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Auteur : Laetitia de Witt
Date de saisie : 25/04/2007
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Fayard, Paris, France
Collection : Biographies
Prix : 28.00 € / 183.67 F
ISBN : 978-2-213-63127-1
GENCOD : 9782213631271
Sorti le : 25/04/2007
Xavier Clion - 15/05/2007
Hélène Lausseur - 15/05/2007
En 1879, le Prince impérial, parti combattre les Zoulous aux côtés des Anglais, était tué. Cette mort aurait dû faire de Jérôme Napoléon, dit «Plon-Plon», seul cousin germain de Napoléon III, le prétendant bonapartiste au trône. Or le prince notifiait dans un codicille de son testament : «Les devoirs de notre Maison envers notre pays ne s'éteignent pas avec ma vie ; moi mort, la tâche de continuer l'oeuvre de Napoléon Ier et de Napoléon III incombe au fils aîné du prince Napoléon.» Malgré quelques tentatives d'accommodement, cette décision provoqua une rupture irrémédiable entre un père n'acceptant pas d'être privé de son destin politique et un fils finalement disposé à assumer le sien. Propulsé à la tête des bonapartistes alors qu'il n'avait pas dix-huit ans, il allait occuper cette position pendant près de cinquante, jusqu'à sa mort en 1926.
En dépit de sa longévité, le prince Victor Napoléon est pourtant resté méconnu d'une part de ses contemporains et surtout des générations suivantes. La cause bonapartiste n'ayant cessé de décliner au XXe siècle, on peut se demander si le manque de popularité de son chef en a été la conséquence ou la cause...
Pour la première fois, Laetitia de Witt, bénéficiant d'un accès privilégié à de volumineuses archives inédites, essentiellement familiales, dresse un fin portrait politique et psychologique de cet héritier d'une autre époque, témoin, depuis son exil bruxellois, de la mutation subie par la France depuis la chute du Second Empire jusqu'à l'aube des Années folles, en passant par les grandes heures de la Troisième République. Elle explique comment son incapacité à agir sur le présent a poussé le prétendant à vivre dans un monde exaltant la grandeur de la dynastie et à se consacrer notamment à la constitution d'une exceptionnelle collection d'oeuvres d'art. Ce prince fut bien un Napoléon avant tout.
Laetitia de Witt, docteur en histoire, a écrit sur le prince Victor Napoléon une remarquable thèse dont le présent livre est issu.
En fuite après la défaite, les frères et soeurs de Napoléon perdirent gloire, titres et argent. C'est avec gratitude qu'ils acceptèrent l'hospitalité du pape, Pie VII, ou qu'ils trouvèrent refuge dans quelques autres villes italiennes. Une partie du clan se regroupa autour de Madame Mère, qui en 1818 acheta le palais Rinucci à Rome, et de l'oncle Fesch, bien introduit au Vatican. Pauline s'installa dans la villa cédée par son mari, le prince Borghèse, qui s'était séparé d'elle. Louis, demeuré en Italie pendant les Cent-Jours, résida quelque temps à Rome, avant de partir pour la Toscane. La chute de l'Empire ne l'affecta pas, sa préoccupation principale restant sa mauvaise santé. Lucien installé également à Rome, vivait dans un grand luxe - au-dessus de ses moyens -, entouré de sa nombreuse descendance. La femme de Joseph, Julie, se trouvait aussi dans la Ville éternelle avec ses deux filles, Zénaïde et Charlotte, qu'elle cherchait à marier. Alors que Joseph, ex-roi d'Espagne, s'était enfui de France après Waterloo et avait gagné l'Amérique. Il demeurait près de Philadelphie sous le nom de comte de Survilliers.
L'autre partie de la famille se retrouva à Trieste. Caroline s'y était installée sous le nom de comtesse de Lipona - anagramme de Napoli - alors que Murât avait trouvé la mort en 1815 en voulant tenter son propre «retour de l'île d'Elbe» dans l'espoir de recouvrer son ancien royaume de Naples. Élisa, elle aussi, s'était réfugiée à Trieste. Quant à Jérôme, ex-roi de Westphalie, il avait après la chute^ de l'Empire rejoint sa femme en Wurtemberg dans les États de son beau-père, où ils restèrent deux ans plus ou moins prisonniers. À partir de 1817, ils s'installèrent à Trieste, où en 1814, déjà, était né leur premier enfant, Jérôme Napoléon. Leur séjour à Trieste fut marqué par la naissance d'une fille, Mathilde, en 1820, puis d'un second garçon, Napoléon Joseph Charles Paul, dit Plon-Plon.
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