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Ce livre tente de décrire avec le plus de précision possible ce que fut la vie d'un des plus funestes dictateurs de l'Histoire, mais aussi d'un personnage aux multiples facettes, souvent contradictoires.
Hitler est en effet celui qui a créé une doctrine baroque et apocalyptique, aux conséquences inimaginables : pourquoi et comment cette politique sociale, raciale et économique fut-elle acceptée et appliquée en Allemagne ?
En outre, l'ensemble de la stratégie au combat de Hitler sera examinée : la campagne de Pologne et celle de Scandinavie, la bataille d'Angleterre, l'intervention en Afrique du Mord La campagne des Balkans, l'offensive de l'été 1942 sur le front de l'Est et la bataille de Stalingrad, la perte de l'Afrique du Nord, la chute de Mussolini, la bataille de Koursk et la perte de l'Ukraine, la bataille de Normandie, l'attentat du 20 juillet 1944, l'offensive soviétique de l'été 1944, les batailles d'Ardennes et d'Alsace, la bataille d'Allemagne et enfin la chute de Berlin, et l'écroulement de l'empire nazi.
Les courts extraits de livres : 28/03/2007
Les années de formation
(1908-1918)
La décennie 1908-1918 va véritablement forger la conception du monde (Weltanschauung) d'Hitler. Ses idées évolueront encore jusqu'à la fin de sa vie, mais les fondements ont été constitués au cours de cette époque.
Il vit de sa demi-pension d'orphelin (sa soeur Paula bénéficie de l'autre), n'exerce aucune profession et n'a pas de véritable but dans la vie. Il veut encore être artiste autodidacte, mais il ne sait pas comment se faire un nom. Il mène en fait la vie de paumé que de nombreux artistes peintres ont vécue.
Hitler se découvre cependant un nouvel intérêt : la politique. Solitaire, il observe le monde et surtout les gens qui l'entourent. Comme ses ressources sont réduites, il côtoie surtout les gens des milieux populaires, beaucoup de Slaves et de Juifs.
D'après ce qu'il écrira plus tard dans Mein Kampf il lit beaucoup. Notamment des ouvrages exaltant le nationalisme germanique et l'antisémitisme (ce terme est en fait imprécis parce que les Arabes sont aussi des Sémites mais je l'utilise dans son sens actuel : l'hostilité à l'égard des Juifs). Le caractère cosmopolite de Vienne provoquait un sentiment de réaction de tous ceux qui voulaient défendre la culture germanique, le Deutschtum. Ceux-ci considéraient que la capitale de l'empire des Habsbourg était l'avant-poste de la germanité, l'Ostmark, la Marche de l'Est, conquise par les Germains sur les Slaves, et que ces Germains devaient sans cesse défendre contre cette menace slave, principalement tchèque, contre les Hongrois et contre les Juifs, comme ils l'avaient fait près de trois siècles plus tôt contre les Turcs (en 1683, l'avance des Turcs vers l'Europe centrale avait été arrêtée devant Vienne).
Le pangermaniste (Alldeutscher) Georg Ritter von Schönerer était le plus ardent défenseur de ces idées. Von Schönerer était aussi hostile aux Juifs parce que, selon lui, les Juifs défendaient l'État multinational des Habsbourg que les pangermanistes voulaient au contraire faire éclater !