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.. Le peintre comme modèle : du surréalisme à l'extrême contemporain

Couverture du livre Le peintre comme modèle : du surréalisme à l'extrême contemporain

Auteur : Adelaide Russo

Date de saisie : 20/04/2007

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d'Ascq, France

Collection : Perspectives

Prix : 23.00 € / 150.87 F

ISBN : 978-2-85939-896-5

GENCOD : 9782859398965

Sorti le : 20/04/2007

Charlotte Thomas - 14/05/2007


Charlotte Thomas - 10/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 26/04/2007

Adelaide Russo, Professeur des Études Françaises et de Littérature Comparée à Louisiana St, University. Ses travaux de recherche portent sur la poésie moderne, la théorie littéraire et le rapport entre la littérature et les arts visuels. Responsable du projet de recherche sur la francophonie belge à LSU, l'auteur fait partie des comités de rédaction de Pleine marge et de CHIASMA (Rodopi). Parmi les dernières publications : Lieux Propices (Presses de l'Université Laval, 2005) avec Simon Harel ; et un numéro de la revue Études Francophones sur «La Bande Dessinée Belge» avec Fabrice Leroy.

Qu'est-ce que le poète cherche dans la peinture ?
«Le peintre se peint lui-même à travers son modèle» déclare Robert Desnos : de même le poète bien souvent découvre ses propres principes esthétiques dans le dialogue qu'il entretient avec l'oeuvre visuelle. Ainsi s'engendre une véritable circulation entre les arts, que Le Peintre comme modèle se propose de suivre, depuis le surréalisme jusqu'à nos jours.
Ces effets de miroirs et de réflexivité critique rassemblent ici maints poètes - d'André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault, Michel Leiris, Antonin Artaud, André Pieyre de Mandiargues, Georges Limbour à Francis Ponge, Bernard Noël, Michel Deguy, Bernard Vargaftig ou Jean-Marie Gleize -, sculpteurs, peintres et plasticiens - Giacometti et Fenosa, Max Ernst et John Heartfield, André Masson et Bona de Mandiargues... - dont l'oeuvre dessine la traversée du siècle.
En se fondant sur les principes d'Hubert Damisch, Adelaide Russo montre aussi combien, en retour, les chefs d'oeuvres de la peinture, de Paolo Uccello ou William Blake, à Picasso, Derain, Klee ou Miré acquièrent dans les textes poétiques et critiques qui les disent, une nouvelle visibilité.


  • Les courts extraits de livres : 26/04/2007

Le musicien aussi extrait l'essentiel «lorsqu'il s'empare d'un poème pour le mettre en chanson». Cet art de faire un digest, en coupant et remaniant le texte, «y faisant d'un vers refrain, renversant les scènes... l'ordre des vers, en répétant», c'est exactement le processus selon lequel est composé le livret de cet opéra qui raconte, de nouveau et avec acuité, l'histoire d'Ulysse. C'est aussi, comme on le verra, le travail de l'essayiste des Collages. Certains textes du livre d'Aragon ne sont que des collages faits d'autocitations, une trame de références à ses écrits antérieurs. Digest, citation, collage ? Ces termes sont interchangeables comme Aragon l'indique à la fin de son essai de 1965, «Collages dans le roman et dans le film» (texte dont l'essentiel est tiré de la préface des Beaux Quartiers) : «la différence n'est que de vocabulaire, collage, écriteau, citation... à vous de choisir». Le travail, donc, du collage, pratiqué depuis longtemps en musique et en littérature, est un apport relativement récent dans les arts plastiques.
Cette entrée en matière me permet de souligner plusieurs aspects fondamentaux des écrits d'Aragon sur le collage : sa tendance à ramener tout son discours sur l'art à des critères littéraires; son désir d'établir des catégories strictes - des désignations quasi sémiotiques - et l'impossibilité, à cause des données conceptuelles de son sujet, de ne pas voir la facticité de ce type de démarcation; et encore sa conviction ardente de la prédominance du collage dans l'histoire récente du réalisme : «L'histoire des collages sans doute n'est pas celle du réalisme; mais l'histoire du réalisme ne pourra demain s'écrire sans celle des collages». La question que je voudrais examiner est celle de la description littéraire dans Les Collages, la description des collages eux-mêmes, ou, pour employer un terme emprunté à la rhétorique ancienne, de l'ekphrasis, du «blason» de l'objet, de sa mise en relief.


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