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Auteur : Stephan Schuhmacher
Traducteur : Zéno Bianu
Date de saisie : 02/05/2007
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-226-17828-2
GENCOD : 9782226178282
Sorti le : 02/05/2007
«Si l'on veut que la confrontation avec le Zen soit plus qu'un simple passe-temps intellectuel, il convient de mettre de côté les conditions historiques de son apparition. La question est : quel sens peut avoir la tradition Zen pour chacun d'entre nous, ici et maintenant, sur le plan existentiel ? Le Zen peut-il m'aider à trouver ma solution ?
Les histoires que content les maîtres du Zen ne nous fournissent aucune réponse globale sur le sens de tout, elles ne nous offrent aucune formule magique pour comprendre l'existence, l'amour et le bonheur. Elles nous lancent ce défi : mourir de la Grande Mort afin de connaître la Grande Naissance.»
Stephan Schuhmacher est un des grands auteurs sur le bouddhisme, réputé pour son style clair et ses qualités de pédagogue. Il nous offre ici une introduction limpide au Zen, hors des sentiers battus.
La découverte
Toutes ses recherches, cet engagement total du corps, de l'esprit et de l'âme, qu'est-ce que cela lui avait apporté ? Rien - du moins pas une paix durable. Le chemin était-il vraiment l'objectif ? Etait-il même possible qu'il atteigne son objectif tant qu'il serait convaincu d'être encore sur le chemin ? Après tout ce qu'il avait perdu, tout ce à quoi il avait déjà renoncé, devait-il aussi perdre ce dernier espoir de salut, de libération, d'éveil ? Nul ne pouvait donner une réponse adéquate à ses questions. Et lui-même ne parvenait pas à en trouver une. Il avait fait tout ce qui était en son pouvoir, sur les plans physique, émotionnel, intellectuel et même intuitif. Dès lors, il ne pouvait plus rien. Il se trouvait maintenant à la dernière extrémité - et donc au début du Zen.
Alors il a abandonné ses recherches. Mais peut-être n'a-t-il même pas fait cela. Peut-être cela s'est-il passé tout seul, parce qu'il était fatigué du monde, de lui-même, de la quête, de tout - il était tout simplement à bout. Alors, il s'est assis sous un arbre, complètement absorbé - autrement dit, en n'existant plus comme quelqu'un qui pourrait ou voudrait faire quelque chose -, et il s'est mis à ne rien faire du tout. On a dit plus tard qu'il s'était assis sous l'arbre de la Bodhi, dans le village de Bodh-Gayâ, résolu à ne plus se lever tant qu'il n'aurait pas atteint l'éveil total. C'est peut-être vrai. Mais que cela soit avant ou après qu'il se fut assis - et certaines sources affirment qu'il est resté «assis» pas moins de six ans -, il a atteint à un moment donné le point où tout espoir et toute peur, où tout effort et toute quête, où tout désir et tout acte s'évanouissent simplement - sinon, ce qui est arrivé par la suite n'aurait pu avoir lieu.
Ce qui s'est passé là, le Denkôroku, le «Récit de la transmission de la Lumière» le résume en une courte phrase :
Voyant l'étoile du matin, Shâkyamuni Bouddha en fut illuminé et dit : «Moi, la Grande Terre et tous les êtres sensibles atteignent simultanément l'éveil.»
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