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Auteur : Claude Mossé
Date de saisie : 29/03/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Rocher, Monaco, France
Collection : Grands romans
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-268-06192-4
GENCOD : 9782268061924
Sorti le : 29/03/2007
Comme dans les précédents volets, Le Complot Pazzi et Le Fléau de Dieu, la suite de cette fresque de la Renaissance italienne est contemporaine. La chasse aux vices réels ou supposés, l'obscurantisme fanatique d'un côté... le relâchement des moeurs de l'autre... les prophéties que nous appelons de nos jours «mensonges d'État»... rien ne manque dans ce thriller de la Renaissance. La fiction romanesque et la réalité historique se mêlent de rebondissements en coups de théâtre, dans l'Espagne de Torquemada et l'Italie de Savonarole. Les lecteurs sont tenus en haleine jusqu'à la dernière ligne.
C'est dans une aventure riche d'enseignements pour notre temps, où se rallument les bûchers de l'intolérance et où les intrigues pour détenir le pouvoir défraient régulièrement la chronique, que l'auteur, historien et conteur, nous entraîne, en cette fin du XV* siècle, sur les pas de son héroïne Giulia, dans les cours les plus fastueuses, les couvents les plus austères où se trament de sordides complots, se nouent d'insolites amours. Les bûchers, eux, ne s'éteignent jamais. Alors qu'à Rome les Borgia s'enfoncent dans les turpitudes, ailleurs la religion devient plus rigoureuse.
Les Bûchers de la foi sont aussi la chronique d'une époque, une aventure qui s'adresse à tous les publics. Savonarole, les Borgia, des personnalités exceptionnelles... leurs destins se confondent avec celui du monde, ils éclairent aussi les merveilles de la Renaissance triomphante, des années qui annoncent les temps modernes; il n'y aurait souvent qu'à changer les noms des protagonistes.
Claude Mossé, ancien grand reporter, poursuit en journaliste d'investigation l'évocation d'événements qui le ramènent souvent à l'actualité. Par sa formation d'historien, il veille dans ses romans à ce que rien ne soit faux, même si tout n'est pas vrai.
Lors de l'invasion française et dans les mois suivant la bataille de Fornoue, Juan, le fils auquel son père le pape semblait le plus attaché, n'avait pas été autorisé à quitter l'Espagne. Dans la famille, on en avait ressenti un très grand chagrin. Maintenant que Ferdinand et Isabelle avaient cassé le traité de Barcelone, qui aurait dû assurer une paix de longue durée avec Charles VIII, le duc avait eu le loisir de quitter l'Espagne selon son désir pour rentrer en Italie. Il avait choisi pour naviguer une robuste caravelle portugaise dont les équipages étaient réputés pour leur maîtrise des vents contraires. Il voulait voyager accompagné de son épouse Maria Enriquez, désireuse que leur fille fût baptisée à Rome. Un retour qui déplaisait à son aîné, le bouillant César ; il l'avait fait savoir à son frère.
À la fin du mois de septembre de cette année 1496, Alexandre VI avait reçu une missive de Juan : il regrettait sa longue absence de Rome, connaître à nouveau les plaisirs du Vatican le comblait d'aise. Dans sa lettre, Juan ne précisait pas si Giulia, veuve Cybo, le suivrait. Le pape avait appris par Juan lui-même qu'elle séjournait, parce que la reine Isabelle l'y avait contrainte, dans la forteresse familiale des Borgia, à Gandia. Qu'elle y restât ne lui déplairait pas.
Sur le retour prochain de Juan, Alexandre VI avait pendant plusieurs jours gardé le secret. Cela ne pouvait pas durer, Juan allait bientôt débarquer, le pape devait s'éviter les désagréments d'une arrivée surprise à laquelle personne dans son entourage ne croirait. Quand il avait appris que Juan et son escorte étaient proches des côtes italiennes, sans Maria Enriquez demeurée en Espagne de peur d'être humiliée par son beau-père qui la détestait sans l'avoir jamais rencontrée, Alexandre avait appelé auprès de lui César, le fils aîné, toujours disposé, plus par ambition personnelle que par affection pour son père, à accepter les missions les plus douteuses, les plus secrètes.
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