Jacques Gamisans - ex universitaire à Marseille puis à Toulouse, président du Comité scientifique "Flore Corse" (Conservatoire botanique de Genève). Auteur ou co-auteur de quelque 153 publications scientifiques, dont un grand nombre consacré à la flore et à la végétation de la Corse.
Daniel Jeanmonod - conservateur principal chargé de la direction scientifique aux Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, et chargé de cours à l'Université de Genève. Auteur et co-auteur de quelque 115 publications scientifiques, dont un grand nombre consacré à la flore et à l'étude taxonomique de la Corse, et éditeur de la série des «Compléments au Prodrome de la flore corse».
Depuis quelque 20 années, ils ont associé leur compétence et leurs efforts dans l'étude de la flore corse et dans l'élaboration de cet ouvrage de détermination de la flore sauvage de la Corse.
Les courts extraits de livres : 21/04/2007
Géographie et géologie
Grande île méditerranéenne de 8 748 km2, la Corse se situe à des latitudes (entre 41° et 43° de latitude N) sensiblement identiques à celles des Pyrénées et de la partie moyenne des Apennins. Allongée dans le sens nord-sud, elle est distante de la Provence d'environ 160 km, tandis que 82 km la séparent de la Toscane et 12 km seulement de la Sardaigne, la grande île soeur.
Véritable montagne dans la mer, la Corse offre un certain nombre de grandes régions naturelles qui correspondent à divers ensembles géologiques (fig. 1).
- La Corse cristalline. Elle représente la plus grande partie de l'île (sud, centre, nord-ouest). Constituée de granités, gneiss ou rhyolites, c'est elle qui comprend les principaux reliefs, alignés du nord-nord-ouest au sud-sud-est (point culminant : Monte Cintu, 2710 m). C'est dans cet ensemble que prennent naissance les principaux fleuves de Corse : Golu, Tavignanu, Liamone, Gravona, Prunelli, Taravu. Descendant de fortes pentes, ils se comportent comme de véritables torrents presque jusqu'à la mer.
- La Corse alpine. Localisée dans le nord-est de l'île, elle est constituée de schistes lustrés (avec des intrusions de gabbros et serpentines) qui forment des reliefs adoucis moins élevés et moins abrupts que ceux de la Corse cristalline.
- Le sillon central. Ce sillon sépare la Corse alpine de la Corse cristalline et constitue une dépression longue de 150 km, formée de petits bassins se succédant du nord-ouest au sud-est.
- La plaine orientale. C'est une plaine alluviale s'étendant de Bastia à l'embouchure de la Solenzara.
- La Corse calcaire. Les affleurements calcaires couvrent peu de surface en Corse où ils sont fort dispersés, mais ils constituent des secteurs portant une flore souvent particulière (Bunifaziu, San Fiurenzu...).