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«Chaque fois que je vois ces films, je pars à la recherche de disparus, et c'est un monde de revenants que je découvre, baigné dans la mélancolie du noir et blanc, avant qu'un irrépressible regard jeté en arrière ne le plonge à nouveau dans la nuit. Ces hommes et ces femmes démodés mais jeunes, insouciants, tellement vivants, je sais qu'ils vont mourir et ils me font anticiper ma propre défaite. Les muets me permettent de me livrer à une pratique divinatoire, celle de faire parler les morts.»
Didier Blonde.
La revue de presse Jean-Luc Douin - Le Monde du 18 mai 2007
Didier Blonde nous parle d'un bonheur que les phobiques du silence ne peuvent pas connaître : celui que distille l'hypnotique vision des films muets...
De même qu'il est des livres de cuisine à vous faire saliver par la seule grâce des mots, la cérémonie à laquelle nous convie ce spectateur des pénombres d'antan nous met l'alarme à l'oeil. Car en guide avisé, Didier Blonde décrypte et bourlingue...
La vie est un théâtre, le réel se pose en poésie...
Voilà l'invitation : faire parler son imagination, être à l'écoute des fantômes. Le regard du sourd est bourré d'échos.
La revue de presse Bernard Morlino - Le Figaro du 10 mai 2007
Ce magnifique livre rend hommage à tous les disparus, célèbres et anonymes, qui ressuscitent au gré de l'intérêt que porte son auteur à la filmographie des cinéastes délaissés. En dix-neuf chapitres, il part à la recherche des figurants ou premiers rôles qu'il côtoie de manière naturelle, sans faire de différence entre le réel et la fiction. Quand dehors il suit des passantes pour rattraper les amours perdues à travers «des sosies éphémères», Didier Blonde fait de la littérature comme Robert Bresson faisait du cinématographe. Un vieux numéro du magazine Mon ciné le fait davantage voyager que le TGV dernier cri. Son ouvrage où l'on croise Les Vampires de Louis Feuillade est un beau ruban de rêves.
La revue de presse Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 12 avril 2007
...il s'agit d'un très bel essai où l'auteur de «Faire le mort» explique admirablement pourquoi voir un film muet est une expérience à nulle autre pareille...
Cette évocation de l'enfance du septième art pourrait exsuder une pénible nostalgie. Ou faire étalage de l'érudition cinéphile dont, à l'évidence, son auteur est capable. Mais non, rien de cela. Le livre distille la poignante mélancolie du «Sunset Boulevard» de Billy Wilder, en offrant l'oeuvre d'un écrivain hanté par la destinée tragique de ceux qui furent «tués par le parlant».