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Une île perdue au large de l'Ecosse, une enquête qui tourne au cauchemar... Après Birdman, L'Homme du soir et Tokyo, Grand Prix des lectrices de Elle en 2006, Mo Hayder nous livre une autre facette de son immense talent.
«Mo Hayder a encore frappé avec Pig Island. Vous pensiez que les îles de l'ouest de l'Ecosse étaient arides, étranges et effrayantes ? C'est un doux rêve à côté de Pig Island...»
The Bookseller
«Dérangeant et intense... Mo Hayder reste l'un de nos écrivains les plus aventureux, imprévisibles et ambitieux.»
The Observer
La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 10 mai 2007
Cette charmante Anglaise est devenue la reine des thrillers macabres. Elle récidive avec le saignant Pig Island...
Et voilà qu'avec Pig Island, son nouveau thriller, l'Anglaise imagine les agissements démoniaques d'une secte habitant un îlot perdu, au large des côtes occidentales de l'Ecosse, où le précédent propriétaire élevait des porcs...
Pour autant, Mo Hayder se défend de vouloir faire passer un quelconque message. «J'écris d'abord pour divertir. En fait, j'écris ce que j'aimerais lire.» Non sans prendre un malin plaisir à égarer le lecteur. D'où le grand soin qu'elle apporte à la construction de ses livres, machiavélique, souvent à plusieurs voix, étayée par un style à la fois énergique et très personnel. «Je connais la fin dès le début. Je fais en sorte qu'elle remette en question tout ce qui précède. Je voudrais qu'une fois le livre terminé mon lecteur se sente obligé de le relire entièrement à la lumière du dénouement.» De l'art d'éblouir avec des cauchemars... Assurément, Mo Hayder est une rareté.
Les courts extraits de livres : 28/03/2007
Revenons sur mes erreurs dans cette affaire de Pig Island. La première aura été de laisser ma femme m'accompagner en Ecosse. Qu'est-ce qui m'a pris, bon sang ? Il a bien fallu que je cesse de m'arracher les cheveux à ce sujet pour me raccrocher à un minimum de santé mentale, et je me dis donc maintenant que, quelle que soit ma part de responsabilité, Lexie a tenu à venir avec moi. Certes, j'ignorais qu'elle avait ses propres raisons de me suivre, qu'elle avait une idée derrière la tête. Je la croyais totalement accro à son boulot de réceptionniste dans une clinique londonienne - et sous le charme du neurochirurgien assoiffé de gloire médiatique qui la dirigeait. (Vous aurez deviné que je ne le porte pas dans mon coeur, n'est-ce pas ?) Jamais je ne me serais attendu à ce qu'elle manifeste le désir de quitter Londres. Bref, à la minute où je lui ai dit «Je pars en Ecosse», elle s'est mise en quête de cottages à louer sur Internet.
Elle a fini par nous dégoter un bungalow pouilleux sur la péninsule de Craignish, à une seule chambre et dans les (étroites) limites de mon budget. On y étouffait, la ventilation était inexistante, et Lexie dormait mal. Lorsque je suis revenu de la grève, ce soir-là, elle était déjà au lit et se retournait dans son sommeil en grognant et en triturant l'oreiller. Je me suis allongé sans bruit à côté d'elle et j'ai fixé le plafond. Le lendemain, je serais sur Pig Island. Il fallait que je réfléchisse à l'objet de ma traque. J'allais devoir la jouer en finesse. Rester concentré, prêt à tout.