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.. La mer

Couverture du livre La mer

Auteur : John Banville

Traducteur : Michèle Albaret-Maatsch

Date de saisie : 22/03/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Robert Laffont, Paris, France

Collection : Pavillons

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-221-10552-8

GENCOD : 9782221105528

Sorti le : 22/03/2007

Joachim Salinger - 26/04/2007


  • Le journal sonore des livres : Alban Guyon - 12/04/2007

Alban Guyon - 12/04/2007


CharlotteThomas - 03/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 30/03/2007

" Anna est morte avant l'aube.
À dire vrai, je n'étais pas là quand c'est arrivé. J'étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l'air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si calme, si lugubre, j'ai repensé à un autre moment, des années auparavant, dans l'eau, ce fameux été à Ballymoins. J'étais allé nager tout seul, je ne sais pas pourquoi, ni où Chloé et Myles étaient passés ; sans doute étaient-ils partis quelque part avec leurs parents, ce devait être une des dernières balades qu'ils ont faites ensemble, la toute dernière peut-être.
" Après la mort de sa femme, Max se réfugie dans le petit village du bord de mer où, enfant, il vécut l'été qui allait façonner le reste de son existence. Assailli par le chagrin, la colère, la douleur de la vie sans Anna, Max va comprendre ce qui s'est vraiment produit, cet été-là. Comprendre pourquoi " le passé cogne en lui, comme un second coeur ".

Né à Wexford, en Irlande, en 1945, John Banville vit à Dublin. Depuis ses débuts, l'oeuvre de cet " orfèvre des mots " a été récompensée par de nombreux grands prix littéraires. Avec La Mer, plébiscitée par la critique et le public anglais, publiée dans une trentaine de pays, il a remporté le plus prestigieux d'entre eux : le Booker Prize. Ses derniers romans, Eclipse (2002), Impostures (2003) et Athéna (2005) sont également parus chez Robert Laffont, dans la collection " Pavillons ".



  • La revue de presse Michel Braudeau - Le Monde du 22 juin 2007

L'action de La Mer se déroule dans une station balnéaire, Ballymoins, et s'étend sur cinquante ans de la vie du narrateur unique, à trois moments clés de son existence...
Banville navigue entre les trois époques de son récit, et la réponse avance en louvoyant. On ne la trahira pas ici, par égard pour l'auteur, qui en ménage la montée tragique, jusqu'à la chute finale, renversante, qui en a bousculé certains.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 19 avril 2007

...l'auteur de L'Intouchable ne se contente pas de raconter de bonnes histoires : il y ajoute l'élégance d'une prose finement ciselée, aussi méticuleuse qu'une partition musicale...
C'est toute une époque qu'il ressuscite, ses parfums et ses blessures, dans ce roman délicatement mélancolique, modianesque, caressé par les ressacs du souvenir : une aquarelle du temps perdu.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 5 avril 2007

C'est l'histoire d'un homme au soir de sa vie. Longtemps, presque jusqu'à la fin du roman, on ne saura pas son nom. Cela importe peu. Cet homme, qui s'adresse à nous, est «revenu vivre sur les décombres du passé». En l'occurrence, aux Cèdres, une villa en bord de mer, au sud-est de l'Irlande. Un endroit qu'il n'a plus revu depuis un demi-siècle, depuis l'enfance et un été précis où sa vie a changé pour toujours au contact de ceux qu'il a surnommés «les dieux»...
Banville écrit comme quelqu'un qui a longtemps voulu être peintre. Ce n'est sans doute pas un hasard si son personnage essaie, en vain, de consacrer une monographie à Bonnard...
Le résultat est d'une beauté, d'une poésie incroyables. Les révélations des dernières pages, soudaines et violentes comme un coup de tonnerre, jettent sur l'histoire une nouvelle lumière, crue et cruelle. Et l'on comprend, alors, la première phrase de ce livre inoubliable : «Ils partirent, les dieux, le jour de la drôle de marée.»


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 28 mars 2007

Un roman qui, au-delà des événements qu'il déroule, s'offre aussi à lire comme un long poème spéculatif, tout ensemble élégiaque et tragique, grave et ironique, gorgé d'ombre et de secret...
Entre le récit de cet été passé - pour l'enfant, une initiation aux sombres mystères de la sensualité et de la mort - et le présent - où, toujours, il est question d'amour et de mort, inextricablement mêlés -, Banville orchestre des échos et des jeux de reflets, ébauche des correspondances, ouvre des brèches. Il n'explique rien, mais déploie un épais tissu de sensations vives, d'émotions étincelantes, d'impressions, de symboles... Eléments qui, mieux qu'une démonstration, interrogent l'expérience humaine. Qu'est-ce que grandir, aimer, souffrir, vieillir, mourir ? D'une vie vécue, que reste-t-il finalement ? Rien d'autre, peut-être, qu'«un formidable rien» - rien de plus qu'un «haussement d'épaules indifférent du vaste monde».


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