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_ Leçons sur Kant : la déduction transcendantale dans la deuxième édition de la Critique de la raison pure

Couverture du livre Leçons sur Kant : la déduction transcendantale dans la deuxième édition de la Critique de la raison pure

Auteur : Mario Caimi

Préface : Christian Bonnet

Date de saisie : 26/04/2007

Genre : Philosophie

Editeur : Publications de la Sorbonne, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-85944-569-0

GENCOD : 9782859445690

Sorti le : 26/04/2007

Nathalie Bruthiaux - 23/05/2007


  • Les présentations des éditeurs : 14/05/2007

Dans la «déduction transcendantale»- pièce centrale de l'édifice de la Critique de la raison pure - Kant cherche à résoudre le problème du rapport de la pensée à l'être. Soucieux de parvenir à une explication intelligible et concluante de la possibilité de cette relation, le philosophe a reformulé à diverses reprises sa solution du problème. Malgré cela, le texte présente bien des difficultés qui ont fait l'objet de nombreuses interprétations. La «déduction» devient cependant plus accessible, si l'on tient compte du fait qu'elle est structurée autour d'un principe fondamental : le «principe de l'aperception», selon lequel toutes les représentations doivent être constituées de telle manière qu'elles puissent appartenir à un sujet unique. A partir d' un commentaire des paragraphes 15 à 27 de la Critique de la raison pure, le présent travail se propose de montrer que, pris comme fil conducteur, ce «principe de l'aperception», qui s'enrichit progressivement tout au long du texte, permet de restituer l'enchaînement rigoureux de l'argumentation kantienne.

Mario Caimi est docteur en philosophie de l'Université de Mayence. Il enseigne l'histoire de la philosophie moderne à l'Université de Buenos Aires. Auteur de plusieurs livres sur la philosophie kantienne, il a également traduit en espagnol diverses oeuvres de Kant, dont la Critique de la raison pure et les Prolégomènes.


  • Les courts extraits de livres : 14/05/2007

Extrait de l'introduction :

Quelques considérations sur le contexte historique de la déduction
Dans sa forme la plus générale, le problème dont s'occupe Kant dans la «déduction transcendantale» est celui des relations de la pensée avec les choses. Comment la pensée peut-elle se rapporter aux choses ? Cette question ainsi formulée, à un tel degré de généralité, n'a rien de nouveau. On pourrait la rapprocher de celle posée jadis par Parménide et à laquelle celui-ci répondait en affirmant l'unité et l'identité de la pensée et de l'être, en une formule bien connue : «Car penser c'est la même chose que être.» Les structures logiques de la pensée sont, de droit, applicables à l'être, car l'ordre de la pensée est le même que l'ordre de l'être. La diversité des choses, leurs changements, ne sont que des apparences trompeuses. C'est à ce prix que le problème est résolu chez Parménide.
Mais pour revenir à des exemples que Kant lui-même a mentionnés, nous trouvons, dans la philosophie de l'école, la doctrine scotiste des transcendantaux, c'est-à-dire des concepts tout généraux, tels que unum, verum, bonum, lesquels, tout en appartenant à la pensée pure, s'appliquent légi­timement à toute chose. Kant fait la critique de cette application dogmatique de la pensée aux objets au paragraphe 12 de la Critique de la raison pure.
Pour Descartes, la radicale hétérogénéité (distinction réelle) de la subs­tance pensante et de la substance étendue oblige à poser le problème de leur rapport et à expliquer la possibilité de celui-ci. Il se pourrait bien que les idées des choses matérielles fussent vides et qu'il n'y eût point d'objets auxquels elles puissent se rapporter. Il faut donc démontrer l'existence des choses étendues, ce que Descartes fait dans la sixième Méditation :
(...)


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