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.. Le Gambit du diable

Couverture du livre Le Gambit du diable

Auteur : Yakov Braun

Traducteur : Galia Ackerman

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Domaine russe

Prix : 15.00 €

ISBN : 2-7491-0526-9

GENCOD : 9782749105260

Joachim Salinger - 10/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 04/04/2007

L'oeuvre de Yakov Braun (1889-1937) constitue une découverte majeure. Cet écrivain et critique littéraire russe d'origine juive, fusillé durant les purges, a été persécuté dès le début des années 1920. Seules deux de ses nouvelles sont parues de son vivant. Ses autres oeuvres, jamais publiées, ont été confisquées lors de son ultime arrestation.
Selon toute probabilité, la plupart sont hélas perdues à jamais. Mais quelques trésors ont survécu. Sur de minces feuillets tapés à la machine, recouverts des ratures et annotations manuscrites de l'auteur, ils attendaient patiemment leur heure dans les profondeurs des archives ex-soviétiques... Signe de l'infinie malice du destin, c'est aujourd'hui en français, dans une traduction de Galia Ackerman, que l'oeuvre de Braun revient à la vie.

Une ville, probablement Kiev ou Odessa, où la guerre civile bat son plein. À tour de rôle, elle est occupée par des Rouges, des Blancs, des bandes de tout poil. La population juive subit des pogroms. La mort plane dans l'air. Un vieux Juif, horloger et joueur d'échecs passionné, va tous les soirs dans un café où l'on joue aux échecs. Là, c'est le monde du rabbi Pinkhos, maître sans pair qui n'a jamais perdu une seule partie en dix-huit ans.
Un soir, il quitte le domicile, malgré les supplications de sa femme et de sa fille, qui craignent un nouveau pogrom... Par son rythme saccadé, ses multiples allitérations, ses épithètes imagées, son vocabulaire riche et varié parsemé de mots yiddish et de termes du jeu d'échecs, Le Gambit du diable est un véritable joyau littéraire. Réflexion philosophique, fantaisie, fascination pour la révolution de 1917, amour pour les échecs (Yakov Braun était un passionné), cette nouvelle comblera de bonheur tous les amateurs de littérature. Quant aux Vieux, il s'agit d'un texte bouleversant qui combine des éléments de folklore juif avec un drame de portée universelle.



  • La revue de presse Clémence Boulouque - Le Figaro du 28 juin 2007

Seules deux de ses nouvelles ont paru du vivant de l'auteur. La quasi-intégralité de ses écrits confisquée, détruite, est sans doute à jamais perdue. Comme semblaient l'être les trois nouvelles assemblées dans le recueil Le Gambit du diable, avant d'être retrouvées dans des recoins d'archives, aujourd'hui publiées pour la première fois...
«Malheur à celui qui est né trop tard ou trop tôt, si l'un et l'autre savent qu'ils sont en retard ou en avance sur leur époque. C'est alors qu'apparaissent les hommes de trop; c'est alors que gémissent les Hamlet et que s'allument les bûchers de l'Inquisition», écrit en 1928 Yakov Braun dans l'une de ses nouvelles. Où la prémonition n'est parfois que clairvoyance.


  • La revue de presse Marie Zawisza - Le Monde du 15 juin 2007

Un lourd nuage noir semble avancer au fil des pages, obscurcissant peu à peu l'atmosphère du recueil - trois nouvelles écrites entre 1921 et 1936 par un Russe d'origine juive jusqu'alors inconnu et dont on découvre l'oeuvre aujourd'hui, Yakov Braun. Pourtant, après une violente tempête, le livre s'achève dans une lumière apaisée, "dans le bonheur du repos, dans le bonheur d'une vie nouvelle". Espoir de paix éternelle ? Ou sombre pressentiment cherchant à dissimuler sa charge tragique, comme pour mieux s'en consoler ?...
Mais, surtout, malgré cette violence, émane de ce livre une subtile tendresse, comme si le coeur fusillé de l'écrivain ne pouvait s'arrêter de battre. Pour rire, pleurer ou partager une émotion, capturer l'élan vital en somme, tous les recours sont bons. Même les éclats de mots. "Drôôôle de type, c'est une manoeuvre stra-té-gi-que...", s'emporte un joueur d'échecs : sous nos yeux, les tours glissent, les cavaliers bondissent et - même ! - "hennissent". Et, subitement, au milieu de ce tourbillon littéraire, on voit l'écrivain quitter la terre et s'envoler vers ailleurs.


  • Les courts extraits de livres : 04/04/2007

Tova avait promis - son garçon était tellement amusant, que ne promettrait-on pas à un garçon pareil ?
Mais comment Tova pouvait-elle tenir cette promesse alors que l'express de notre siècle vole et vole sans retard avec, à chaque jour qui passe, mille nouveaux trains aux wagons de marchandises sans yeux qui s'élancent à sa suite et qu'un wagon emporte Reuven, le frère de Samuel à la barbe rousse flamboyante, et qu'un autre wagon emmène son frère, Bentchik le chauve, aux lèvres charnues (ils ne sont plus Reuven et Bentchik mais des «conscrits de deuxième classe»), et encore un troisième, Liovka, le fils de Bentchik (Liovka, vous vous rendez compte, est soldat, lui aussi ! Il n'y a pas bien longtemps ce morveux jouait au ballon chez elle et courait dans la rue avec une queue rousse de tsitsit s'échappant de ses culottes courtes - sachez-le donc : lui aussi est un soldat de la vaillante armée !)
Comment, donc, Tova aurait-elle pu tenir sa promesse alors que trois de ses frères et deux de ses beaux-frères, soit dit entre nous, sont portés disparus ? Ils ont disparu, car ils sont nés sous une bonne étoile et ils ont enfin deviné ce qu'il fallait faire : ces disparus se cachent dans la ville de Balta, protégés par le commissaire à qui ils paient six roubles par mois pour cette disparition - allez maintenant chercher les frères et les beaux-frères : c'est comme trouver une aiguille dans une botte de foin, et chez le commissaire de Balta, en plus !
Certes, mais quel shabbat peut-il y avoir, et quelle skotchna, et quel freilekhs, dites donc, s'il manque deux violons, le tambour et toutes ses cymbales, la contrebasse et, surtout, le cornet à pistons ?
Tova ignorait totalement comment honorer cette promesse donnée à la légère. À sa grande surprise, Tova s'aperçut qu'en règle générale, après avoir vécu tant d'années, elle ne savait au fond rien et n'avait personne à qui demander, par exemple, alors que son fils était au front, si l'on pouvait laisser fermenter les choux et les pastèques, faire de la confiture et griller les graines blanches de potiron et si tout cela serait accepté au front si elle envoyait un colis avec valeur déclarée ? Tova ne le savait pas et personne ne pouvait rien affirmer avec certitude à Mariam-Tova, car jusque-là personne n'avait vu de guerre mondiale.


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