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.. Parlons enfants de la patrie

Couverture du livre Parlons enfants de la patrie

Auteur : Gaston Kelman

Date de saisie : 29/03/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Max Milo, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-35341-007-1

GENCOD : 9782353410071

Sorti le : 29/03/2007

Charlotte Thomas - 19/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 10/04/2007

Trois ados, Mamadou, Mouloud et Michel, ont accompli un acte de bravoure. Pour les récompenser, Dieu leur demande de faire un voeu :
«Bon Dieu, disent-ils malicieusement, fais que pendant une journée, nos politiques deviennent des jeunes de banlieue.
Alors, le Bon Dieu devient triste :
- Je ne peux pas faire cela à des êtres humains. Vous êtes bien barbares, mes enfants.»

C'est bien connu, les jeunes n'ont ni respect, ni goût de l'effort. Le nanti des beaux quartiers dilapide la fortune de ses parents. Le barbare des banlieues rackette et trafique. Quant au jeune en Afrique, il n'a qu'un seul but : traverser la mer pour gagner l'eldorado occidental.

Or tous ces vauriens feront la France et le village planétaire de demain. Doit-on rester sourd à leurs revendications et se diriger tout droit vers un jeunocide ? Ou, comme le propose Gaston Kelman, replacer les jeunes au coeur des préoccupations de la Nation ?

Car aujourd'hui, «qu'on le veuille ou non, le résultat de notre action, ce sont les 'Trente Honteuses", avec leur "horreur sécuritaire", l'évolution exponentielle des inégalités, de la pauvreté, le soutien aux régimes corrompus d'Afrique, le paternalisme dominateur soutenu par un humanitarisme professionnalisé.»

L'auteur de Je suis noir et je n'aime pas le manioc et Au-delà du Noir et du Blanc poursuit ici sa réflexion en revisitant les slogans libertaires de Mai 68. Il dresse le portrait d'une jeunesse spoliée et apporte des solutions concrètes, allant, comme pour les enfants de l'élite, de l'obligation de l'uniforme scolaire au rétablissement du service militaire.


  • Les courts extraits de livres : 10/04/2007

Et si nous brûlions la Sorbonne, glapissions-nous. En héri­tage, à certains, nous n'avons laissé que les maternelles et les voitures à brûler. Et ils les brûlent allègrement. Parfois, nous avons l'impression que c'est tout simplement pour rire qu'ils allument ces feux de joie, ou parce qu'ils seraient devenus comme fous. Mais, même la folie a du sens. Tous les fous ne sont pas pyromanes. Il y a des fous furieux et des fous gentillets. Mais surtout, la folie a une cause. Et si nous étions justement la cause de la folie de nos enfants ? Nous étions certains, nous, de trouver la plage ou le pavot dessous les pavés*. Dessous les pavés, nos enfants ont trouvé les égouts, le shit (quel horrible mot !) et la rage. «Tel père tel fil», pas si sûr ! Ils sont tombés bien bas, bien bas, nos enfants... grâce à nous. Qu'avons-nous fait de leur jeunesse ? Que sont nos beaux slogans devenus ? Que sont nos enfants devenus ?
En Mai 68, nous avons éructé des slogans grandiloquents et poétiques, revendiquant la liberté, l'insolence et l'amour derrière les barricades. Nous avions bouffé du lion pour bouffer du CRS, du curé et du bourgeois. La chose la plus simple à faire serait peut-être, à l'heure du bilan de notre révolution quadragénaire, de revisiter notre malle à souvenirs et, de mites en naphtaline, de faire le point sur nos bons vieux slogans. Ils serviront de fil conducteur à ce travail.
Ce livre se voudrait une esquisse de bilan, au regard de ce que nos enfants sont devenus. Cette esquisse sera indubitablement partielle : car l'autoflagellation a ses limites ; car mea-culpa, j'en étais aussi, adolescent certes, mais militant tonitruant du pouvoir noir, le black power que je brandissais alors pour libérer les Africains de tous les colonialismes ; pour libérer les Noirs de tous les racismes et de toutes les dominations ; pour libérer l'humanité de toutes les races lasses. Osons aujourd'hui ce déballage incontournable et salutaire.
Osons, osons, osons !


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