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.. Venge-moi !

Couverture du livre Venge-moi !

Auteur : Patrick Cauvin

Date de saisie : 02/05/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans français

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-226-17710-0

GENCOD : 9782226177100

Sorti le : 02/05/2007

Un fils, ayant vécu toute son enfance rythmée par les récits de sa mère contant ses années de détention dans le camp de Flossenburg, lui fait la promesse de tuer la personne l'ayant dénoncée pendant la guerre. Il part donc à la recherche de cette femme, mais la vérité n'est pas tout à fait celle racontée par sa mère... Entre l'amour d'un fils pour sa mère et le devoir Simon part à la quête de sa propre identité.


Patrick Cauvin - 12/06/2007


Claire Lamarre - 16/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 09/05/2007

«Tout a commencé le soir de sa mort.
Elle a attendu le dernier instant pour me révéler son secret et me confier une mission : la venger.
J'ai accepté car l'on ne refuse rien à une mère mourante.
Et j'ai plongé dans un passé effroyable...»

Une enfance, une adolescence à huis clos dans l'ombre étouffante d'une mère rescapée de la déportation et qui ressasse inlassablement ses souvenirs : la dénonciation, l'horreur des camps de concentration, la disparition de son époux...
Un suspense surprenant où Cauvin jongle brillamment avec le pire jusqu'au dénouement inattendu, inexorable.



  • La revue de presse Jean-Rémi Barland - Lire, juin 2007

L'horreur des camps dicte à Patrick Cauvin une histoire de vengeance, d'amour et de mal absolu...
Si la trame initiale paraît limpide, Patrick Cauvin la rend volontairement opaque. Sourd à tout schématisme, il distille au fil des pages une ambiance entre Simenon et Modiano, où, sur fond de France parisienne et provinciale, se croisent de simples gens ayant changé d'identité. Des fantômes rescapés d'une époque agitée, acteurs malgré eux d'une «chasse à la sorcière» et d'une troublante histoire d'amour, prétexte à cette puissante réflexion romanesque sur les arcanes du mal absolu.


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 10 mai 2007

Le sujet est lourd, tout comme l'atmosphère qui imprègne l'enfance et l'adolescence de Simon. Mais l'habileté de Patrick Cauvin fait à nouveau des miracles : non seulement l'écrivain parvient à trouver le ton juste, jamais déplacé, pour évoquer le traumatisme de la Shoah, mais, en plus, il arrive à y greffer délicatement une intrigue magistrale, dont le suspense peut en remontrer à bien des thrillers psychologiques. Le dénouement est à l'avenant, sidérant.


  • Les courts extraits de livres : 23/06/2007

Je viens de m'apercevoir que le décor a plus d'importance qu'on ne croit.
Il a fallu pour cela qu'il disparaisse. Tout est vide à présent autour de moi. Il reste les murs. Peut-être nos vies auraient-elles été différentes si tout cela avait été moins étroit, moins noir, moins étouffant.
La tapisserie porte les traces des photos, l'emplacement des meubles... ils ont laissé leurs marques. Le plus étrange ce sont les fenêtres. Je n'avais, jusqu'à présent, vu la rue qu'à travers les rideaux, il fallait les soulever pour découvrir les maisons en face.
Ce n'est pas une belle rue, elle a gardé un côté début de siècle, on ne peut avoir ici que des petites vies.
C'est Paris pourtant, le boulevard n'est pas loin, mais il reste invisible. Onzième arrondissement. Le vieux onzième.
Ces lieux ont été plus qu'un cadre, ils ont joué un rôle dans l'histoire, dans la vie de maman comme dans la mienne. Peut-être vais-je devenir un autre maintenant qu'ils ont, en quelque sorte, disparu. J'ai dû d'ailleurs commencer à changer puisque j'ai décidé de raconter.
Je n'y avais jamais pensé. C'est lorsque les types d'Emmaüs ont emporté les lits, l'armoire et les bibliothèques que l'idée m'est venue. Je ne sais pas pourquoi, cela ne servira à rien car personne ne lira ces lignes, cela vaut mieux, mais j'ai ressenti comme une nécessité de le faire. Un témoignage d'un vieux monde déjà fini.
Un peu plus de soixante ans passés sous ces pla­fonds. Je suis né ici, à l'époque seuls les pauvres accouchaient à l'hôpital. Nous n'étions pas riches, mais tout de même...
J'ai quatre jours. Lundi, ce sera l'arrivée des nou­veaux propriétaires, ils ont annoncé qu'ils feraient des travaux, ils n'aiment pas le couloir, des cloisons seront abattues. Je ne sais pas pourquoi ils m'ont dit cela, ils feront ce qu'ils voudront, c'est vrai d'ailleurs que tout cela était bien laid, peu pratique et trop sombre, tout va devenir clair et large, moderne. Très bien. Il ne restera rien du musée.


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