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.. Allers-retours : Paris-New-York, un itinéraire politique

Couverture du livre Allers-retours : Paris-New-York, un itinéraire politique

Auteur : André Schiffrin

Traducteur : Fanchita Gonzalez Batlle

Date de saisie : 05/04/2007

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Liana Levi, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-86746-447-8

GENCOD : 9782867464478

Sorti le : 05/04/2007

Nathalie Bruthiaux - 26/04/2007


Agathe L'Huillier - 19/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 13/04/2007

Avant d'être l'éditeur américain le plus connu en France pour ses prises de position en faveur de l'édition indépendante et contre les grands groupes, André Schiffrin a suivi un itinéraire mouvementé.
Fils de Jacques Schiffrin, fondateur de la Pléiade, il a six ans lorsqu'en 1941 il doit quitter la France pour les Etats-Unis, ses parents, juifs tous les deux, fuyant l'avancée des Allemands. Leur installation à New York s'avérera définitive. Le milieu intellectuel dans lequel il grandit, qui mêle Américains et réfugiés, dont Hannah Arendt, forge son éducation politique. En 1949, ses parents l'envoient seul en France pour un séjour qui lui permettra de rencontrer André Gide, Roger Martin du Gard...
Ses années d'étudiant à Yale sont marquées par le climat pesant du maccarthysme et c'est avec incrédulité et bonheur qu'il découvre la liberté de s'instruire à Cambridge. Une excellente préparation au vent de libération des années soixante. Dès lors, il ne cessera ses allers-retours entre Europe et Etats-Unis, puisant dans sa double appartenance l'essence de son indéfectible liberté de penser.

André Schiffrin a été pendant trente ans à la tête d'une des plus prestigieuses maisons d'édition américaines, Pantheon Books. Il a notamment publié Foucault, Sartre, Duras. Depuis 1991, il dirige à New York la maison d'édition qu'il a fondée, The New Press. Il est l'auteur de L'Edition sans éditeurs, La Fabrique, 1999, et Le Contrôle de la parole, La Fabrique, 2005.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 11 mai 2007

Quel serait l'équivalent français ? Les Américains, eux, appellent cela "memoir" ("literary and political memoir"), c'est-à-dire, en somme, le récit sensible d'une trajectoire à la fois personnelle et publique où s'entrelacent la vie des idées et la politique. Avant sa mort début avril, l'écrivain Kurt Vonnegut avait résolu la question : pour lui, ce livre d'un Américain à Paris ou d'un Parisien à New York était, disait-il, "une mise à jour mélancolique de La Démocratie en Amérique". C'est en tout cas une lecture fascinante d'un demi-siècle d'histoire aux Etats-Unis...
Au moment où l'amitié franco-américaine revient à la mode comme synonyme de connivence des droites et du marché concurrentiel, il est stimulant de trouver ici d'autres résonances entre les deux pays, des correspondances intellectuelles, culturelles ou sociales, échos d'une certaine "subversivité" au service d'un idéal.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 2 mai 2007

Clarté dans l'enchaînement du récit, très belle qualité des évocations et des portraits (le père notamment, magnifique figure d'intellectuel européen non conformiste de l'entre-deux-guerres), mélancolie discrète et très émouvante : la dimension littéraire de ce pudique bildungsroman est évidente et bien plus qu'attachante. Le livre est passionnant aussi en ce qu'il s'attache à retracer, via les engagements de Schiffrin, la vie politique américaine des années 50 et 60 de l'immédiat après-guerre jusqu'au succès du mouvement pour les droits civiques - un temps de nous méconnu, où le paysage ne se limitait pas au seul face-à-face entre républicains et démocrates, où le débat idéologique s'offrait bien d'autres pistes de réflexion que le seul et triomphant libéralisme. Cela avant que le maccarthysme ne vienne y imposer durablement sa chape de plomb.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 26 avril 2007

De son enfance lettrée à ses combats d'aujourd'hui, le plus français des éditeurs américains se raconte. Passionnant...
Pour en avoir été la victime, André Schiffrin revient ici sur l'évolution mondiale d'un métier dont il a diagnostiqué le mal irréversible, en 1999, dans «l'Edition sans éditeurs». Il décrit l'application de l'impérative loi de la rentabilité, la formation de conglomérats alliés à des groupes de presse, l'entrée officielle de l'édition dans l'industrie du divertissement, la fin de l'époque où «l'on pouvait éditer des ouvrages auxquels on croyait, mais dont les ventes étaient loin d'être assurées» et la mort du principe en vertu duquel les best-sellers permettent de financer les oeuvres pour lesquelles seul le temps travaille. De son père il avait reçu en héritage la conviction que l'argent sert à fabriquer de beaux livres et à propager de grandes idées, il découvrait soudain que, dans la City globale où nous vivons, l'argent sert désormais à produire de l'argent et, accessoirement, à écraser les faibles.


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 12 avril 2007

Les mémoires d'un éditeur ressemblent aux explications d'un metteur en scène quand, rideau tombé, celui-ci apparaît pour expliquer l'envers du spectacle. C'est passionnant sa vie est une aventure pleine d'action, de rebonds et de discrétion et décevant l'éditeur, si grand soit-il, dépose son originalité dans ses écrivains, si petits soient-ils. Les mémoires du Franco-Américain André Schiffrin, pont éditorial entre l'Europe et les Etats-Unis, sont ainsi : l'énergie et l'originalité sont partout ; l'autosatisfaction les suit...
La description de l'Amérique d'après-guerre est, avec celle des parents et de la fuite, la meilleure partie du livre : tout vibre dans la sensibilité d'un oeil jeune...
Un autre bonheur du livre est la description des études à Cambridge dans les années 50...
A Cambridge, ce qui comptait était justement ce que nous avions pour rien.» Ce pourrait être la morale du livre : le travail, c'est la santé si c'est la liberté produite, vécue et entretenue. Sinon, ça ne vaut rien.


  • Les courts extraits de livres : 16/04/2007

Mon Amérique au milieu du siècle

À mon retour de France, je me suis passionné encore davantage pour la politique américaine.
L'attitude critique des Européens à l'égard des États-Unis m'avait intrigué, mais je n'avais pas changé d'avis. J'avais formulé mes opinions politiques à douze ans et, en France, je m'y étais tenu. Les élections présidentielles de 1948 avaient été, comme je l'ai dit, ma première immersion dans les débats autour de la démocratie américaine. Depuis lors, je lisais les journaux avidement, je discutais avec mes camarades et je me consacrais entièrement à essayer de comprendre ce qui se passait dans notre pays et ce que serait notre avenir.
La guerre avait rendu la vie politique américaine plus intense, les nouvelles quotidiennes plus immédiates. Mais c'était le New Deal qui avait le plus fait pour politiser le pays en mobilisant des millions de citoyens avec sa propagande. Pour nombre d'entre eux, il était évident que leur destin dépendait de ce que le gouvernement était capable de réaliser. Même quand Roosevelt avait proclamé que le Dr Win-the-War avait remplacé le Dr New Deal, l'image d'une nation en armes avait simplement repris une grande partie du même idéal. Ainsi, pendant la guerre le pays s'était encore vu tel que pendant sa lutte contre la Dépression : en Oncle Sam aux manches retroussées (ou en Rosie the Riveter, puisque beaucoup de femmes blanches avaient trouvé un emploi pour la première fois, comme l'avaient fait depuis longtemps les femmes noires). Les ouvriers en rangs serrés étaient devenus des soldats et leur drapeau n'était plus l'aigle bleu de la National Recovery Administration (NRA) mais tout simplement la bannière étoilée. L'image de base était toujours la même : une nation mobilisée, les énergies rassemblées, un peuple uni et prêt à faire son boulot.
À la fin des années quarante et au début des années cinquante, les Américains ont donc poursuivi des débats ouverts par le New Deal, et ils en ont entamé de nouveaux sur le même mode, bien que nombre d'objectifs sociaux aient été oubliés ou mis de côté. Pendant la guerre, le «boulot» avait simplement consisté à vaincre. On ne nous demandait guère plus. Les puissances de l'Axe étaient le mal, mais on ne nous donnait pas beaucoup de détails. La grande presse avait commencé à parler du génocide dès 1942, sans s'attarder toutefois, et les affiches de propagande qui décrivaient les Allemands n'y ont jamais fait allusion. Hollywood s'est montré encore plus discret, aucun film américain n'a fait état de la Shoah jusque bien après la guerre. Cela s'explique en partie par la pression des responsables de la communauté juive américaine, très conscients de l'antisémitisme prédominant dans le pays : ils ne voulaient rien faire qui puisse conduire l'opinion publique à penser que la guerre se faisait au nom des Juifs.


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