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.. Sarkozy : la métamorphose, 1999-2007

Couverture du livre Sarkozy : la métamorphose, 1999-2007

Auteur : Christian Gambotti

Date de saisie : 13/04/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Privat, Toulouse, France

Collection : Arguments

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-7089-6869-1

GENCOD : 9782708968691

Sorti le : 13/04/2007

Xavier Brossard - 08/06/2007


  • Les présentations des éditeurs : 18/04/2007

Elu maire à 28 ans, député à 33 ans, ministre à 38 ans... En apparence, Nicolas Sarkozy fait de la politique depuis longtemps. En réalité, il ne commence à exister politiquement, de façon autonome, que le soir du 13 juin 1999 avec l'annonce de la défaite aux élections européennes de la liste RPR-Démocratie libérale qu il conduit : il fait alors le choix de ne plus être «un pion parmi d'autres sur l'échiquier de la droite». Tandis qu il a, depuis l'âge de 20 ans, épousé, sans état dame, les prises de position souvent contradictoires de sa famille politique, il décide de devenir le porte-parole de ses propres idées. Commence alors une métamorphose qui conduira Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP en 2004, élu avec plus de 85 % des voix. La classe politique est désormais obligée de se situer par rapport au discours qu il tient et à l'action qu'il conduit.
Dans cet ouvrage, Christian Gambotti étudie avec impartialité la naissance du sarkozysme, de 1999 à nos jours. Il analyse le système de valeurs auquel se réfère Nicolas Sarkozy ainsi que la stratégie du «rupturisme» mise en oeuvre avec, en ligne de mire, l'élection présidentielle de 2007. Une chose est certaine : Nicolas Sarkozy sera désormais élu ou battu sur ses propres idées.

Christian Gambotti est professeur agrégé de lettres. Auteur de chroniques littéraires et d'ouvrages de réflexion sur l'évolution de la société et de la démocratie, il a publié La Révolution politique chiraquienne. L'union de la droite et du centre (Éditions 1, 2003) et Qui sera candidat à l'élection présidentielle de 2007 ? (Éditions du Rocher, 2006). Spécialiste des questions politiques, il a également assumé des fonctions de chargé de mission ou de conseiller auprès de différents élus ou membres du gouvernement. Il a rejoint, en 2006, le cabinet du président du Conseil économique et social en qualité de conseiller en charge des Affaires culturelles.


  • Les courts extraits de livres : 18/04/2007

Ce que dit Nicolas Sarkozy : le refus des idéologies et du «prêt-à-penser»

«[Les tortues des Galapagos] ne dévient pas de leur route inflexible, et leur malédiction suprême réside dans cet harassant besoin de rectitude qui les habite dans un monde jonché d'obstacles.»
Herman Melville.

«Ils [les héros de la Résistance et de la France libre] m'ont appris [...] ce qu'était le gaullisme : non une doctrine que le général de Gaulle n'avait jamais voulue, mais une exigence morale [...], la rupture avec les idées reçues et l'ordre établi quand ils entraînent la France vers le déclin.»

Nicolas Sarkozy, discours lors du congrès UMP du 14 janvier 2007, Paris, porte de Versailles.

Théorie du «rupturisme»

C'est entre 1999 et 2001, lorsqu'il écrit son livre Libre, que Nicolas Sarkozy théorise la «rupture», anticipant ainsi le besoin exprimé par les Français d'un profond renouvellement du discours et de l'action politiques. La «rupture» est d'abord l'expression d'une pensée politique de droite qui s'installe en réaction contre une pensée de gauche dominante qui, aux yeux de la droite, distribue les richesses avant de les créer. Aux valeurs de gauche que sont l'idéologie du partage du travail et la culture de l'assistanat, Nicolas Sarkozy oppose des valeurs de droite comme le travail et le mérite personnel. L'opposition au socialisme est idéologique, puisqu'il s'agit de promouvoir l'épopée individuelle, valeur essentielle du libéralisme, contre les paroles collectives fondées sur l'étatisation de l'économie, de la culture de l'assistance et de la dépense publique.
Mais la «rupture», c'est aussi l'opposition au chiraquisme. Cette opposition est plus complexe à analyser, car elle ne se réduit pas, à droite, à une guerre des chefs. Le chiraquisme et le sarkozysme ne disent pas, idéologiquement, la même chose depuis 1995. Le chiraquisme a son histoire et sa culture, héritage de la France des années 1945-1975, façonnées par le gaullisme et le pompidolisme. De la même manière, le sarkozysme a son histoire et sa culture, différentes de celles du chiraquisme, en ce sens qu'il naît véritablement entre 1993 et 1999, au moment où triomphe la mondialisation marchande.
Cette rupture avec la gauche et, en même temps, avec la droite traditionnelle, produit le «rupturisme», théorie qui prône le chan­gement radical en s'appuyant sur une manière différente de faire de la politique et sur des idées nouvelles d'inspiration libérale mais qui s'accompagnent d'un «paquet social» à l'aune des droits et des devoirs de chacun.


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