Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Les Sept sont enfin au complet ! Tom Cox et ses six vaillants partenaires, prêts à donner leur vie pour que la terreur ne martyrise plus le monde, se rendent à Mordoroc, la cité maudite du génie du mal. Tom sait maintenant que ses pouvoirs équivalent ceux de Mordom et que seule leur volonté - du bien et du mal - les départage. L'affrontement final est imminent et risque d'être âpre. Tom sortira-t-il vainqueur de cet ultime duel ?
Les courts extraits de livres : 10/05/2007
«Invraisemblable, ronchonna Tooloo. Troquer un blouson quasiment neuf contre ce manteau parfumé aux poubelles ! Es-tu sûr que l'extincteur n'a pas rebondi pour te cogner le crâne ? Eh ! Garde tes distances !»
D'un coup d'ailes, il s'éloigna d'un mètre ou deux.
«Tu dégages un fumet qui terrasserait Mordom en personne. Ce pardessus est l'arme chimique absolue.»
Difficile de faire la sourde oreille aux remontrances du volatile. Depuis une demi-heure, il déversait sa bile sans discontinuer. J'avais misé sur son essoufflement, mais je m'en mordais les doigts. Apparemment, le rapace était intarissable.
«Quant à séduire Pat sous cet accoutrement, j'en aurais des crampes de rire si je pouvais ouvrir le bec en grand.
- Dans ce cas, pourquoi ne pas le garder fermé ? rétorquai-je enfin, à bout de nerfs.
- Il faut bien que je respire, s'indigna mon compagnon. Et je ne reparlerai pas de nos provisions.»
Il est vrai qu'il avait déjà soulevé le problème une bonne dizaine de fois. J'avais été ému par la détresse d'Élie, de sorte que je n'avais pu m'empêcher de lui donner de quoi remplir son estomac. Le pauvre homme m'avait raconté ses déboires. C'était un mendiant pacifique avant l'invasion. Ses journées s'organisaient selon une immuable routine. Il disposait de tout un réseau de lieux où faire la manche et d'un abri où dormir sur des cartons. Les gens le connaissaient et lui fournissaient de quoi survivre. Hélas, avec la guerre, il avait dû modifier sa conduite et se terrer comme un animal. D'abord parce que les créatures chassaient ses semblables. Elles les mitraillaient sans pitié, dès qu'elles les apercevaient. De plus, depuis quelques semaines, les habitants qui l'aidaient jusqu'alors étaient devenus indifférents. Certains d'entre eux adoptaient même le point de vue des occupants. Désormais, on l'injuriait ou on lui lançait des pierres lorsqu'il apparaissait. C'est la raison pour laquelle il avait choisi de s'armer. La haine à son égard prenait de telles proportions qu'il redoutait un lynchage. Cela expliquait la brutalité dont P'tit Louis et lui avaient fait montre.