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.. Le diable

Couverture du livre Le diable

Auteur : Anne-Cécile Huprelle

Date de saisie : 19/04/2007

Genre : Religion, Spiritualité

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Petite bibliothèque des spiritualités

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 2-259-20370-1

GENCOD : 9782259203708

Sorti le : 19/04/2007

Claire Lamarre - 16/05/2007


Xavier Clion - 15/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 05/05/2007

Le diable est de retour. Autrefois utilisé par les pouvoirs religieux et laïques, les prédicateurs et l'art, il est désormais exploité par les sectes, le politique ou encore le marketing. Figure du Mal aux multiples visages, le diable fait partie intégrante de notre culture.

Qui est-il ? Comment est-il apparu dans les religions ? Comment est-il devenu un personnage culturel ? Pourquoi a-t-il été utilisé de tout temps ? Pourquoi revient-il ?

En parcourant de manière claire et accessible l'histoire de ce personnage aussi complexe que fascinant, cet ouvrage analyse comment le diable est passé du statut de figure religieuse à celui de phénomène de société. Peut-être en avons-nous toujours eu besoin.

Anne-Cécile Huprelle est journaliste. Elle collabore notamment au Monde des Religions.

Pour comprendre et connaître les religions, les spiritualités et les croyances de l'humanité.

Collection dirigée par Frédéric Lenoir


  • Les courts extraits de livres : 05/05/2007

LE DIABLE DANS LE CHRISTIANISME : UN ENNEMI À COMBATTRE

Considéré à sa naissance (c'est-à-dire après les années 30 de notre ère, date de la mort de Jésus) comme une secte juive, le christianisme se caractérise surtout par son esprit missionnaire. Héritier de la culture juive, il voit en Jésus le messie d'Israël, qui scelle l'alliance entre Dieu et les hommes. La figure de Satan, qui est perpétuée, devient l'ennemie jurée de cette «nouvelle alliance». La question n'est donc plus de savoir si Dieu a créé le mal, mais quelle est l'attitude à adopter face à lui et au diable.
Après la mort de Jésus, ses disciples, c'est-à-dire ceux qui l'ont suivi dans ses prédications ambulantes, se dispersent pour proclamer sa résurrection et réunir des communautés dans une même foi, inaugurée par le baptême, et une même morale, visant à imiter le Christ. Le problème du mal prend donc une autre dimension car son existence s'inscrit dans un combat. L'action du diable est avant tout considérée comme une force s'opposant à la foi ou à l'union des chrétiens. Satan est l'ennemi à combattre. Et pour les chrétiens, Jésus a montré la voie à suivre.

Le diable, le «diviseur»

Vers la fin du Ier siècle de notre ère, sur les terres d'Israël, lieu de naissance du christianisme, il n'existe pas encore de canon juif. Mais quelques livres font déjà autorité, car ils sont considérés comme d'inspiration divine. Dans les synagogues, ces livres sont actualisés et commentés à partir de traditions et de légendes. Les premières communautés chrétiennes, principalement d'expression grecque, héritent de la Septante, version grecque de la Bible hébraïque, établie entre - 250 et - 130 av. J.-C. En outre, ces communautés appuient leur foi sur des textes de référence de la vie et de l'enseignement du Christ, les Evangiles. Avec cette collection de textes, les chrétiens héritent d'un diable aux multiples noms. Ce qui conforte l'idée d'un ennemi multiforme. Le nom de «Satan», l'adversaire et accusateur, est toujours de mise, et avec la traduction grecque apparaît «diable», qui vient de diabolon, «qui sépare». Le diable est ainsi reconnu comme le «diviseur», s'opposant à Jésus, le sumbolon, «celui qui rassemble». Dans certains textes, il peut être aussi appelé Béelzéboul, ou Belzébuth ; Béliar, dans les lettres de Paul ; la «Bête», le «Dragon», dans l'Apocalypse de saint Jean... Il peut également être remplacé par le nom du danger qu'il fait courir : le Mauvais, le Tentateur, l'Adversaire, l'Accusateur...


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