besoins. Je cumulais donc petits boulots, gardes de nuits et week-ends comme infirmier à l'hôpital. C'est là que je fis mes premiers pas au bloc opératoire dans des services de chirurgie cardiaque ou digestive. Les premières années ont été éprouvantes, gagner ma vie tout en suivant un cursus universitaire où le numerus clausus est sans pitié et particulièrement difficile.
J'ai perdu un peu de temps au moment où j'ai fait ma première rencontre amoureuse. B. était issue d'un autre milieu que le mien. Cette famille de riches commerçants d'origine polonaise, marquée par la Shoah, m'offrait, par sa gentillesse et son hospitalité, ce réconfort familial qui m'avait tant manqué. Mais, très matérialistes, peu enclins aux choses de l'esprit et à la connaissance, ils ne souhaitaient qu'un bon parti pour leur fille alors que je n'en étais qu'à mes débuts. De plus, comme ils n'étaient pas pratiquants et que j'y attachais beaucoup d'importance, nous avons connu, avec B., plus de bas que de hauts; j'en garde aujourd'hui un souvenir sans émotion.


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