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.. Une enquête d'Ivan D. Poutiline. Volume 3, Le prince des vents

Couverture du livre Une enquête d'Ivan D. Poutiline. Volume 3, Le prince des vents

Auteur : Leonid Youzefovitch

Traducteur : Valérie Dariot

Date de saisie : 03/05/2007

Genre : Policiers

Editeur : Noir sur blanc, Lausanne, Suisse

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-88250-193-6

GENCOD : 9782882501936

Sorti le : 03/05/2007

Claire Lamarre - 16/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 11/05/2007

Le prince de Mongolie, Naïdan-van, appartient à l'entourage de l'ambassadeur de Chine à Saint-Pétersbourg. Converti au christianisme, il se prépare, tel Faust, à vendre son âme au diable. Le prince est alors assassiné. Peu de temps après, l'écrivain Kamenski, auteur de romans populaires, trouve la mort dans des circonstances similaires. L'écrivain Ivan Tourgueniev est considéré comme suspect. Ivan Poutiline, fin limier à l'ancienne, mène une enquête minutieuse, qui le conduit à s'intéresser notamment à des sectes criminelles s'adonnant à la magie... L'intrigue se déroule simultanément dans deux pays et à deux périodes historiques distinctes, Saint-Pétersbourg en 1870 et la Mongolie en 1913, au début de la guerre d'indépendance contre la Chine. L'auteur, un des maîtres du roman policier historique, excelle à nous faire revivre le contexte de l'époque. Le Prince des vents a reçu le prix du Best-Seller national en Russie en 2001. Il est considéré comme le meilleur thriller écrit en Russie.
Léonid Youzéfovitch est né à Moscou en 1947. Historien, il est l'auteur d'ouvrages sur l'étiquette diplomatique dans l'ancienne Russie, d'un livre sur le baron Ungern-Sternberg, le «dictateur de Mongolie», et de quatre polars historiques dont Le Costume d'Arlequin (Les Éditions Noir sur Blanc, 2005), et La Maison de rendez-vous (Les Éditions Noir sur Blanc, 2006), premiers volets de la trilogie consacrée à Poutiline.

Traduit du russe par Valérie Dariot


  • Les courts extraits de livres : 11/05/2007

Par ce matin de mai, Ivan Dmitrievitch prenait son petit déjeuner en compagnie de son fils de treize ans, Vanietchka, le seul de ses enfants qui ne fût pas mort en bas âge. Son épouse n'était pas assise à table avec eux. Après avoir nourri ses hommes puis expédié le premier à son bureau et le second au lycée, elle escomptait dormir encore un peu. Il y a peu, ces petits sommes étaient tenus secrets, mais l'une de ses voisines lui avait donné à lire un article tiré d'une revue pour dames dans lequel il était démontré que l'organisme féminin avait besoin de sommeil en quantité infiniment plus grande que l'organisme masculin. Forte de ce savoir, l'épouse d'Ivan Dmitrievitch se recouchait désormais chaque matin avec la conscience d'être dans son bon droit.
- C'est entendu, je te fatigue et tu n'as pas envie de parler à ton fils, dit-elle en arrachant à Ivan Dmitrievitch son journal. Mais si tu as l'intention de te ruiner la digestion, prends au moins un livre. Cela fait une éternité que je ne t'ai vu avec un livre en main.
En raison de sa fonction à la tête de la Sûreté, Ivan Dmitrievitch était un homme constamment occupé. Il lisait donc peu et ignorait tout des romanciers à la mode. Si bien que, deux heures plus tard, quand on lui annonça que l'écrivain Nikolaï Kamenski avait été tué chez lui, dans son appartement du numéro 8 de la rue Karavannaïa, c'était la première fois qu'il entendait prononcer ce nom.
La nouvelle lui fut apportée par l'agent Gaïpel, surnommé l'Étudiant, à cause des études universitaires qu'il avait entreprises sans jamais les terminer. À tout hasard, il avait acheté le dernier roman de Kamenski. Ivan Dmitrievitch fourra le livre dans sa poche et envoya Gaïpel chercher un cocher. La voiture arriva cinq minutes plus tard. À peine avaient-ils grimpé à son bord, que vint à leur rencontre un monsieur d'âge mûr. Il était vêtu d'un élégant manteau et serrait dans sa main le pommeau d'une cane.
- Je me souviens de vous, lâcha Ivan Dmitrievitch sans laisser à l'homme le temps d'ouvrir la bouche. Vous vous appelez Pét-chénitsyne, vous êtes le directeur de l'asile d'aliénés Oboukhovski et vous êtes venu me trouver il y a une semaine pour me parler de l'un de vos patients qui s'était évadé.
- L'avez-vous retrouvé ?
- À vrai dire, nous ne l'avons pas cherché. Nous ne nous occupons pas de ce genre d'affaires.


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