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La redécouverte du premier roman d'une jeune romancière plus connue aujourd'hui sous le nom de Sophie Kinsella. Un régal de comédie à l'anglaise caustique et hilarante, pour une vision décapante des relations au sein de la jeune bourgeoisie britannique.
Quoi de plus agréable qu'un week-end à la campagne, avec des amis perdus de vue depuis dix ans, pour évoquer le bon vieux temps ? C'est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline.
Au menu : détente, tennis, cocktails... et règlements de comptes !
Car les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, le temps a écorché la belle complicité d'autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Pour certains, le constat est amer...
Reconnue et célébrée pour sa fameuse série des aventures de L'Accro du shopping et pour Les Petits Secrets d'Emma (2005), Sophie Kinsella est aussi l'auteur de six romans signés sous le nom de Madeleine Wickham, dont Un week-end entre amis est le premier opus. Sophie Kinsella vit à Londres.
Traduit de l'anglais par Marie-Claude Peugeot
Les courts extraits de livres : 03/05/2007
Le lendemain matin, Caroline s'éveilla peu à peu en sentant dans son cou l'haleine tiède de Patrick. Gardant les yeux fermés, elle eut d'abord conscience qu'une vive lumière, qui devait être celle des premiers rayons du soleil, lui imprimait sur les paupières un rougeoiement éblouissant. Puis elle s'aperçut que les doigts courtauds de Patrick vagabondaient sur son corps, sous sa chemise de nuit, lui procurant malgré elle un réveil agréable. Mais elle n'ouvrait toujours pas les yeux, faisant semblant de dormir, ou en tout cas de rester impassible.
Même quand Patrick la pénétra, avec un enthousiasme manifeste de baiseur matinal, elle s'arrangea pour ne rien laisser paraître sur son visage. Elle se força à penser à la tenue qu'elle allait mettre pour cette journée, puis elle s'obligea à réfléchir à ses sourcils - devait-elle s'épiler ou non ? -, et puis soudain, vaincue malgré ces efforts, elle laissa involontairement échapper un cri et s'abandonna au plaisir.
En s'effondrant à côté d'elle, épuisé, Patrick lui dit d'un ton accusateur : «C'était bien, hein ? Je t'ai fait jouir.» Elle fit la sourde oreille. «Pas vrai ?» insista-t-il. Elle haussa les épaules.
«Oui, sans doute.
- Alors pourquoi faire semblant du contraire ?» Il se souleva sur un coude pour la regarder. Elle sourit paresseusement. Elle avait des fourmis dans les doigts et se sentait dépourvue de toute agressivité.
«Je ne sais pas, dit-elle. Pour t'emmerder, je suppose.»