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.. La maison d'Anaïs

Couverture du livre La maison d'Anaïs

Auteur : Micheline Boussuge

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Archipel, Paris, France

Prix : 17.95 €

ISBN : 978-2-84187-929-8

GENCOD : 9782841879298

Charlotte Thomas - 19/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 10/04/2007

À la ferme, on n'avait pas coutume de contester Félix, le père. Un jour, il ramena un petit vacher, Théophile. Un gamin maigre comme un sarment, qui ne s'était jamais lavé ni pieds ni corps. Un gosse pouilleux, qu'il a fallu tondre et laver au pétrole.

Quand le pauvre regard de Théophile a croisé celui d'Anaïs, le coeur de la jeune fille s'est serré. On a tendu à Théophile une grosse tartine de beurre : il était adopté.

En ce temps-là, à la veille de la guerre de 14, il y avait encore des loups en Auvergne. On se soignait aux sangsues. Les matelas étaient bourrés de feuilles de hêtre. En ce temps-là, Anaïs n'avait pas vingt ans et rêvait d'aller à Paris...

Bien des années plus tard, elle revient sur les lieux de son enfance. Soudain, tout ressurgit dans sa mémoire. L'horloge comtoise qui égrenait les heures. L'odeur du pâté aux pommes qui flattait les narines. La chaleur des briques au fond des lits. En ce temps-là, la maison d'Anaïs était encore sa maison...
Née en 1933 dans le village de Sériers (Cantal), Micheline Boussuge a grandi, vécu et travaillé avec sa famille dans la petite ferme de ses ancêtres, près de Saint-Flour. Adieu lou païs (l'Archipel, 2002), son premier livre, chronique de sa jeunesse cantaloue, éveillait «la nostalgie d'un âge heureux, malgré la rudesse des temps» (La Montagne).


  • Les courts extraits de livres : 10/04/2007

- Anaïs, va chercher de l'eau, ordonne la mère.
«Encore !», se dit la fillette. De l'eau, puis après ce sera du bois, puis il faudra éplucher les légumes, soigner les lapins, les poules, couper des branchettes de frêne... C'est l'hiver, on pourrait se reposer un peu, mais non, il faut nourrir les bêtes et les gens. C'est son rôle, après tout; c'est elle l'aînée de la famille, elle doit seconder sa mère et même la remplacer bien souvent. Qu'est-ce qui lui prend de vouloir réfléchir, de se poser des questions sur tout ?
Et Anaïs regarde sa mère, Mélanie, si menue, si fatiguée... Elle est à bout, cette femme, à bout depuis des années. Comment pourrait-elle refuser ? Elle ne voudrait pas lui faire de peine. Une bouffée de tendresse l'envahit ; elle regarde sa mère, jeune encore, courbée devant le feu, allant et venant, soupirant parfois tout en accomplissant sa tâche. Elle voudrait lui dire qu'elle l'aime, mais elle n'en fera rien. Trop de pudeur. L'amour ne se dit pas, pas plus que la haine ou l'indifférence. Tout ça, c'est pour les gens de la ville, pour les riches, ceux qui n'ont rien à faire. Pourra-t-elle prononcer de jolis mots un jour ? Il y en a bien dans les livres d'école, ou dans les romans, mais ils ne sont pas pour elle, lui semble-t-il.
- J'y vais, dit-elle, et elle saisit les deux lourds récipients en fer galvanisé.
- Prends plutôt le carritou et le bidon, tu le rempliras avec un seau et ce sera moins pénible, dit Mélanie.
Le puits est à deux cents mètres au moins, dans le pré attenant à la maison. On accroche le seau au crochet et on laisse la chaîne rouillée se dérouler sur la poulie dans un grincement de ferraille. Plof, un impact trop mou ; le seau n'a pas été jeté avec assez de vigueur, il se couche sur l'eau et navigue à la surface, se heurtant contre le bâtis du puits et refusant de prendre la moindre goutte. Quel froid, là-dedans, quelle humidité, c'est sinistre ! Quelle profondeur, aussi... Tout au fond, l'eau paraît noirâtre, mais c'est un bon puits, dit-on, une eau pure. Il n'y a plus qu'à recommencer l'opération et à laisser tomber le seau à une vitesse vertigineuse : il va couler à pic et se remplir enfin.
Les pas crissent sur le sol figé, craquelé par le gel. Une fine pellicule blanche recouvre la terre, les arbres paraissent ornés pour une fête inconnue, la fête de certains matins d'hiver, ces matins lumineux et qui vous apportent une sensation de bonheur après les nuits glaciales qui ont asservi tout le pays sous la morsure du froid.


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