Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Désirs de France : quinze correspondants de la presse internationale nous regardent et interrogent notre avenir : essai

Couverture du livre Désirs de France : quinze correspondants de la presse internationale nous regardent et interrogent notre avenir : essai

Auteur : Stefan Brandle | Massimo Nava

Date de saisie : 05/04/2007

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Michalon, Paris, France

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 2-84186-386-7

GENCOD : 9782841863860

Sorti le : 05/04/2007

Hélène Lausseur - 23/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 19/04/2007

Observateurs de l'actualité politique, économique et sociale française pour les plus grands titres de la presse internationale (Time Magazine, Izvetzia, The Economist, El Pais, Corriere délia Sera, Africa International, FrankfurterAllgemeine Zeitung...), quinze correspondants étrangers s'invitent dans le débat électoral. Fins connaisseurs des réalités de notre pays, ces journalistes nous offrent, chacun à leur manière, leur regard sur les principaux acteurs de la scène politique nationale et les grands défis auxquels le nouveau président sera confronté. Parfois impertinente et toujours passionnante, l'analyse plurielle de ces francophiles ne devrait laisser personne indifférent. En guise de post-scriptum, le journaliste japonais Satoshi Fukui du Mainichi Shimbun conlut : La France peut-elle vraiment changer... sans changer ?

Daniel Bensimon, Haaretz, Israël.
Deborah Berlinck, O Globo, Brésil.
Michel Beuret, L'Hebdo, Suisse.
Marie-Roger Biloa, Africa International, Cameroun.
Michel Bounajem, Asharq Al Awsat, Arabie Saoudite.
Nadja Bouzeghrane, El Watan, Algérie.
Stefan Braendle, Der Standard, Autriche.
Grzegorz Dobiecki, Rzeczpospolita, Pologne.
James Graff, Time Magazine, Etats-Unis.
Youri Kovalenko, Izvestia, Russie.
José Marti Font, El Pais, Espagne.
Massimo Nava, Corriere délia Sera, Italie.
Sophie Pedder, The Economist, Grande-Bretagne.
Zheng Ruolin, Wen Hui Bao, Chine.
Michaela Wiegel, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Allemagne.


  • Les courts extraits de livres : 19/04/2007

Blairkozy ou Ségoblair ?
par Sophie Pedder, The Economiste Grande-Bretagne

À première vue, 2007 pourrait être l'année de l'arrivée du blairisme en France. Les deux candidats en tête, Ségolène Royal à gauche et Nicolas Sarkozy à droite partagent avec Tony Blair certaines particularités. Tout d'abord, ces jeunes quinquagénaires, enfants de l'après-guerre, nés avec l'apparition de la télévision et la communication de masse maîtrisent l'art de l'image sachant combien le visuel dans une carrière politique a autant d'importance que le discours et un sourire ou une petite phrase le même impact que des milliers de mots.
En deuxième lieu, tous les trois représentent l'ère post­idéologique car en rejetant les contraintes strictement doctrinales, ils sont libres d'emprunter des idées opposées à celles de leur propre famille politique. Tony Blair, par exemple, inventa le slogan «Implacable avec la crimina­lité, implacable avec les causes de la criminalité», afin d'envoyer un message mêlant la ligne dure de la droite sur la sécurité à la ligne compassionnelle de la gauche en matière de politique sociale. Royal, à gauche, s'est fait l'écho de cette approche lorsqu'elle appela à l'encadrement militaire des mineurs délinquants surfant ainsi sur les valeurs de la droite. Sarkozy adopta la même stratégie dans son discours sur la discrimination positive pour les minorités ethniques.
Troisième similitude, Blair, Royal et Sarkozy ont embrassé tous trois la modernité. Blair initia une rénova­tion politique au début de sa campagne en ajoutant un qualificatif qui transforma le vieux parti institutionnel en New Labour, en phase avec le style, le langage et la culture de ses contemporains en Grande-Bretagne. Et ce sont ses supporters inspirés qui lancèrent le slogan «Cool Britannia», faisant surgir une nouvelle génération confiante et créative après dix-huit années d'assoupissement conservateur. À l'ère des nouveaux médias, Sarkozy et Royal ont eux aussi intégré le pouvoir de la communication électronique et révolutionnent ainsi les traditionnels comportements de la classe politique. À l'écoute des militants issus de la base, Royal tente d'asseoir son succès populaire grâce au concept de démocratie participative et en initiant un procédé politique résolument moderne. De même, le parler vrai, quelquefois péremptoire de Sarkozy, donne un coup de vieux à la langue de bois si chère aux élites et autres technocrates français.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia