Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Victor Hugo

Couverture du livre Victor Hugo

Auteur : Marieke Stein

Date de saisie : 26/04/2007

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : le Cavalier bleu, Paris, France

Collection : Idées reçues. Arts & culture, n° 136

Prix : 9.00 € / 59.04 F

ISBN : 978-2-84670-162-4

GENCOD : 9782846701624

Sorti le : 26/04/2007

Xavier Clion - 15/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 04/05/2007

Victor Hugo

Arts & Culture

«Victor Hugo est le plus grand ecrivain français» - «Il est avant tout un poète - «Victor Hugo était despotique avec ses proches» - «Il était le rival de Lamartine» - «C'est un écrivain sans finesse» - «Victor Hugo aurait mieux fait de ne pas s'occuper de politique !» - «Ses funérailles nationales furent une véritable orgie»...

Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancie et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.

Marieke Stein est normalienne et docteur es lettres. Spécialiste de l'oeuvre politique de Victor Hugo, elle nous dresse ici un portrait vivant et contrasté de cet «homme du siècle». Dépassant les clichés du «poète de la République» ou du grand-père à la barbe blanche, l'auteur nous convie à la découverte de cet écrivain qui continue de pâtir, paradoxalement, de sa célébrité, et nous montre, au travers de sa vie, longue, riche, mouvementée et semée d'épreuves, les visages successifs et divers d'un homme en perpétuelle évolution.


  • Les courts extraits de livres : 04/05/2007

«Ses funérailles nationales furent une véritable orgie.»

Une copulation énorme, une priapée de toutes les femmes de bordel en congé coïtant avec des quelconques.
Edmond de Goncourt, journal, 1885

Les funérailles de Victor Hugo, le 1er juin 1885, donnèrent lieu au plus grand rassemblement public du XIXe siècle : plus d'un million de Parisiens vinrent rendre hommage au grand écrivain que la République fêta ce jour-là. Toute la journée du 30 mai déjà, et une partie de la nuit, les Parisiens avaient défilé devant le catafalque monumental de l'Arc de triomphe où avait été transportée la dépouille de Victor Hugo. À 11 heures, le 1er juin, la cérémonie commence : discours, hommages publics, et une immense procession qui mènera Hugo des Champs-Elysées au Panthéon, rendu à sa vocation civile pour l'occasion.
En 1883, dans son testament, le poète avait donné une instruction simple concernant ses funérailles : «Je donne 50 000 francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l'oraison de toutes les églises, je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu.» C'est donc dans le corbillard des pauvres, mais entouré de bien plus d'honneurs qu'il n'en avait demandés, que Victor Hugo traverse une dernière fois Paris. La foule encombre les rues ; le cortège est impressionnant. Immédiatement derrière le cercueil viennent un escadron de la police municipale, le gouverneur de Paris, un régiment de cuirassiers, trois régiments avec leurs tambours, onze chars couverts de fleurs... Des amis, des proches entourent le corbillard, ainsi que des membres du conseil d'Etat et de l'Institut. Suivent quatre-vingt-cinq délégations : celles de la presse, de la Comédie-Française, de la société des auteurs dramatiques, celles des municipalités provinciales et parisiennes, mais aussi des délégations étrangères : celle d'Algérie, celle des proscrits de 1851, celle des Alsaciens-Lorrains, venus en nombre. D'autres encore suivent, des francs-maçons aux polytechniciens. La rumeur ajoute qu'une délégation de filles publiques suivait le cortège et que, en l'honneur de leur ardent défenseur, elles accordèrent gratuitement leurs faveurs ce jour-là.
Cette anecdote revient souvent lorsqu'on évoque les funérailles de Victor Hugo. Une fois de plus, en effet, l'occasion est trop belle de céder un peu à la gaudriole, et de rappeler la frénésie érotique qui se serait emparée de Victor Hugo jusqu'à ses derniers jours !


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia