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.. J'ai déjà donné...

Couverture du livre J'ai déjà donné...

Auteur : A.D.G.

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Policiers

Editeur : Dilettante, Paris, France

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-84263-139-0

GENCOD : 9782842631390

Hélène Lausseur - 15/05/2007


Xavier Brossard - 09/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 24/04/2007

Avant la parade, revue de paquetage ! Alain Fournier (nom de guerre : A.D.G. ou encore Alain Camille; 1947-2004) est au néopolar français d'après 68 ce qu'on appelle dans un défilé militaire un homme de base, à savoir le premier, tout en haut à droite, sur lequel les autres marcheurs au pas règlent leur cadence. A droite, il l'a été, et ferme : à l'assaut en 68 dans les rangs royalistes tourangeaux contre la chienlit rouge, rédacteur à Minute et, pendant dix ans, militant caldoche en Nouvelle-Calédonie. Quant à la cadence, il a donné le rythme, en compagnie de son ami J.-P. Manchette (tout en haut à gauche), au polar français, revivifié par la gouaille célinienne et le vibrato hard-boiled, dans les années 70. Les autres, comme on dit sur le Tour, n'ont eu qu'à leur sucer la roue (et la sucent encore).
Fruit des noces épiques de Bardamu et de Chandler, Machin, son héros d'origine russe, dont voici l'ultime tour de piste, aura eu neuf aventures. Maintenant musique ! Maître Delcroix (Paul), ex-para (mais est-on jamais ex dans ce type de famille ?) et son escouade de donzelles apprend la mort de Machin (né Djerbitskine) loin là-bas, en Nouvelle-Calédonie. Rendu sur place, il hérite d'un manuscrit laissé par le défunt. Titre de la liasse : J'ai déjà donné... Mise au point dévastatrice avec une droite extrême qui doublejoue en permanence avec les idées et la morale, mais surtout récit pure province, hautancouleur, miné de vannes couenneuses à souhait et hérissé de néologismes double-pot. On n'en dira pas plus, sauf que l'histoire passe en permanence d'une main à l'autre, celle de Machin qui rudanslébrancarde à celle de Delcroix qui notanmarge. Pour son dernier baroud, voici donc l'A.D.G. retrouvé, en roue libre et pitonnant à souhait de la fournaise. Plume au canon, on !

Né à Tours en 1947, A.D.G. est devenu en une dizaine de romans l'un des maîtres du néo-polar français. Autodidacte et dévoreur de livres, il admirait Céline, Marcel Aymé et Jacques Laurent. Il meurt à Paris le 1er novembre 2004.



  • La revue de presse - Le Figaro du 10 mai 2007

C'est comme une dernière fête qui sent la cordite et l'océan, un dernier raout où l'on boit des fillettes de Montlouis et où l'on recharge des colts Diamondback calibre 38, une dernière cavale entre Blois et Nouméa, entre Tours et la baie de Boulari, un dernier festin où l'on dévore des rillons de Sologne et des escargots géants de l'île des Pins. En fait, c'est le dernier roman noir d'ADG, ou plutôt un roman posthume, J'ai déjà donné...
J'ai déjà donné est en provenance directe du paradis des anars de droite, un testament élégant et drôle où est rassemblée toute la comédie humaine d'ADG, ses personnages inoubliables, y compris les personnages secondaires, ce qui est la marque des grands écrivains...
Chant du cygne d'une amitié où le mensonge et la trahison avaient leur part, J'ai déjà donné pourrait se résumer dans ce jeu de mots, un des plus beaux d'ADG, pourtant expert en la matière : «La nostalgie n'est plus ce bel été.»


  • La revue de presse - Libération du 10 mai 2007

En dépit de toute l'affection que l'on peut porter au défunt, il n'est pas rare qu'un enterrement dégénère en fou rire général. Une grimace du croque-mort, un lapsus du curé ou le dérapage alcoolique d'un vieil oncle gâteux, et c'est la grosse rigolade compulsive. C'est à peu près l'expérience qu'offre le tout dernier roman d'ADG, publication posthume deux ans et demi après la mort de l'auteur, emporté par un cancer tenace. C'est triste parce qu'il n'y en aura jamais plus, mais on se gondole toutes les deux pages.


  • Les courts extraits de livres : 24/04/2007

Il me fallait, pour évoquer mes relations avec Jean-Loup Muller, revenir sur un passé lointain et passablement poisseux. J'étais alors jeune journaliste, dans la ville voisine de Blois, de cette République du Val-de-Loire dont j'étais devenu depuis chef des informations générales et j'avais épousé, par une sorte de désoeuvrement qui coupa le souffle à tous mes amis, Gisèle, une jeune femme qui possédait un magasin de disques.
Jean-Loup était un de ses amis, d'école je crois. Homosexuel papillonnant, vif et drôle, ayant le sens de la fête, il s'était naturellement introduit dans notre couple disparate sans que j'y voie la moindre équivoque.
Parfaitement dépourvu de sens moral et même de loyauté envers ses goûts les plus affichés, Jean-Loup Muller appartenait à ce genre de petits goujats pervers à qui l'on prête une délicatesse tellement cachée qu'elle ne se manifeste jamais et il en démontra bien l'inanité quand je le surpris, une après-midi, en train de besogner vigoureusement ma femme, et dans mon lit.
Il paraît que le cas n'est pas rare de ces homos qui cachent leurs talents ambivalents pour mieux surprendre la vertu des épouses et la bonne foi de leurs maris mais, je l'ai dit, j'étais jeune et les grandes proclamations monosexuelles du répugnant gredin m'avaient ôté tout soupçon.
Une scène écoeurante de comique croupier s'ensuivit qui me vit prendre mes cliques et donner des claques, divorcer d'avec Gisèle aux torts réciproques et uniquement par esprit chevaleresque, muter à Tours allegro pour entamer une vie de célibataire au coeur d'artichaut pendant que, je suppose, le couple immonde du brocanteur et de la disquaire poursuivait ses jeux et ses ris tératologiques.
- Il y a dix ans de cela, dis-je à Pascal, et depuis, Jean-Loup avait lui aussi quitté Blois et acheté un petit magasin d'antiquités à Tours, place de la République, en plein quartier des Halles.
- Je sais, murmura Pascal, je lui ai un jour acheté une couple de pistolets de duel. Tu le revoyais ?


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