Recherche

Recherche par mot :
Recherche par genre :

Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.

Libraires,partagez vos découvertes.

Editeurs,valorisez vos livres.

A ne pas manquer

Didier Long, écrivain,

et consultant bien connu des libraires indépendants, décrit le vrai Jésus et les femmes qui l'entouraient...

Jean Lebrun, l'une des grandes voix de France Culture,

présente son passionnant "Journalisme en chantier"...

Jean-Marie Ozanne, libraire, est aussi éditeur :

il nous présente le formidable "Vienna"

Jérôme Bouvier,journaliste et coéditeur

des Nouvelles de la banlieue nous présente cet ouvrage original...

L'étonnant Emmanuel Pierrat, avocat, journaliste, écrivain, collectionneur,

raconte ses nuits de rêveur éveillé. Ecoutez-le...

Jacques Roubaud au micro de Jean-Pierre Siméon et de Lucie Sarfaty

lors du "Lundi des Poètes", organisé par le "Printemps des Poètes"

Minh Tran Huy

raconte avec humour une séance de dédicaces chez un libraire...

Pascal Quignard

a été libraire, dans une autre vie. Ecoutez-le...

L'éditrice Claire Paulhan

vous invite au dixième festival littéraire "Par Monts et par Mots"...

Francine Perrot vous présente

un des livres majeurs de Marie-Louise von Franz, dont elle fut l'élève ...

Patrick Modiano, auteur de Dans le café de la jeunesse perdue,

raconte à Patricia Martin les refuges que sont pour lui les librairies...

Muriel Barbery,
auteur de l'Elégance du Hérisson

rend hommage à sa libraire, Joëlle Sauvage...

Présentation

Bienvenue sur Lechoixdeslibraires.com. Lechoixdeslibraires.com vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des libraires. Vous y entendrez également les écrivains raconter leur amour des livres, et des librairies, au micro de Patricia Martin (productrice à France Inter). Vous lirez les « Lettres à mon libraire », rédigées par les auteurs à l’attention de leur libraire. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Grâce à leur participation active, les éditeurs ont la possibilité de mettre en avant, dans la rubrique "l'espace des éditeurs", les livres de leur choix auprès des libraires de France et de tous les internautes. Nous proposons également un podcast.


France 5 est notre partenaire « Télé » : chaque jeudi soir, un portrait de libraire est diffusé dans l’émission de François Busnel « La Grande Librairie ».


France Info est notre partenaire « Radio ». Ecoutez l'émission "A livre ouvert" : chaque dimanche soir, François Busnel reçoit deux libraires pour commenter l’actualité littéraire de la semaine passée.


Le Magazine Littéraire est notre partenaire « Presse écrite ». Découvrez en exclusivité le palmarès des livres préférés des libraires de France.


La Madone au manteau de fourrure

Couverture du livre La Madone au manteau de fourrure

Auteur : Sabahattin Ali

Traducteur : Jean Descat

Date de saisie : 20/04/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Serpent à Plumes, Paris, France

Collection : Fiction étrangère

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-268-06131-3

GENCOD : 9782268061313

Sorti le : 15/03/2007

Charlotte Thomas - 26/04/2007


  • Les présentations des éditeurs : 17/09/2008

À la fin de la Première Guerre mondiale, le père de Raif Efendi, producteur de savon, l'envoie à Berlin pour y apprendre le métier. Le jeune Turc s'éprend de l'image d'une femme, celle d'une certaine Maria Puder dont il admire l'autoportrait au cours d'une exposition, un tableau intitulé La Madone au manteau de fourrure en raison de la ressemblance avec la Madonna d'Andréa dei Sarto. Fasciné par sa beauté et son port de reine, il tombe fou amoureux de Maria sans jamais l'avoir vue.
Quelques jours avant sa mort, il apprend la vérité sur le sort de sa «madone»...

Traduit du turc par Jean Descat

Né en 1906 dans la région de Gumuldjiné, Sabahattin Ali publie ses premières nouvelles dans les années 30, dans une revue dont le secrétaire de rédaction n'est autre que Nazim Hikmet. Le romantisme brumeux de ses premiers essais cède progressivement la place à l'observation réaliste et à la révolte sociale. À la suite d'un écrit satirique critiquant Atatürk, il est accusé de propagande, emprisonné, et perd son poste de professeur d'allemand. Il devient la cible des nationalistes turcs après la parution de son second roman Le diable qui est en nous en 1940. En 1948, il est assassiné alors qu'il tentait de fuir vers la Bulgarie.


  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Hamdi était un bon camarade, mais je ne l'avais pas vu depuis que j'avais été renvoyé de la banque. Il faisait du courtage dans la vente de machines et était, en outre, l'adjoint du directeur d'une entreprise de bois de construction ; je savais qu'il gagnait bien sa vie. Si je n'avais pas eu recours à lui, c'était parce que je ne voulais pas qu'il pense que si je venais le voir, ce n'était pas pour lui demander de m'aider à trouver du travail, mais pour lui emprunter de l'argent.
- Tu es toujours à ta banque ? me demanda-t-il.
- Non, je les ai quittés.
- Où es-tu maintenant ? Je répondis à contrecoeur :
- Je suis disponible.
Il me regarda des pieds à la tête, examina mes vêtements avec l'air de se demander s'il avait bien fait de m'inviter et me tapa sur l'épaule avec un sourire amical :
- Ne t'en fais pas, nous parlerons de tout ça ce soir et nous trouverons une solution.
Il semblait heureux de l'aubaine et sûr de lui. Il pouvait maintenant s'offrir le luxe de venir en aide à ses amis. Je l'enviais.
Il habitait une petite maison charmante. Il avait une épouse un peu laide, mais sympathique. Ils s'embrassèrent devant moi sans se gêner. Hamdi alla se laver et me laissa seul.
Comme il ne m'avait pas présenté sa femme, je restais planté au milieu du salon sans savoir que faire. La jeune femme restait près de la porte et m'observait à la dérobée. Elle réfléchissait. Il lui vint probablement à l'esprit de m'inviter à m'asseoir. Mais elle décida que ce n'était pas nécessaire et sortit sans se presser. Je me demandais pourquoi Hamdi, qui était tout sauf négligent et qui, toujours soucieux de sa réussite, ne négligeait aucun détail, m'avait ainsi planté là. C'est une habitude fréquente, chez les personnes qui sont parvenues à des postes importants, de se montrer délibérément désinvoltes avec leurs anciens amis, surtout ceux dont la situation est plus modeste. Pour montrer leur bien­veillance protectrice, ils se mettent soudain à tutoyer des gens à qui ils avaient toujours dit vous, et ils vous coupent la parole le plus naturellement du monde, avec un sourire plein d'aimable condescendance, pour vous poser des questions futiles...


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2008 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia