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.. A moi pour toujours

Couverture du livre A moi pour toujours

Auteur : Laura Kasischke

Traducteur : Anne Wicke

Date de saisie : 12/04/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 25.00 €

ISBN : 2-267-01905-1

GENCOD : 9782267019056

Sorti le : 12/04/2007

Chez Laura Kasischke, derrière l'apparente harmonie familiale, l'ordre, la réussite sociale, se cachent des fissures qui n'attendent qu'un événement extérieur pour lézarder, s'épanouir et entraîner l'effondrement des fondations sur lesquels repose l'édifice personnel des femmes en cause. Précisons qu'il s'agit de femmes américaines.
La vie de Sherry coule tranquillement. "Sa vie est la vie d'une femme simple. Une femme d'ici. Une mère, une épouse". La petite quarantaine, mariée avec Jon, un informaticien reconnu, elle vit dans une maison confortable. Son fils unique adoré Chad est un brillant étudiant de Berkeley. Elle enseigne l'anglais dans une petite université du Middle West américain. Elle a réussi à atteindre la quarantaine sans devenir boulotte... Tout pour être heureuse. Une vie immobile.
Cette année là, le jour de la Saint Valentin, elle reçoit une brassée de roses de Jon, mais aussi un message anonyme : Sois à moi pour toujours. Elle trouve cela plutôt amusant, Jon, à qui elle en parle, plutôt émoustillant.
Ainsi elle peut encore susciter du désir ? "Devrait-elle être excitée ? Ou bien offensée, agacée, apeurée peut-être". Les messages continuent d'affluer, de plus en plus insistants. Jon y voit une opportunité de remettre un peu de piquant dans leur couple qui ronronnait. Sherry essaie de trouver qui peut bien être l'expéditeur de ces lettres. Et peu à peu tout vacille. Ses repères s'estompent. Voici venu le temps des interrogations lucides sur la vie qu'elle a menée jusqu'alors.
Laura Kasischke dépeint avec acharnement et une joyeuse cruauté la société américaine contemporaine où la réussite sociale est friable et dissimule bien des fragilités. Elle sait remarquablement instiller le doute et le malaise dans des vies apparemment lisses et débusquer les clichés dans lesquels ses personnages cherchent à se protéger du temps qui passe.


  • Les présentations des éditeurs : 01/08/2007

" A moi pour toujours " : tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l'université un jour de Saint-Valentin.
Elle est d'abord flattée par un message qui tombe à point nommé dans sa vie routinière : son couple fatigué, son père malade et son fils unique de plus en plus distant. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d'autant plus troublante qu'elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie faussement équilibrée. La tension monte jusqu'à l'irréparable.
Laura Kasischke déploie tout son talent pour peindre une réalité américaine dans laquelle tout, y compris le désir, semble bien ordonné. Une réalité où quatre mots suffisent cependant à ébranler de manière irréversible la vie des personnages.



  • La revue de presse Eric Neuhoff - Le Figaro du 26 avril 2007

Les malentendus s'entassent, comme les gobelets de polystyrène sur les tables de la cafétéria. Le vertige du quotidien, avec sa banalité terrifiante, fige les sourires, contamine les silences, détruit la complicité familiale. Les zones résidentielles sont des champs de mines, avec le chien du voisin qui aboie pour rien, les messages qu'on oublie sur le répondeur, les collègues un peu trop empressés. «Nous conduisons tous, comme des fous, à l'aveugle, pour sortir de nos banlieues et nous lancer dans l'avenir sans même réfléchir à ce que nous faisons.» Laura Kasischke se fait le chantre de ce désordre intime, le sismographe des adultères tristes. On en a froid dans le dos.


  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 8 juin 2007

Elle est aussi une dénonciatrice tranquille, mais radicale, de la société américaine, d'une réalité ou tout ce qui s'affiche comme une réussite, comme un univers en ordre et en harmonie, ne demande qu'à se fissurer, voire à exploser. A aller jusqu'à la destruction et au meurtre. A moi pour toujours porte tout cela à un point de perfection. On se laisse prendre par ce malaise que Laura Kasischke sait distiller en douceur, avec son style précis et élégant. Et l'on s'interroge. Cette femme, Sherry, et cet homme, Jon, ne ressemblent-ils pas à ceux qui lisent l'histoire effrayante que leur raconte Sherry ? On voudrait être certain qu'il n'en est rien.


  • La revue de presse Frédéric Ferney - Le Point du 31 mai 2007

Avec «A moi pour toujours», son cinquième roman paru en français, la jeune romancière américaine Laura Kasischke prouve ce qu'on savait dès son premier livre, «A Suspicious River» (1996) : elle a l'art de susciter insensiblement, par touches insidieuses, tous les degrés de l'inquiétude, d'un malaise infime jusqu'à la panique. Le sujet : une femme. Plus précisément : le monde, le sexe, le couple, le printemps - la beauté et l'effroi de ces choses-là dans le coeur d'une femme sensible qui se croyait heureuse et qui sent que sa jeunesse lui échappe...
Laura Kasischke a une singulière aptitude à incarner le fatum dans des incidents anodins, à transfigurer les situations les plus banales en thriller, en poème, en élégie érotique et mythologique. On a beau savoir qu'elle a commencé par écrire de la poésie et que, depuis «Madame Bovary», les rêveries d'une femme ordinaire suffisent à instruire un roman, on n'en revient pas...
L'auteure conjugue la menace, la confusion des sentiments et le suspense. Avec cela, des petits gouffres de mélancolie maternelle, des souvenirs profonds comme des regrets, des peines ordinaires. Jamais on ne peut oublier que c'est une femme qui parle et qui observe, le coeur battant, les hommes, les enfants, les fleurs, les oiseaux, le sexe, la nuit, les saisons glacées de la terre et les villes du nord de l'Amérique. Un tempérament, un univers, un style. On ouvre le livre, on ne le lâche plus.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, mai 2007

Dans ce roman vertigineux, Laura Kasischke fouille les secrets d'une famille en accumulant rebondissements et malentendus, jusqu'à l'irréparable : sous sa plume, la comédie glamoureuse se transforme en machine infernale. Comme Rêves de garçons, A moi pour toujours ausculte cette gigantesque «fêlure» dont parlait Fitzgerald. Du travail de sape. Une messe noire, orchestrée par une redoutable styliste qui manie les mots comme des banderilles, dans les coulisses les plus sombres de l'Amérique ordinaire.


  • Les courts extraits de livres : 22/10/2007

En ouvrant la porte pour sortir ce matin, je découvris une écharpe de sang, gisant dans l'allée enneigée.
Comme un mauvais présage, comme une menace, ou encore un sinistre souhait de Saint-Valentin - une marque de pneu, et la fourrure aplatie d'un petit lapin marron.
La fleuriste avait dû l'écraser, en venant livrer les roses, déjà en retard à neuf heures du matin. En me tendant la longue boîte blanche sur le pas de la porte, elle n'a pas dit mot d'une créature quelconque qu'elle aurait pu tuer dans mon allée. Elle n'a peut-être rien remarqué.
«C'est notre jour le plus chargé de l'année, me dit-elle, essoufflée. Naturellement.»
J'étais moi-même également en retard lorsque je l'avais vu. Que pouvais-je y faire ? Le mal était fait - complètement écrabouillé, sans aucun espoir - et nettoyer semblait inutile. Il neigeait déjà à nouveau. Très bientôt, toute trace aurait disparu.
Mais une telle bouffée de chagrin me submergea, malgré tout, lorsque je vis ce petit bout de fourrure marron au milieu du sang, que je dus me tenir à la porte.
Était-ce un des petits lapins que j'avais fait fuir de leur terrier au printemps dernier lorsque j'avais planté des graines de volubilis dans le jardin ?
J'avais hurlé quand ils s'étaient précipités hors de la terre légère, et n'étais plus retournée près de cette plate-bande de tout le printemps et jusque bien avant dans l'été.
La mère lapin les abandonne, je crois, si elle sent une odeur humaine sur eux ?


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