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Edward Hopper est l'auteur de nombreuses oeuvres considérées aujourd'hui comme des icônes de l'art moderne.
Des toiles comme Drug Store, New York Movie et Nighthawks, universellement reconnu (et souvent parodié), ont remodelé le visage de la peinture en Amérique. Ce livre, qui accompagne une importante exposition itinérante, analyse l'oeuvre de Hopper dans le cadre des courants culturels de son temps - montrant l'influence non seulement des autres peintres mais également de la littérature ou du cinéma. Alors que la plupart des auteurs ont eu tendance à limiter Hopper au rôle de grand peintre de l'aliénation, cet ouvrage propose une vision beaucoup plus large, plus nuancée et finalement plus représentative d'un artiste profondément complexe et extrêmement divers.
Couvrant la totalité de sa carrière, en accordant une attention particulière aux années 1920, 1930 et 1940, Edward Hopper met en évidence ses plus grands chefs-d'oeuvre tout en abordant des sujets tels que les réactions critiques suscitées par ses oeuvres, la relation entre réalisme et modernisme, sa fascination pour l'architecture, sa peinture des femmes et son travail, à la fin de sa vie, pour produire des oeuvres originales.
Illustré par plus de 150 de ses huiles, aquarelles, estampes et dessins, auxquels s'ajoutent des essais écrits par plusieurs experts reconnus dans ce domaine ainsi qu'une chronologie et une bibliographie détaillées, ce livre est l'étude la plus complète que l'on ait publiée sur Hopper depuis de nombreuses années.
La revue de presse Annick Colonna-Césari - L'Express du 10 mai 2007
Au fil des pages se dessine en filigrane le portrait d'un artiste acharné et perfectionniste...
Contrairement à nombre de ses contemporains, Hopper ne s'intéresse guère aux archétypes de la modernité que sont les gratte-ciel. Mais il est en revanche sensible aux architectures locales, même les plus ordinaires, aux paysages qui lui paraissent les plus sauvages. D'où son goût pour les maisons victoriennes de Gloucester, les phares du Maine, les immeubles silencieux de Manhattan, dont il dévoile les tensions, par le contraste de l'ombre et de la lumière. Il s'en sert souvent comme arrière-plan à des drames intimes, en y introduisant des personnages, afin de souligner les ambiguïtés de la société américaine, ébranlée par la guerre et la Dépression...
Plus que jamais peut-être, ses images nous touchent par leur intensité.